la stagiaire

Alors ça fait un moment que j’ai pas posté, mais j’étais en vacances chez mes parents. On s’en fout connasse me direz vous, je sais bien, mais je le dis quand même, j’étais chez mes parents, et comme j’ai perdu mon mot de passe de wordpress… je peux poster que de chez moi c’est génial.

En ce moment je suis entre deux stages. Haaa stagiaire. Quel bonheur.
Moi je connaissais que les stages en lien avec mes études (dans mon autre vie d’avant) plutôt orientés recherche ou en gros t’arrives tu fais « salut did stagiaire » et on te répond « salut alors tu vas faire ça ça ça et ça. Bon ben à dans 4 mois ! ».
Là non, c’est le sociaaaaal. Le premier truc que j’ai entendu en arrivant ça a été qu’ils adoraient les stagiaires, qu’ils avaient besoin des stagiaires c’était super important PARCE QUE le stagiaire permet la remise en question si importante dans ce métier (blablablaaaa). Et presque tous dans ma promo, ça a été ça.

Alors là c’est la première étape du stagiaire. Un peu flippé, l’inconnu, l’épée de damocles au dessus de la tête (le bilan de stage), l’envie d’etre aimé (sisi) et puis tout le reste quoi (merde putain là faut vraiment que je bosse en fait… mais… mais c’est super dur en fait de bosser !!!). Donc le stagiaire entend ça tel le messie entend le message divin, libéré, se sentant exister, pret à remettre tout le monde en question par ses questions pertinentes (dites, ouinouine elle vient de me dire que son père lui foutait sur la gueule je fais quoi ?) ou pas (y en a déjà un qui a essayé de tuer quelqu’un ? ouais lui là bas. Ha cool !).

Ensuite le stagiaire se sent plus à l’aise, alors il commence vraiment à voir comment ça se passe, les dysfonctionnements de l’équipe toussa, les trucs ou ça bloque. Et il est toujours sur son truc de « remettre l’équipe en question, poser de la réflexion, porter l’intellectualité de la formation » et c’est connement ce qu’il fait.
Erreur.

En fait une équipe ne reçoit pas les stagiaires tant pour se remettre en question, mais beaucoup pour se flatter l’égo. Et l’égo d’un éduc, je vous jure, il est gros comme ma bite (parce que si j’en avais une, elle serait énorme). Et faut faire avec. Avec plusieurs personnes sur mon lieu de stage j’avais l’impression qu’ils adoraient quand je posais des questions, parce qu’ils passaiiiiiient des heures à me parler du boulot, mais aucun retour n’était autorisé. Moi j’avais pas le droit de dire « ha bon je le voyais pas comme ça » parce que j’avais droit soit à « attends tu bosses que depuis octobre tu peux pas comprendre ça » ou à « attends tu bosses depuis octobre et t’as toujours pas compris », ça dépendait des jours.
J’avais droit aussi à la bonne parole de l’éduc : « mais tu sais did, nous notre boulot, c’est d’être là pour eux, d’être à l’écoute, de les respect… oui ouinouin une seconde je discute avec la stagiaire… donc je disais l’écoute la présence la contenance la… PUTAIN MAIS OUINOUIN TA GUEULE JE DISCUTE ET SORS DU BUREAU MERDE ! ».
Mouahahaha…

Enfin bref. Les éducs qui faisaient ça avec moi c’était des éducs ça fait 20 ans qu’ils sont encroutés sur leur poste… Les gars ils ont jamais bougé…

Raaaaah ! Si je bouge pas une fois diplomée y a de grandes chances pour que je finisse pareil… Nooooooooon Monde de merde je bougerai c’est promis !!!

Ha vi et encore un post immense et chiant, mais vous vous en foutez de toute façon vous lisez pas jusqu’au bout. Du coup vous êtes content je suis contente c’est génial. (oui ça va hein il est tard et je suis fatiguée et non ça n’est pas une excuse facile).

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