Archive pour juillet 2011

10 jours de concerts

Dimanche 31 juillet 2011

Juillet s’achève et la période des concerts avec. En effet, aout va attaquer, et sur grinobeul, c’est la période des buissons qui passent sur la route, des magasins fermés avec une petite pancarte « réouverture prévue le 22 aout, bonnes vacances », ce à quoi je réponds TA GUEULE ! Mais au mois de juillet y a quand même moyen de bien profiter.

Alors en fait ça fait pas 10 jours que je m’y suis mise hein, j’ai commencé début juillet avec la soirée Silence On Danse à côté de chez moi. Le principe : une boite de nuit à ciel ouvert avec des casques. Comme ça quand tu veux danser tu mets ton casque, et quand tu veux papoter t’enlèves ton casque et là c’est magique, y a plus un bruit et tu peux papoter tranquillou en buvant ta bière avec des gens qui dansent mais t’entends pas de musique… chelou… Alors y a rien d’extraordinaire hein, mais c’est juste super marrant de papoter et d’entendre les gens hurler et se mettre à pogoter dans tous les sens et de vite remettre ton casque parce que « ILS ECOUTENT QUOI ILS ECOUTENT QUOI ILS ECOUTENT QUOI ???? »… et d’aller pogoter avec eux…
Bref…
Soirée 1 validée.

Ensuite avec Blondie et Soeurot, on s’est fait un petit festival dans le sud ardèche. Ca s’appelle La Pleine Lune, c’est dans un bled paumé, fermé pour l’occase, t’es au milieu de rien, dans un cadre juste magnifique, 2800 places grand max, c’était vraiment super sympa. Alors je vais pas m’attarder sur l’affiche hein, I AM ils connaissent leur métier, Chinese Man c’est orgasmique, les Ogres je peux plus chuis désolée, moi quand j’entends ouais salut à toi pakistanais salut à toi le népalais j’ai envie de m’immoler en signe de protestation, les autres groupes c’était sympa mais je me rappelle pas les noms. Non, je vais m’attarder sur la nana qui avait pas de bras. Parce que forcément ça attire un peu l’oeil et ça questionne quoi. La pauvre et tout putain elle a pas de bras… Non j’déconne, j’arrive toujours pas à faire dans la compassion du coup ma première question c’était tu crois qu’elle compense en étant une super suceuse ? Après concertation on s’est dit que oui, surement. Et puis bon bref on part vivre notre vie et boire de la bière (ça fait un mois que je bois de la bière j’ai des putain d’abdos kro…).
Et à un moment, Blondie veut aller évacuer sa bière et devant la foule des toilettes tradis on lui dit ben t’as qu’à aller aux chiottes handicapés y a personne. Et avec Soeurot en attendant Blondie on commence à se taper un gros délire genre si la nana qui a pas de bras elle voyait une meuf valide sortir des chiottes handicapés elle aurait de quoi gueuler. Donc on s’est fait toute la panoplie absolument immonde de réponses à apporter, genre ha ben oui mais pas de bras pas de caca. Ou encore écoute t’as pas de bras tu peux même pas ouvrir la porte !!! Ou encore t’as pas de bras, tu peux pas t’essuyer !!! Bref on était en train de pleurer de rire devant nos propres conneries quand je vois Soeurot qui penche un peu la tête pour voir derrière moi, blêmit dans un hoquet de rire, se tourne et pleure de rire encore plus. Donc là j’me dis noooooooon quand même pas. Ca serait pas de bol quand même. Hé ben si… Elle était derrière moi. Donc là j’ai fait ma grosse connasse, j’ai pas assumé une seule seconde. Le pire, c’est que quand on a rejoint nos potes dans la fosse et qu’on leur a raconté, ils étaient tous scandalisés, mais morts de rire. Bande de faux derches va…
Soirées 2 3 validées.

Et là cette semaine c’était Cabaret Frappé à grinobeul. Bon là aussi des concerts sympa, des trucs à chier, de la bière (j’ai du bide putain J’AI DU BIDE !!!!) et un final électro sur le site de la bastille (eh oué, c’est peut être grinobeul mais nous aussi on a notre bastille) où on décide d’aller à pied. Donc paye tes 40 minutes de grimpette, dans le noir, à gueuler (j’en ai maaaaarre, c’est encore loin, putain de racines de pierres HAAAAAAAA UN RAT !!), que du bonheur pour mes potes quoi. Et arrivée en haut, dégoulinante de sueur, c’était juste n’importe quoi. T’arrives par la grande porte, t’as 3 barrières et 15 vigiles qui t’empêchent de rentrer parce que « priorité à ceux qui prennent le téléphérique »… mais vous pouvez pas prévenir en bas bande de connards… Alors qu’il suffit de faire le tour, passer par les escaliers et là t’as personne tu rentres niquel. Organisation im-pec…
Et on a décidé d’aller se poser au dessus de la scène, à mater les gens danser et… je vous le donne en mille… boire de la bière (noooon tu décooooones…). Et à un moment les djs ont décidé d’envoyer du bois et ça a commencé à pogoter. Et comme l’organisation était aussi bien sur le site qu’autour, y avait que 2 pov barrières devant les djs qui sont tout de suite tombées. Et le plus hallucinant, c’est que la sécurité est tout de suite arrivée pour remonter les barrières et moisir la gueule des 10 mecs devant. Et j’avais trop envie d’aller les voir pour leur dire « mais gars… ça sert à rien de leur gueuler dessus, c’est pas les 4 pélots devant le problème, ce sont les 200 qui sont derrière… ».
Bref ça nous a quand même bien fait rigoler. Surtout la descente raides bourrés dans le noir à rien voir, et le truc trop génial tout en bas, quand t’arrives et que tu fais putaiiiiin plus jamais. Ou en tout cas pas avant la semaine prochaine. Re bref quand t’arrives tout en bas, dans la rue, éclairée, que t’as du bitume et tout, et que le type à côté de toi (que tu connais pas hein) s’est tapé la même descente, en a chié autant que toi se vautre parce qu’il a trébuché sur le trottoir.
Rien que pour ça, soirée 4 5 6 7 8 9 10 validées.

Et franchement, il va bien me falloir ça pour tenir le mois d’aout avec le fantôme de mon con de boss… J’ai jamais été autant pressée de retourner bosser avec des merdeux. Monde de merde va.

Ma vie Mon Œuvre

Vendredi 29 juillet 2011

Je vous ai déjà parlé de ma copine Blondie. Blondie ça fait 10 ans qu’elle est dans ma vie, c’est ma pote. C’est elle qui rassure les gens que je rencontre quand je sors LA phrase à ne pas sortir, celle qui va faire que toute la tablée va se taire en me regardant genre « c’est qui cette tarée avec ses t-shirts roses et ses têtes de mort » en disant « oui non alors en fait c’est did, je vous avais pas prévenu, ne vous inquiétez pas c’est normal ». Sans Blondie c’est facile, je n’aurai probablement pas de vie sociale.

Et avec Blondie, comme toute bonne trentenaire névrosée que nous sommes, on se fait des rencards adopte. Et le principe du rencard adopte c’est quand même la surprise, passer du virtuel au réel, d’une photo à quelqu’un en vrai, de trois lignes de discussion à un vrai discours, ben des fois c’est bien, pis des fois t’as juste envie de te jeter dans l’isère. Et le pire, c’est que comme on est des vraies gonzesses, on se fait notre rencard, et tout de suite après, on s’appelle pour se le raconter. Donc moi c’est facile, la dernière fois ça a donné :
-Allo did ? Alors ???
-Ben écoute, c’est juste le plus beau mec que j’ai jamais vu, je me suis bavée dessus. Après il a ouvert la bouche, et là j’ai eu envie de me suicider.

Toutefois, d’expériences intéressantes en expériences qu’on pourrait qualifier de « pffff putain j’aurai du rester chez moi chuis sure que sur tf1 y a un truc mieux que ce que j’entends là », Blondie a eu le privilège d’avoir le pire rencard du monde. Le cauchemar de toute adopteuse qui se respecte. A un tel point que quand mon téléphone a sonné et que j’ai décroché, Blondie s’est même pas formalisée avec un bonjour ou un merde, j’ai direct eu droit à « HAAAAAAAAAAAA DIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIID HAAAAAAAAAA !!!! Je viens d’avoir le pire du pire du pire, j’aurai voulu que tu sois là ! C’est horrible ! Ca a duré 30 minutes, mais en fait, j’étais bloquée dans une faille spatio temporelle, j’avais l’impression que ça faisait 30 heures que j’y étais, je veux juste me mettre sous ma couette en position fœtale et oublier ».
Devant un tel traumatisme, j’ai proposé à ma Blondie de mettre ses aventures par écrit afin de les publier ici même. Ca enlèvera pas les 10 ans de thérapie que ce trauma va lui couter mais ça permet au moins de relativiser nos rencards tout pourris.

Ladies and gentlemen, let me introduce you Blondie’s worst experience on adopte.

Ma vie mon œuvre

Titre de bichette1 (dite « l’autonome »)
Sur idée originale de bichette2 (dite la chevaucheuse)
D’après le vécu de bichette3 (dite la naïve).

Salut à tous, je m’appelle Blondie, et Ma vie mon œuvre est le surnom donné au pire des pires rencards adopte que je me suis fait.

Pour ceux qui ne le connaitraient pas, adopteunmec.com est un site de rencontre. D’après le profil, Ma vie mon oeuvre avait l’air plutôt pas mal et plutôt pas trop con. Même si ce type de rencard m’a appris qu’il existait un grand décalage, voire un gouffre entre une photo et la réalité et qu’une brève description de trois lignes ne nous apprend rien sur une personne j’ai décidé d’accepter son invitation. Je me suis dit : »oh !! un mec beau et intelligent veut me rencontrer alors qu’il n’a jamais vu ma gueule en photo… » Et bien moi, naïve, (pour info, je suis la naïve citée dans le post « la boite de nuit »), j’y vais.

Il faisait un temps de merde en arrivant et comme pour ce genre de rencontre l’entrée en matière n’est pas chose facile, je commence par des banalités…. »quel temps de merde, ça a été dur de se motiver ….  »
Et là Ma vie mon œuvre me répond : « mais la pluie, n’est que de la pluie » ou un truc du genre. Mais je n’ai pas prêté attention à ses premières paroles car j’étais entrain de constater qu’encore une fois, la photo était vraiment loin de la réalité. Pourtant je ne devrais plus être surprise sachant qu’une fois je me suis retrouvée en face d’un mini chewbacca pensant rencontrer un grand sportif imberbe….enfin…passons.

Ensuite j’ai subi THE interrogatoire :
« Pourquoi es-tu venue ? », très rapidement je me suis moi même posée cette question.
« Que cherches-tu ? », Ben rien de précis, ça dépend de ce que je rencontre, une chose est sure surement pas lui.
« Qu’aimes-tu ? », « quelles sont tes passions ? ». J’aime plein de choses mais de là à être passionnée… Je déteste cette question, comme si avoir une ou des passions était une obligation. Je suis passionnée par le point de croix et les poneys connard…

……

Mais tout ça je n’ai pas pu lui dire car j’ai aussi très vite compris qu’il n’écoute pas ce que l’on dit. Et oui, Ma vie mon œuvre n’écoute que lui, il s’abreuve de ses paroles :  » je jouis de la vie, de l’amour, des instants de bonheur comme se promener dans un parc, se poser sur la pelouse fraiche un bon livre à la main et par un hasard (au détour d’un buisson je pense) faire une rencontre qui peut être se transformera en une nouvelle expérience sexuelle…que je pourrais ajouter ou cumuler (va savoir) à mes autres aventures …..et blablabla…. »

Une fois son autopromotion de poète philosophe de comptoir terminée, j’essaye d’en placer une « mais pourquoi avoir besoin de passer par un site de rencontres si tu cumules les expériences avec autant de facilité ?  »
Et c’est la qu’il recommence « et blablabla… Vivre c’est aller toujours au delà de nouvelles aventures de nouvelles expériences… pourquoi se satisfaire du monothéisme… pourquoi renoncer aux pulsions…. …. Et blablabla… » et vas y que je te cite des philosophes, des grands penseurs….et que tu me fais chier.

Donc là je tente de lui expliquer que ca ne reste que SA conception de la vie ou du bonheur et que son discours n’est pas une vérité absolue…..et c’est là que Ma vie mon œuvre a changé, il ne souriait plus car on ne contredit pas Ma vie mon œuvre, on doit simplement hocher la tête et s’abreuver de ses paroles. Et c’est repartit pour un tour de nombrilisme : « …..et blablabla….si les gens se complaisent dans la frustration c’est quand même dommage de ne pas adopter un mode de vie alliant liberté et partage…et blablabla….. »

J’ai donc tenté une nouvelle prise de parole dans l’espoir (je sais, je suis naïve) qu’il comprendrait qu’il était con. Peine perdue, la moindre question entrainait une nouvelle question sans doute dans le but d’élever sa pensée. Mais pas de réponse, pas de dialogue….serait-ce une fuite ?
Je le regarde alors dans les yeux et lui demande : « d’un point de vue hyper terre à terre, tu peux répondre à mes questions car on ne comprend rien à ce que tu dis… » et là Ma vie mon œuvre m’a répondu : « mais a t on besoin de tout comprendre… » (non, être conne a toujours été une finalité dans ma vie… pffff je veux mourir).

Les 5 mn qui ont suivi (et les dernières que nous avons passé ensemble), je n’ai hélas pas réussi à me défaire de mon sourire narquois, appelé aussi sourire « tu-peux-faire-le-malin-mais-t-es-qu-un-con » et, incapable que j’étais de m’abreuver de ses paroles, je sentais qu’il bouillonnait, qu’il réprimait ses pulsions tel un bon monothéiste…allez !! vas-y insulte moi, tu en meurs d’envie…

On s’est quitté au bout de 30 minutes et on s’est revu le lendemain. Non j’déconne. Plutôt crever.

[Conclusion de l’auteur du blog (qui se la pète un peu avec ses crochets… hey ! Parenthèses dans crochets ! Une première !)] Si vous êtes comme moi, vous vous dites mais c’est quoi le rapport entre un monothéiste et un coureur de jupons… Alors j’appelle Blondie et jui dis dis donc chérie, c’est quoi le lien je pige pas ? Alors il s’avère que ce couillon en a beaucoup parlé mais a oublié d’expliquer (peut être persuadé que c’est une évidence pour tout un chacun) que selon sigmund, le monothéisme est une religion du surmoi qui s’oppose au polythéisme, religion du ça. Surmoi, instance psychique bridée, ça, instance pulsionnelle où tout est permis c’est la fête du slip (oui c’est très schématique oui). Bref, adopte, sigmung, la vie même combat, triple combo : DE LA MERDE, même avec les posts de mes potes je retombe sur mes pattes. Yeaaaah !

Les entretiens d’embauche

Vendredi 22 juillet 2011

C’est à nouveau la période de recherche de taf. Enfin non c’était le mois dernier mais dans mon métier, la phrase la plus usitée par le personnel de direction est « ouiiiii alors pardon on a pris un peu de retard sur le [choisir le terme adéquat : recrutement - planning - versement des salaires - plan du nouvel établissement]« . Donc résultat j’ai postulé à droite à gauche et là j’ai eu deux entretiens en une semaine.

Alors le premier c’était un peu marrant (mais un peu seulement). C’était dans un truc avec des ado (alleeeez encore les ados tous tarés là tsssss). Donc j’arrive plutôt catégorie pffff en fait c’est pas très grave je m’en fous on verra bien, et surtout avec quelques problèmes capillaires assez visibles. En fait (là je vais vous raconter ma vie de trentenaire et je sais que vous kiffez ça, ma vie qu’on en a absolument rien à péter), donc en fait, il est temps pour moi d’aller chez le coiffeur. Ce que je ne fais pas. Alors le soir après la douche ça va hein, un peu long mais pas trop, la petite mèche devant les yeux à la albator (la cicatrice et le zizi en moins) on dirait presque un playmobile ça va. Le problème c’est le matin, parce que je sais pas comment je dors, mais je sais que mes cheveux ils dorment pareil. Et c’est n’importe quoi ça part dans tous les sens ça défie toutes les lois de l’attraction. Alors je vous vois venir hein, t’as qu’à te coiffer blablabla, passer ta tête sous l’eau blablabla mais non ça me fait chier. J’ai décidé de laisser vivre mes cheveux alors je les laisse vivre.
Donc j’ai fais mes entretiens avec ma coupe à la con. Assumée en plus… Pfffff…

Bref, premier entretien donc avec les ados caves là. Donc facile hein, trois postes, 2 d’internat (ouiiiii youpiiiii sous payée pour finir à 23 heures et bosser un week end sur deux !) et 1 de jour (encore moins payée mais de jour…). Donc j’y vais un peu nature… moi quoi et le premier truc que je me dis en entrant dans le bureau c’est : « PUTAIN DE… Comme il est beau le directeur !!! Un peu petit mais comme il est beau !!! ». Nous conviendrons tous que c’est absolument pas pertinent mais bon…
Bref…
Et le premier truc que me dit le gars c’est « Bon ben punk alors. ». Ce qui me laisse sans voix dans un premier temps et au bout d’un blanc conséquent je lui dis « non mais je me coiffe des fois hein ». Alors il me regarde et me fait « non mais c’est votre tshirt ». Et là je réalise que de toutes les tenues d’assistante sociale, de pouffe, voire même le petit costume cintré qui va bien, j’ai réussi à mettre un tshirt snoopy avec punk écrit en gros dessus. Donc va rebondir là dessus hein, et le seul truc que j’ai trouvé à dire, c’est que snoopy c’est quand même le plus gros punk de tout les temps, bien au delà de sid vicious. Et là le mec se met au fond de son fauteuil, croise les bras (ooops, pas bon signe) et me dit « ha ouais c’est vrai ». Je kiffe ce mec…
Encore et toujours bref. Après un échange sympathique sur comment je casse la gueule aux gamins qui m’emmerdent, comment j’envoie chier mes collègues mais que je les aime bien quand même il me dit « Sans réfléchir, 3 adjectifs pour vous définir ». Heuuuuu… « SANS REFLECHIR J’AI DIT ! » heuuuuu punk bordelique bizarre. Donc là forcément il me regarde et me fait pardon ? « Oui, donc en fait si je réfléchis pas, je dis de la merde, et quand on me dit de pas réfléchir faut pas se plaindre après… »
Tout ça pour dire qu’on m’a proposée le poste de jour pour septembre. Yeaaaah ! A moi les 10-14 ans déscolarisés et donc complètement tarés… Mais de jour. Youhouuu !!!

Et aujourd’hui j’ai eu un entretien totalement inattendu, retour aux pimpins, back to basics. J’ai postulé il y a quelques mois (« oui excusez nous on a pris un peu de retard dans les sélections » c’est pas vrai… ben dis donc… truc de fou hein…) juste par principe, parce qu’ils demandaient 5 ans d’expérience dans le handicap et que j’ai 5 ans d’expérience en problématique sociale. Normal…
Donc j’étais convoquée ce matin et j’ai quand même fait un effort, parce que c’est quand même chiadé le handicap. Non mais vous comprenez ces pauvres petits pimpins faut les plaindre. Alors que ces connards de gamins placés ils l’ont cherché quoi merde ! Et le premier truc que je me suis dit en entrant dans le bureau c’est « PUTAIN ! Comme il est trop laid le directeur ! ». C’est pas pertinent mais c’est vrai hein.
Re re bref… Donc je suis arrivée apprêtée mais avec quand même un sérieux handicap (oh wait ! mais ça pourrait m’aider !!). Non en fait le truc c’est que il y a une instance administrative blindée de protocoles qui gère le handicap. A mon époque (oui… chuis vieille) ça s’appelait la cotorep (c’est dire si ça date). Après ils ont appelé ça la maison des personnes handicapées. Et après, comme il parait qu’être handicapé c’est trop la honte et puis c’est pas vrai surtout, ils ont appelé ça la maison de l’autonomie. Comme ça le handicap n’existe plus, les pimpins vont tous faire un doctorat et les fauteuils vont marcher sur l’eau… Non mais sérieux…
Du coup étant complètement à la ramasse sur l’administratif pimpins, je suis pas sure qu’ils me rappellent… Ce qui est fort dommage, comme c’est rythme scolaire, j’aurai adoré avoir toutes les vacances scolaires… Et finir ma journée à 16h30… PUTAIIIIN !!!

Quel monde de merde quand même…

Noam est mort, vive Noam !

Vendredi 15 juillet 2011

Hé oui, Noam s’en est allé. Alors en fait il est pas mort hein, les vélos c’est comme les vieux anar du MIT c’est increvable. Non on m’a piquée Noam. Comme tous les ans en fait. Parce que Grinobeul c’est ZE city où si t’as pas un vélo tout pourri, tu te le fais tirer.

Donc là, après m’être faite tirer 4 Noams, j’ai dit stop il suffit maintenant. J’en ai marre. J’ai donc décidé d’investir dans un vélo tout pourri. Alors c’est tout nouveau pour moi hein puisque jusqu’à présent, mes vélos, c’était que de la récup. Donc je me retrouvais systématiquement avec des vtt plutôt sympa, modèle homme comme ça pas possible de faire ma fille hihihi trolol, pour une durée d’un an à tout casser.
Il m’a donc fallu découvrir un monde nouveau, celui du « j’obtiens un vélo par mes propres moyens », et comme à chaque fois que je me décide à comprendre le monde de mes pairs, j’ai pas trop compris comment marche le système…

Bref, donc oui, pour me trouver un vélo tout pourri, l’autre fois, je vais boire un coup avec un pote qui a un vélo… comment dire… pourri de chez pourri. Le machin fait un bruit d’enfer, roues voilées, pas de freins, une couche de rouille aussi épaisse que la couche de fond de teint des gaminettes nouvelles bachelières, là j’ai dit parfait ! Je veux ça ! Au moins celui là, on est pas prêt de me le piquer ! Alors je demande à mon pote où il a trouvé son Noam et combien il lui a couté (genre 10 euros c’est raisonnable), et là y m’dit « ben 50 euros à un petit vieux vers la porte de france ». COMBIEN ???? 50 euros pour cette merde ??? C’est une blague ? Alors apparemment, tu payes 50 euros pour avoir un vélo qu’on te piquera pas, ce qui fait que tu rentres vite dans tes frais. ce que j’entends hein, mais merde, 50 euros pour un tas de rouille quoi !

Donc là je fais quoi ? Je mets en marche LA machine cérébrale que tout le monde m’envie et après 6 heures d’intense réflexion intensive et d’énigmes dignes de professeur layton 3, j’ai trouvé la solution. Je vais pas me faire chier à passer par l’économie traditionnelle, mon vélo, je vais passer par l’économie souterraine pour l’avoir. Car j’aime l’économie, toutes les économies, surtout les miennes. Ni une ni deux, je saute sur mon téléphone, appelle Clodoland et demande à parler à Clodo, celui qui est réputé pour changer de vélo tous les 3 jours et à organiser tout le trafic de vélos tirés autour de sa petite personne. Alors j’y dis dis donc clodo, t’aurais pas un vélo pour moi je cherche un truc 20 30 euros grand max steplait. Pas de problèmes qu’y dit le monsieur, ni une ni deux je file (à pied bordel j’en ai maaaaare d’être à pied putain !) voir clodo.

Et là, comme d’habitude, c’est n’importe quoi inside… J’arrive, et là je vois un putain de vélo ta race quoi ! Un vrai truc de compet. A 30 euros… Alors j’y fais dis donc Clodo, il est cool ton biclou mais il coute combien en vrai. « Ben 850, à 30 t’as vu, rien n’est trop beau pour did d’ailleurs si tu veux venir boire des bières avec moi… ». Laisse bet’, catégorie intouchable, non mais sérieux, tu veux me filer un vélo à 850 euros ???? Mais putain mais c’est quoi l’intérêt d’aller payer pour un vélo que tu vas me tirer dans une semaine ??? HEIN ??? Et là je lui explique que j’ai besoin d’un vélo tout pourri. Qu’est ce que j’ai pas dit mon dieu mon dieu qu’est ce que j’ai pas dit… Donc si vous voulez un vélo en passant par le biais de vos connaissances de rue, clochards, voleurs, punk à chiens en tout genre ne demandez pas un vélo à moins de 300 euros c’est pas possible parce que « mais attends les vélos tout moche ils ont pas d’antivols je vais quand même pas te tirer un vélo qui a pas d’antivols » et « de plus, je te signale que j’ai une réputation à tenir, si ça se sait que je fais aussi dans le vélo de merde je perds la moitié de ma clientèle ».

