Le boulet II

Normalement à la base, je voulais faire un post sur l’anpe, enfin pole emploi… Et puis j’y suis pas arrivée. Ca sort pas. C’est tellement des glands que c’en est affligeant.

Et puis je me suis dit non, en fait, je vais leur parler du remplacement que je viens de faire à la Fabrique des Assistés, et puis finalement non parce que comme j’ai rien de bien à dire sur ce service de merde (à part le baratin traditionnel de l’éduc « ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii quel beau projeeeeeeeeeeeeeeet avec des éducateurs engagééééééééééééééééés magnifiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique » forcément suivi d’un tout petit « toutefois… comment dire… tout est à revoir les gars vous faites de la merde »). Bon bref trop polémique là pour le coup je peux pas prendre le risque une seule seconde qu’on me reconnaisse sinon je suis grillée dans le secteur. Déjà que… hein…
Bon bref.

Je me disais donc que ça fait longtemps que j’ai pas posté, qu’est ce que je pourrai bien leur dire à ces cons. Oui je parle de vous oui… Mais j’aime bien ! Et donc à ce moment intense de réflexion mon téléphone a sonné, et d’un coup c’était clair comme de l’eau de roche. Je vais vous parler de mon boulet (et de mon éternelle lâcheté).

Alors les plus anciens (par là je veux dire moi…) se diront « tient, mais elle nous en a pas déjà parlé une fois de son boulet là le mec qui était venu chez elle de chambéry parce qu’elle avait eu pitié et que le type il voulait plus partir et sa passion c’était le télécran, la pire des passions du monde ». Oui je vous en ai déjà parlé de celui là, mais je me rappelle plus quand. Sinon j’aurai mis un lien. Pensez donc.
Mais là non, c’est un autre boulet.

Attention, flashback. Quand j’ai commencé dans le métier, je bossais dans une équipe très sympathique bonne ambiance. Et dans cet équipe il y avait Boulet, avec qui je m’entendais bien. Et Boulet s’est fait virer à cause d’une connasse, bref les joies du travail quoi. J’appelle donc Boulet pour lui faire part de ma compassion, je vais boire le café chez lui une fois et puis il retrouve du taf la vie continue.
Et là Boulet a commencé à m’appeler. Souvent. Plusieurs fois par semaine. Pour me dire combien ha décidément qu’est ce que je suis sympa comme meuf. Et qu’est ce qu’il aimerait bien qu’on se revoit. Et blablabla…

Ensuite il y a eu une accalmie d’une paire d’années. Et puis Boulet m’a rappelée. Alors j’ai décroché hein 2 ans je me suis dit c’est bon il est passé à autre chose et puis malgré tout il était sympa ce gars. Et du coup forcément c’était reparti. Je pense qu’il n’a pas compris le concept de « relation simple ». Et puis c’est reparti crescendo. Genre il m’appelait 2 fois par semaine et je décrochais… hooo… 2 fois par an. Pour prendre des nouvelles. Et au printemps dernier j’ai fait la bourde ultime j’ai eu une discussion téléphonique un peu plus longue avec lui, et j’ai pris l’adresse de sa boite parce éventuellement dans sa boite ils recrutaient pour septembre. Il en a profité pour me glisser l’air de rien, comme ça hop, au fait je crois que je suis amoureux de toi. Mais bien sur… Ca fait que, allez, 4 ans qu’on s’est pas vu. C’est vrai on change pas du tout en 4 ans. J’ai pas bougé d’un poil en 4 ans ! Je me faisais d’ailleurs la réflexion pas plus tard qu’avant hier, je n’ai pas bougé d’un poil en 4 ans, j’ai juste perdu 2 bonnets de soutien gorge, mais ceci est un autre problème.
Je le soupçonne parfois de prendre des drogues dures, mais je sais que non.

Et je n’ai rien trouvé à répondre à sa demande, sauf « tu sais boulet, j’ai changé en 4 ans ». J’ai pas eu le courage de lui dire ce que je pensais vraiment « CAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAASSEUUUUUUUUUUUUUH TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !! ». Mais je vous rassure bande de moralisateurs sagouins, tout ceux qui disent « mais elle est conne celle là », parce que je le paye.
Donc ça y est de 2 appels par semaine on est passé à 15 fois par jour, les mercredis samedis et dimanches (quand il bosse pas), avec un message tous les 15 jours « salut did c’est boulet… ben j’aimerai bien avoir des nouvelles, qu’on se revoit… ben tu peux m’appeler je suis chez moi ».
J’ai vainement tenté de croire que ne pas répondre ferait en sorte qu’il finirait par comprendre mais non ça ça marche jamais. J’ai même tenté la méga feinte s’il vous plait, celle là j’en suis particulièrement fière tellement elle est lâche et vile, j’ai fait répondre mon père !!!! Et là franchement j’ai cru marquer un point. J’ai cru que la grosse voix au téléphone il pigerait. Ben non ! Il lui a raccroché à la gueule et ça l’a pas empêché de rappeler 2 jours après ! Et donc je suis là j’écris, je regarde mon téléphone sonner, je vois écrit boulet dessus et je me demande juste si j’aurai le courage de décrocher pour l’envoyer péter un jour…

Je note toutefois 2 trucs positifs dans l’histoire. Je suis d’une part contente d’avoir eu cette idée de génie de ne pas lui filer mon numéro de portable (oui… il s’acharne sur le fixe…) et je suis surtout TRES contente que ce type n’ait jamais allumé un ordi de sa vie et qu’il ne sache pas se servir du net (si, ça existe) parce qu’il aurait déjà mon adresse. Dieu existe.

La vie c’est de la merde. Mais le pire, c’est que là, franchement, c’est parce que je le veux bien. Un jour j’y arriverai, promis…

Un commentaire pour “Le boulet II”

  1. mellie dit :

    Je ne vois que 3 solutions :

    - Engager un tueur à gage, peut-être un peu radical,
    - Déménager sur Pluton, mais ça fait loin pour les apéros entre potes
    - Changer de numéro de téléphone, mais faut le redonner à tout le monde et ne pas le mettre sur l’annuaire.

    Courage il se lassera bien d’ici un siècle ou deux… ou pas :D

Laisser un commentaire

Security Code: