La revue (presque) littéraire de l’été

Ouais de l’été, j’en profite il est bientôt fini.

Cet été j’ai (presque) lu. Beaucoup (presque) lu. Et si je dis beaucoup (presque), c’est parce que globalement, on était quand même plus proche de Dan Brown que d’Umberto Eco hein. Cet été, j’ai décidé que adieu finesse, bons mots, histoires cohérentes, réflexion, oui adieu à vous, cet été, j’ai lu de la merde. Et pas forcément de la merde récente…

Alors j’ai commencé par un Harlan Coben, « Sans un Mot ». Si je classe Coben dans la catégorie merde, c’est parce que Coben il a ce petit syndrome amnésique qui fait que dès que j’ai fini de lire un de ses bouquins, je fais « houaaaaa trop bien j’aurai jamais trouvé le tueur dis donc », je le ferme et schlllllllll j’oublie tout. Je me rappelle de rien, celui ci ne déroge pas à la règle. Ou presque, je me rappelle qu’un gamin disparait, que ses parents y font ho mon dieu notre fils a disparu et qu’à la fin tu fais houaaaa trop bien j’aurai jamais trouvé le tueur… Bon ok, je caricature. C’est efficace, c’est bien ficelé, parfait pour pas se prendre la tête. Toujours est-il qu’à la fin j’ai fait houaaa j’aurai jamais deviné mais que je ne me rappelle absolument pas de qui est le méchant… bref…

Ensuite j’ai tapé dans le Grangé. Alors j’aurai bien aimé avoir Grangé pour le taper mais c’est pas grave. Donc « Miserere » est un livre de JC Grangé, réalisé par Mathieu Kassovitz avec Jean Réno dans le rôle du vieux flic usé mais qu’en veut encore putain il en veut encore !! Oui… avec Jean Réno dans le rôle principal. Parce qu’il faut arrêter d’halluciner, ce bouquin a été écrit pour réno. Ce putain de personnage c’est un mélange de réno dans nikitta, de réno dans léon, de réno dans les rivières pourpres. Va falloir arrêter avec réno là, on va frôler l’overdose. Mis à part ça, à la fin on fait houaaaa j’aurai jamais trouvé le tueur dis donc…

Après j’ai décidé de faire une pause polars, parce que trop de houaaaa j’aurai jamais trouvé le tueur risque de finir par pfffff forcément j’aurai jamais trouvé que le tueur c’était lui… Donc j’ai pris « Les Piliers de la Terre » de Ken Follet. Alors faut passer un premier cap psychologique qui est « putain… 1200 pages… allez ! ouais ! courage ! vasy ! tu peux le faire la force est en toi ! ». Passé ce cap j’avoue je me suis régalée. Bon l’histoire est à chier hein, 2 méchants très méchants et 2 gentils très gentils pffff voilà voilà quoi… Mais ce que j’ai adoré, c’est que ça se passe en 1200 chais plus combien, et que tout le contexte historique est vrai. Les chevaliers, les comtes, les paysouses, aller guerroyer, la noblesse, les gueux, la société de l’époque « ha ouais putain c’est vrai à l’époque la terre était plate… ». J’ai bien aimé ce petit effort que ça demande de toujours se remettre dans le contexte. Genre y a un des personnages c’est une meuf trop belle tous les mecs veulent se la faire ils la trouvent tous trop belle dans sa petite robe avec ses sandales tressées. Alors moi je m’imagine genre la meuf trop bonne, avec son beau sourire, sa petite peau de pêche. Bonne quoi. Et puis à un moment donné la remise dans le réel en 2 lignes quand Follet rappelle qu’à l’époque c’était 2 bains par an… Ha ouais… Adieu beau sourire et peau de pêche en fait… Bonjour chicots pourris et odeurs… naturelles… Bon bref ça se lit bien, même si pour l’histoire on est pas vraiment tenu par le contenu (ho mon dieu… le gentil très gentil va t’il réussir à construire sa cathédrale… le méchant très méchant sera t’il puni pour ses péchés ? Que de mystères… chiants.). Mais bon en lecture de plage ça le fait trop bien.