Voilà voilà…

Donc c’est cool hein, j’ai lâché 30 euros dans un vélo qu’on va me tirer dans moins d’une semaine… Ca fait chers la loc quand même… Je sais même pas si ça vaut le coup de le baptiser le nouveau Noam… Monde de merde va…

La question existentielle

Mercredi 6 juillet 2011

Il est des questions comme ça, qui, une fois posées, changent radicalement le cours de votre vie. La première c’est comment on fait les bébés. Une fois qu’on a posé cette question ça veut généralement dire que les choux et les roses sont périmés. La deuxième ça doit être maman est ce que je peux avoir un scoot. C’est à ce moment précis qu’on fait le deuil du parent idéal en voyant notre mère faire une crise d’hystérie en gueulant MOI VIVANTE ? JAMAIIIIIIS T’ENTENDS JAMAIIIIIS TU MONTERAS SUR CES ENGINS DE MORT !! Bref…

La question existentielle de base. Il y a quelque temps, on m’a posée la question qui déchire sa mère (en scoot tient d’ailleurs), celle qui appartient à je sais plus quelle personne qui doit faire rire, un truc dans le genre. On m’a dit « did, et si t’avais pas le choix, si t’étais obligée de choisir entre avoir 30 canards toujours avec toi à vie et des bras de 9 mètres de long à vie tu choisirais quoi ? ». Bon, passé le traditionnel c’est quoi cette question de merde, pourquoi tu veux que j’aille me faire chier avec un truc qui m’arrivera jamais, tu rebois un coup et tu te poses la question.

Alors la première étape dans cette question, je pense, c’est de bien définir les différents thèmes de l’énoncé. Parce que de prime abord j’ai dit ben trop facile, je prends les 30 canards, je les zigouille et retour à la normale trop facile ta question erf erf erf (c’est mon petit rire plein de mépris). Sauf que non, ça marche pas comme ça. Quand j’ai dit ça y m’a fait ouais mais non, tu les zigouilles ils reviennent ils sont automatiquement remplacés.

A partir de là il faut voir la situation en l’état de manière la plus réaliste possible. Alors commençons par la vie, voire La Vie, la laïfe, la vida quand t’as 30 canards toujours collés à toi. Ben franchement c’est pas joli joli comme situation. Sérieux, 30 canards tout le temps, tout le temps ça piaille autour de toi, tout le temps tu te fais chier dessus, tu dors avec, tu baises avec, tu prends ta douche avec. Tu prends ton vélo, ils sont derrière toi, tu t’arrêtes à un feu, ils sont sur ta gueule ! T’imagines le jour de l’accouchement ? C’est un canaaaard !Ah non…
Après il faut bien évidemment poser les même bases avec des bras de neuf mètres. Alors c’est sur que c’est emmerdant pour composer ton digicode. C’est pas facile facile pour marcher, pour pioncer, pour se doucher là aussi hein trop d’la balle. Pour faire la cuisine, faut opter pour la cuisine américaine et faire la bouffe du salon.
Et puis là c’est pareil hein, ça sert à rien d’essayer de gruger. On ne peut pas se faire opérer, on a dit à vie c’est à vie. On peut pas non plus les plier dans tous les sens, ce sont des bras, donc vous n’avez qu’un coude !

Ca mérite vachement réflexion pas vrai ?

Alors cette question est vraiment existentielle, parce que quand tu (ouais je sais, encore, tu vous on s’en fout) la poses aux gens, ben contre toute attente, ils réfléchissent et ils répondent. J’ai posé la question à mes parents, à mon soeurot, à mes potes. J’ai aussi posé la question à des inconnus. Ils ont répondu… C’est la question qui tue, tout le monde se sent obligé de réfléchir. Si on touche pas à l’existentiel avec une question pareille, on touche à rien les gens je voul dis on touche à rien.

Bref… Après avoir fait chier pas mal de monde, avoir essayé pas mal de « tu m’appelles au boulot pour ça », de « tu te fous de ma gueule » voire même « jésus te baise, ton père suce des bites en enfer » ce qui est, vous en conviendrez, totalement inapproprié. Bon ok je le connaissais pas, il me connaissait guère mieux, et je le faisais un peu chier en plein boulot. Toutefois un peu de retenue des fois en ce bas monde… Re bref… je suis enfin en mesure de donner les résultats du sondage. Donc si vous êtes jeune vous choisirez normalement les bras de neuf mètres, si vous êtes vieux vous choisirez les canards (pour avoir de la compagnie pour vos vieux jours). Si vous avez choisi les canards alors que vous avez 30 balais, ben chais pas remettez vous en question.

