Un samedi soir sur la terre

Dans la vie des fois il vous arrive des trucs marrant, que quand vous les vivez vous êtes mort de rire. Je viens d’en vivre un à l’instant.
J’ai passé ma soirée au resto avec mes collègues et après je suis allée chez un ami qui habite pas très loin de chez moi (Fab… merci pour ce moment inhabituel, même si t’étais pas là). En rentrant, à 2 heures et demie du mat, un peu pompette, au bout de ma rue je vois un mec allongée par terre, au milieu de la route (genre les bagnoles qui passaient à côté de lui montaient sur le trottoir pour pas avoir à s’arréter) complètement hébété. Ma mauvaise conscience me dit « T’as rien vu rentre chez toi » alors que ma bonne me joue les Mères Thérésa pour aider ce pauvre mec. Alors j’aide ce pauvre mec, enfin j’essaie parce que le mec bourré se laisse pas facilement faire. Alors j’essaie de prendre des infos, son âge, s’il sait ou il est, s’il sait s’orienter et surtout ce qu’il a bu. Alors il a l’âge qu’on a quand on a son age, connasse (ouiii), il sait pas où il est, il sait pas où il va et surtout il n’a rien bu. Ce qui l’a mis dans cet état c’est un… Spoutnik. Voilà voilà… Bon allez je vais appeller quelqu’un moi.

Alors je décide d’appeller… heu… merde qui on appelle pour ça ? N’en ayant aucune idée, je fais un numéro au pif (genre le 17) et on verra bien. Voilà ce que ça donne :

  • -mmmnieunieu bonjour
    -… pardon ?
    -police nationnale bonjour
    -(merde les keufs) bonsoir…  » blablabla je lui explique le topo et le mec me répond :
    - Ha mais s’il a pris un Spoutnik c’est normal madame
    -… ha…
    -Ben oui y ‘en avait partout aujourd’hui faut sortir ma p’tite dame (un gros blanc, et surtout un grand vide dans ma tête… mais de quoi il parle ce con) non j’déconne, ramenez le chez lui, Vénus, 3 ème planète à gauche (Ouais ok humour… Comment vas-tu… yaux de poêle hahaha), bon sérieux vous êtes où ?
  • Après cette franche rigolade (bon 2 heures et demi du matin , ça va je pardonne) il me dit qu’il arrive blablabla. Au bout de 20 minutes, mon vieux est toujours par terre et les flics sont toujours pas là. En même temps se déplacer pour une poche à gnole hein… un samedi soir ça fait chier, je comprends.
    Je décide donc d’appeller les pompiers. Et je tombe sur un gars super sympa à qui j’explique mon problème, qui se fout un peu de ma gueule parce qu’il est trois heures du matin et que j’ai bu, je suis fatiguée je veux rentrer chez moi et pas faire la nounou d’un poivrot. Il me dit qu’il faut que j’appelle la police et comprends pas quand je lui dis que c’est déjà fait (je lui ai demandé s’il avait bu lui aussi, ça l’a pas fait rire, sont stricts chez les pompiers !), tout ça pour que finalement je lui dise de laisser tomber que le mec partait en zigzaguant en me traitant de pouffiasse et que j’allais pas non plus lui courrir après et qu’à un moment donné ça serait bien si je pouvais inclure l’option rentrer chez moi.
    En toute logique ça s’arrète là, oui madame au revoir madame merci monsieur au revoir monsieur mais non. Le pompier il était super cool, pas pressé de raccrocher son téléphone et comme quand je suis un peu raide faut pas gratter longtemps pour que j’ai des trucs à dire, et ben vasy blablabla « ha bon vous faites quoi dans la vie, houla je pourrais pas faire ça, ben oui mais caissière franchement c’est pire, ha moi je voudrais pas faire flic, c’est difficile comme boulot vous savez et mon beau frère patati patata », moi morte de rire bien sur parce que c’est pas trop le genre de conversation que tu t’attends à faire avec un pompier et hop en douceur jusque devant ma porte !

    Voyez c’est cool, les pompiers même quand ils sont pas là ils vous raccompagnent jusque chez vous.

    Un commentaire pour “Un samedi soir sur la terre”

    1. jojo dit :

      excellent, pour une fois tu te plains pas c’est chouette :)

    Laisser un commentaire

    Security Code: