La boite de nuit

Comme je suis au chom et que j’ai absolument rien à foutre de mes journées, j’ai décidé de reprendre mes études sociologiques (fort pertinentes cela va sans dire). Et j’ai décidé d’attaquer par les boite de nuit. Enfin les boites de nuit… la boite de nuit la plus pourrie de grinobeul pour être précise et la précision compte dans un étude sociologique valable.

Comme dit précédemment, on ne finit pas dans une boite de nuit pour rien. C’est pas en marchant dans le froid et le vent et la pluie de novembre en septembre qu’on se dit « tient ! ben dis donc, on zone et regarde un peu où on est… devant une boite de nuit ! Et si on rentrait, juste pour voir ». Non ça ne marche pas comme ça. C’est érotique une boite de nuit, c’est une question de désir, il faut que ça monte. Il faut pas se dire « tient on se fait chier comme des rats et si on allait en boite », il faut plus en pouvoir, il faut que ça explose, que la chaleur monte au fond de toi, et là, tel l’orgasme qui te bouffe la tête , ça te prend au dépourvu « PUTAIN ON EST BOURRÉE ON PEUT Y ALLER !!!! ».
Car tout se joue là. Pour avoir envie d’aller en boite, faut être rondes comme des queues de pelle.

Donc pour ma première depuis belle lurette (j’aime les expressions vintage, depuis belle lurette… c’est joli. J’aimerai bien coller autant que faire se peut, c’est vintage et classe, mais chuis pas sure d’y arriver), bref bref bref on s’en fout pour ma re-première, c’est ma coupine Claire qui s’y est collée. Et un soir, raide bourrée, on s’est pointée devant la sus-citée boite de nuit. Alors l’arrivée aussi doit être préparée. Parce qu’autant hurler comme des charognes tout le trajet et faire chier le pékin sous sa fenêtre en gueulant c’est une chose mais, à l’approche de la dite boite, autant que faire se peut (yeahh !), faut faire style « tout va bien, non, je ne vais pas dégueuler sur les pompes du videur ». Parce qu’il est une réalité quand on a passé la trentaine… n’ayant plus le cul aussi ferme qu’il y a 10 ans, ben l’entrée en boite c’est comme les antibiotiques, pas automatique.
Il faut de ce fait arriver droite, digne, et éviter les relents des 4 bouteilles de planteur que tu viens de t’envoyer.

Une fois rentrée, je me suis dit bon c’est cool on va pouvoir vraiment attaquer l’étude sociologique : kikicé qui vient en boite et pourquoi. Bon, pour cette première ça a été un échec quasi total. En fait, à peine arrivée on a commandé un verre, et ma Claire, elle pompe 2 goulées et elle plante son verre sur le comptoir pour aller danser. Donc je la rejoins et entre deux « you aaaaaare my danciiiing queeeeeeeeeen ! Youuuuuung and sweeeeeeeeet » juis fait dis donc chérie, ça te gène pas de laisser ton verre comme ça sans surveillance ? Et elle me regarde, innocente (c’est ça le pire… innocente) et me dis ben non pourquoi. Donc là j’ai décuvé d’un coup (meeeerde… en fait ce soir chuis chaperon) et je lui ai expliqué que oui, en général les gens sont gentils et tout mais des fois au milieu tu trouves un moins sympa, et j’ai pas envie de me réveiller dans 12 heures, à poil dans une poubelle avec un énorme trou noir parce qu’un con aura mis du ghb dans mon verre.
Malgré tout, j’ai pu un peu observer la faune locale. Alors arrêtons nous quelques secondes sur « le désespéré ». C’est le type qui est là à l’ouverture, qui te colle dès que tu le regardes. Alors qu’il faut être réaliste, tu le regardes parce qu’il est en plein milieu ce con et qu’il t’empêche de passer. Donc quand tu te retrouves avec sa main sur ta hanche, t’as envie de vomir, et c’est normal ça n’a rien à voir avec l’alcool, c’est juste que trop de misère sexuelle tue la misère sexuelle. Ca veut rien dire mais c’est pas bien grave.

Après ça, Claire et sa candeur m’ont aidée à faire émerger un autre profil typique de la boite de nuit. Elle vient me voir, parfaitement scan-da-li-sée. Un boutonneux de 17 ans avait essayé de lui rouler une pelle. Alors c’est normal, quand on rifougne pendant 20 minutes à des blagues pas drôles, oui, il va essayer de te niquer. « Mais je pourrai presque être sa mère !!!!!! ». Raison de plus Claire… quand on a un compteur bloqué à 3 gonzesses parce qu’on s’y est mis y a moins d’un an, et qu’en plus, les trois elles ont mis les dents, oui, le « boutonneux en plein éveil » va essayer de se taper une vieille…

Je pense que le profil le plus atypique que j’ai rencontré ce soir là, c’est le « désespéré de fin de soirée ». Vers 5h et demi du mat, on voit débarquer un type. Le genre de mec tu le regardes 2 secondes et tu sais déjà que si par un malheur totalement injuste et inexpliqué, tu devais te retrouver seule sur terre avec lui, tu ferais le deuil de ton espèce. Et là le mec nous regarde, et nous dit « j’prends la blonde ».
Alors… comment dire… je vous laisse imaginer la taille du blanc qui s’est ensuivi. Que dire que dire que dire. Que faire que faire que faire. Ben écoute mon gars j’crois surtout que tu vas prendre ta main et un kleenex hein.

Donc quand on a décidé de retourner en boite, ce coup ci j’ai prévu le coup. On y va à 15, et pas que des meufs, j’veux qu’il y ait de la bite, ce sont les plus efficaces des chaperons. Alors j’y ai retrouvé les mêmes profils que précédemment, avec quelques variantes, genre « le désespéré v2.0″. Le type bruyant, qui danse beaucoup, avec toutes les meufs, et qui veut juste lever la première qui dira oui en fait. Alors celui là il était chiant, surtout parce que je me suis occupée de lui quand je bossais avec des jeunes majeurs… En fait lui il était marrant parce qu’il avait tous les profils : « je vais te faire kiffer les blacks », « désespéré de fin de soirée version 2.1″, « je suis un gamin mais t’inquiète je connais les femmes ». Et pour parfaire le personnage, il avait des chaussures pointues, et sa chemise dans son pantalon. J’ai vraiment été une mauvaise éduc avec lui, encore une situation de ratée dis donc, juis ai rien appris à celui là.

Enfin last but not least, j’ai découvert un profil inconnu. Très plaisant cependant. C’est le « chuis plutôt pas mal j’en ai levée une », qui, comme son nom l’indique, est plutôt pas mal, et est sur un fauteuil en train de se galocher avec une poule. Et il est marrant parce qu’il sait qu’il va passer une boooonne fin de soirée, et quand il est debout… il peut pas le cacher !

Je viens de réaliser que j’avais pas de chutes. Ben tant pis, pas de chute. C’est comme ça. La vie c’est toujours un peu de la merde quand même.

7 commentaires pour “La boite de nuit”

  1. piero dit :

    ça fait belle lurette que j’avais pas lu un post aussi drôle, moi.

  2. Mellie dit :

    Oh pinaise les boites de nuit, t’as pas parlé du mec qui se regarde danser, il est seul dans son monde il est le dieu de la piste. Enfin il en est sûr quoi.

    Et à part ça, la musique « de jeunes » c’est comment en ce moment ?

  3. rachel dit :

    rappelle moi de ressortir ce poste dans 10 ans (en etant optimiste) pour le faire lire a Emma…

  4. GrosCon dit :

    Haha, ca faisait longtemps que j’étais pas passé par ici et tu écris toujours pas trop mal pour une pupute.
    En tout cas je me suis bien marré !
    A quand le prochain :p

    T’as une bise de Krak et de Laurie :p

  5. Dim dit :

    « SOS chute bonjour »

    http://www.youtube.com/watch?v=Kqsf49GDHi4

    @u plaisir de rendre service ^^

    Dim.

  6. mathieu dit :

    Aller, je me lance le premier alors:
    Bonne Annee,…
    Bientot 4 mois sans post (et aux chomage en plus), ca frise soit la depression, soit la relation,…

    Bises

  7. Sed dit :

    ou pire… Y a pas eu genre des émeutes chais pas quand à Grenoble ?
    Dim, t’es morte ? Réponds. (Trop l’impossibilité logique, mais ici c’est l’Internet t’as vu, tout est possible.)

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