Et tout ça là oui tout ça, je crois que c’est de l’analyse 100% éduc. Erf erf erf.

Bon ok, est ce que quelqu’un pourrait me filer une fin pour ce post parce que là je vois pas… Monde de merde… Ah si ça marche !

Les séries

Lundi 4 juillet 2011

Cette année a été une année charnière. En septembre je me suis dit mais que vais je faire, toutes mes séries se sont arrêtées, qu’est ce que je vais bien pouvoir mater comme merde ? Et me dites pas ben t’as qu’à mater des séries bien cruchonne, parce que ça c’est comme les films, pour apprécier un bon film, faut s’être tapé minimum 4 films à la transformers 3 alors hein.

Bref, adieu cold case. Merde ! Comment je vais faire sans les enquêtes nazes de lili rush ? Hein ? Comment je vais mettre un peu de pep’s dans ma vie sans le bureau des affaires classées ? Attendez, même medium s’est arrêtée ! Si ça c’était pas la série à chier de référence pourtant… Même ça je peux plus m’abrutir devant. On en veut à mon équilibre psychique ou quoi ?

Bref j’ai passé mon année à faire pas mal pfffff. Criminal minds pffff. Criminal minds suspect behavior pffffff aussi. Quoique non, je juge mal, ils ont réussi l’exploit de rendre forrest whitaker particulièrement mauvais, ce qui en soit était pas gagné à la base. CSI ça pue, et encore j’ai arrêté de me maltraiter avec csi miami, parce que david caruso, je peux plus. Je veux juste qu’il crève avec ses lunettes de blaireau et ses « burn baby burn ». The mentalist c’est naze. Lie to me j’en parle même pas…

Alors j’ai bien été obligée de me pencher sur les nouvelles séries. Même si j’ai sauvé mon année avec les traditionnels house (miam cuddie), psych, modern family ou autre sons of anarchy mais c’est nul, elles sont bien ces séries. Donc qu’y a t’il de pas bon chez les nouveaux ?

C’est là que ça devient extraordinaire, j’ai pas trouvé de série à chier. J’ai maté que du bon, où j’ai fait houaaaa tout le long. On commence donc par les borgias. Une série avec jeremy irons dans le rôle du père borgia où il dépote sa mère ! Cruel, manipulateur, ambitieux, homme de pouvoir, c’est facile, toutes les qualités requises en un seul homme, le pape en plus. On frôle la perfection. Si à ça on rajoute le type qui joue cesare et qui est juste beau à tomber par terre, un michel muller qui s’invite en roi de france qui maitrise par coeur l’art de la guerre, un achīchiyya un peu gauche mais entièrement dévoué à son maître (putain j’en veux un !!!) cette série est juste un parfait bijou et qui tombe pile poil sur la place de l’église à cette époque.
J’ai fait aussi Boardwalk Empire, avec un steve buscemi enfin en tête d’affiche et qui maitrise l’art de la prohibition comme personne. Mais dans cette série, le plus intéressant, c’est Van Alden, le mec du fbi complètement fou qui se cravache devant la photo de la meuf qu’il voudrait avoir mais que c’est pas possible il est marié et très pieu comme homme. Et très sain aussi.
J’ai bien évidemment fait Game Of Thrones. Alors là je mets des majuscules parce que c’est quand même balèze comme série. Bon à part le générique qui est complètement pourri, et trop long, c’est juste génial. Tous les perso sont parfaits, l’histoire est terrible, avec tout le monde qui se touche la nouille pour ce putain de trone de fer sans voir qu’à toutes les extrémités du royaume, ça craint un max et ça se tire un peu la bourre pour rentrer en force. Mais comme on est des humains on va bien trouver un truc pour pas le voir. Hey et si on se regardait le nombril ? Parfait. Et je kiffe trop le consanguin, perso fadasse, sans aucune saveur au début de la série, il réussit à exploser dans les deux derniers épisodes un truc de dingue ! J’ai trop envie de lui fracasser son menton en forme de fesses il m’insupporte ce mec est génial.

Maiiiiiiiiiiiis maiiiiis tout ça ne vaut pas LA série parfaite de l’année. Alors elle date pas de cette année, j’avais une saison de retard. Vite rattrapé le retard. Il s’agit de Misfits. LA série. Les rapture en générique, le truc parfait pour te mettre en condition et te donner envie de faire une vague et de chanter en canard. Les perso sont juste parfaits, les situations toujours de bon gout (je rêve à présent d’être un homme, immortel, d’être enterré et de me palucher en longueur de journée). C’est facile, depuis que je me suis fanée misfits, j’arrête pas de dire ballsac, et on arrête pas de me traiter de melon fucker. Même si je vois pas trop comment fucker un melon, c’est quand même super urbain.