A la suite de ça, j’ai fait une faute. J’ai voulu lire la suite. « Un Monde sans Fin », tout un programme, mais une erreur dans le titre toutefois. C’est pas un monde sans fin c’est un livre sans fin. Non parce que se faner 1200 pages pour savoir si le gentil très gentil il va construire sa putain de cathédrale et épouser sa gueuze c’est une chose. S’en faner 1300 de plus pour exactement la même histoire 200 ans plus tard c’est too much. Hein Ken ! C’est too much !!! Les méchants sont toujours très méchants, et en plus, trop pratique ce sont les descendants des premiers méchants comme ça hop c’est fait. Les gentils sont toujours très gentils et attendent toujours de construire un truc et de se marier. Non vraiment là…
Alors je sais ce que vous vous dites. Vous vous dites mais elle est conne ou quoi ? Pourquoi elle l’a lu jusqu’à la fin si vraiment c’est trop de la merde ? Et bien je vous dirai parce que. C’est comme ça. La terre est plate c’est comme ça. Eric Woerth est toujours ministre c’est comme ça. Je lis de la merde jusqu’au bout c’est comme ça. En plus derrière je peux en profiter pour râler (ha dis donc je viens de me taper un monde sans fin de follet c’est trop de la merde dis donc). Tout bénef.

Ensuite j’ai quand même continué dans le moyen age. Mais avec un auteur que je connais déjà, Peter Tremayne et et sa série des Fidelma. Alors ça se passe en Irlande entre 660 et 680 et si l’histoire est toujours pareille (un meurtre, une nonne magistrate, une enquête et hop un meurtrier mis hors d’état de nuire), au moins tremayne il en fait pas 1200 pages, et puis l’irlande en 660 ça change de l’obscurantisme en 1200 quand même hein. Déjà la religion c’est funky. T’es nonne ou moine, tu peux bosser, tu peux te marier, tu peux divorcer steplait. Etre une femme à cette époque là c’est méga funky aussi. Faut être réaliste, à l’époque les femmes avaient vachement plus de droits que les femmes aujourd’hui… Ca fait rêver… Berf à petites doses tremayne j’aime bien. Et j’ai fait ma petite dose pendant les vacances j’ai bien aimé.

En ce moment je me fane un bouquin écrit par deux journalistes, « la Révélation des Templiers », avec en toile fond, vous devinerez jamais, une enquête sur le secret des templiers (c’est pas vraiii tu décoooones). Franchement, j’ai l’impression de lire une thèse super mal écrite. Putain comme c’est lourd à lire… Déjà je suis pas vraiment coutumière des templiers, des rosicruciens et des franc-macques mais alors avec un bouquin ou ça part comme si t’étais censé être le dernier des érudits c’est compliqué. Ca devient pire quand tu te rends compte qu’en fait non, ça s’adresse même à une guenille dans mon genre. C’est pire parce que les explications elles arrivent toujours trop tard, genre ils font un chapitre complet sur les rosicruciens, et ils t’expliquent qui c’est 3 chapitres plus loin. C’est blindé de « nous verrons plus loin que… » (ouaiiis… sauf que moi j’aurai bien aimé savoir maintenant quoi, parce que je comprends rien), et de « comme nous l’avons vu précédemment… » (ha bon ?). Et chaque chapitre se finit une petite question bien mystique genre « cela signifie t’il que l’église ment ? », « partant de nos découvertes pouvons nous affirmer que marie madeleine n’était pas une pute ? » (tu décoooones…). Donc là pffffff quoi.

Maiiiis telle ma période « je mate que des films de merde et je t’emmerde », ma période « je lis de la bouse et si t’es pas content c’est pareil » s’achève. En effet, j’ai craqué. Dès que je sais ce que c’est ce putain de secret des templiers de merde là je cède à ma dernière tentation. Je fais ma bobo, je me suis précipitée sur le dernier houellebeck…

Chuis au chômage, ça se voit non ?

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