Bref… Bon, j’vous laisse, parce que j’ai aussi attaqué the wire, série qui date un peu mais y a bon aussi. J’ai les 2 derniers de la saison 1 qui m’attendent… Graou ! Par contre pour la rentrée là, faut ab-so-lu-ment de la série de merde. Absolument. Je tiendrai pas 2 saisons de suite à mater que des trucs bien. En plus quand je parle ici, je préfère matraquer les trucs nazes. Ouais chuis pas contente et alors…

Une soirée belge (mais sans accent)

Samedi 2 juillet 2011

Ce soir j’ai passé la soirée avec l’éducateur qui m’a formée (que, par soucis d’anonymat blablabla nous appellerons Formateur) quand je bossais avec Clodo le clodo. Et comme chaque fois que je passe une soirée avec Formateur, j’ai vécu un intense moment de sidération tout au long de la soirée. Ce mec est l’un des mecs les plus space que j’ai jamais rencontré, et il est belge en plus (d’où le titre du post, capiche ?). C’est facile, je comprends pas un mot de ce qu’il dit. Ou des fois si, mais avec 4 jours de retard. Ce type ne vit que pour Lacan j’ai jamais vu un truc pareil. Par exemple ce soir, il m’a expliquée en quoi j’étais un non-dupe hère. Ne me demandez pas ce que c’est, j’espère avoir compris le concept d’ici une semaine…

Bref, l’un des mecs les plus marginaux que je connaisse, et l’un des meilleurs éducs avec qui j’ai bossé. Formateur est mon idole professionnelle. Et quand Formateur décide de montrer ses petites habitudes dans son quartier, comme dirait l’autre, ça envoie du bois.

Donc commençons la soirée par un petit resto où Formateur va des fois. Alors je vous plante le décor : des murs rose sans âge, une tapisserie de plafond blanche avec des fleurs roses (si… j’vous jure), un patron-serveur-cuistot quasi momifié un truc de dingue. Le mec il était tellement vieux qu’il tombait presque en poussière. Franchement, c’est la première fois de ma vie que je rentre dans un bouge pareil pas bourrée, et que j’éclate de rire à peine entrée. Le truc improbable, tout était naze, y compris la bouffe et en face de moi j’avais Formateur qui m’expliquait en quoi le tiers médiateur est un miroir brisé. J’ai fait ouioui tout le long mais j’ai pas compris hein.

Bref… Après ça formateur m’emmène dans son bar de quartier, et là de la phase j’éclate de rire, je suis passée directement à la sidération. Je suis entrée dans un espèce de machin, je pensais pas que ça existait encore des trucs pareil. Ce genre de bar ça devrait être inscrit au patrimoine mondial de l’humanité tellement c’est… je n’ai pas de mot.
Donc là aussi je replante le décor… imaginez vous rentrez dans un truc et vous vous demandez pas où vous êtes. Vous vous demandez quand vous êtes. Le premier truc que tu voies (ouais tu vous ça dépend, c’est comme j’ai envie), c’est un poster de kim wilde… Dans un bar pourri au fin fond de grenoble. Et là tu fais bon… Tu vas au comptoir, et tu réalises que la patronne a largement l’âge de prendre sa retraite, qu’elle est obèse avec des seins énoooormes, une brulure de cigarette sur son t shirt. Un vrai cliché, je pensais pas voir un jour un personnage pareil. C’est aussi un bar où les gens fument ouvertement, avec cendriers de partout.
Je me pose donc au comptoir avec Formateur, comment dire, un peu bourré qui me parle de noeuds boroléens (ça j’ai même pas cherché à savoir ce que c’était), et je commande un verre. Là, la patronne prend le verre devant moi sur le comptoir, le passe 3 secondes sous l’eau, et me sers. Ok d’accord, une chance sur deux de choper un herpès donc. Et là je commence à regarder VRAIMENT le bar. Et j’vous jure, tout est beau. La machine à café est vieille comme le monde, crade au possible, le moulin à café j’en parle même pas. La poubelle juste à côté du comptoir pour vider les cendriers. La cendre des clopes qui te volent dans la gueule, ça fait bizarre de refumer dans un bar en fait. J’ai aussi vu un truc qui m’a laissée perplexe, un distributeur à cacahouètes vide dégueu, avec « 2 francs » marqué dessus. 2 francs quoi ! Mais on est en quelle année putain ? Et sur le mur !!! Y a une pyrogravure ! Du chien de la maison en plus ! Mort il y a sept ans. Y a des coupes de tournois de pétanque. Y a des dolipranes. Y a de la poussière sur les bouteilles de sirop. Y a une lampe cassée en forme de bite. Y a des cartes postales jaunies de la guadeloupe. Non mais sérieux on est où ? On est quand merde !!!! Chuis sure qu’ebola s’épanouit super bien là bas.

Bref, j’ai halluciné toute la soirée… Avec Formateur heureux comme un poisson dans l’eau, avec ses poivrots et ses noeuds boroléens… Putain ce mec est un psychopathe. Et c’est mon idole professionnelle… Et merde…