Archive pour septembre 2010

La boite de nuit

Jeudi 30 septembre 2010

Comme je suis au chom et que j’ai absolument rien à foutre de mes journées, j’ai décidé de reprendre mes études sociologiques (fort pertinentes cela va sans dire). Et j’ai décidé d’attaquer par les boite de nuit. Enfin les boites de nuit… la boite de nuit la plus pourrie de grinobeul pour être précise et la précision compte dans un étude sociologique valable.

Comme dit précédemment, on ne finit pas dans une boite de nuit pour rien. C’est pas en marchant dans le froid et le vent et la pluie de novembre en septembre qu’on se dit « tient ! ben dis donc, on zone et regarde un peu où on est… devant une boite de nuit ! Et si on rentrait, juste pour voir ». Non ça ne marche pas comme ça. C’est érotique une boite de nuit, c’est une question de désir, il faut que ça monte. Il faut pas se dire « tient on se fait chier comme des rats et si on allait en boite », il faut plus en pouvoir, il faut que ça explose, que la chaleur monte au fond de toi, et là, tel l’orgasme qui te bouffe la tête , ça te prend au dépourvu « PUTAIN ON EST BOURRÉE ON PEUT Y ALLER !!!! ».
Car tout se joue là. Pour avoir envie d’aller en boite, faut être rondes comme des queues de pelle.

Donc pour ma première depuis belle lurette (j’aime les expressions vintage, depuis belle lurette… c’est joli. J’aimerai bien coller autant que faire se peut, c’est vintage et classe, mais chuis pas sure d’y arriver), bref bref bref on s’en fout pour ma re-première, c’est ma coupine Claire qui s’y est collée. Et un soir, raide bourrée, on s’est pointée devant la sus-citée boite de nuit. Alors l’arrivée aussi doit être préparée. Parce qu’autant hurler comme des charognes tout le trajet et faire chier le pékin sous sa fenêtre en gueulant c’est une chose mais, à l’approche de la dite boite, autant que faire se peut (yeahh !), faut faire style « tout va bien, non, je ne vais pas dégueuler sur les pompes du videur ». Parce qu’il est une réalité quand on a passé la trentaine… n’ayant plus le cul aussi ferme qu’il y a 10 ans, ben l’entrée en boite c’est comme les antibiotiques, pas automatique.
Il faut de ce fait arriver droite, digne, et éviter les relents des 4 bouteilles de planteur que tu viens de t’envoyer.

Une fois rentrée, je me suis dit bon c’est cool on va pouvoir vraiment attaquer l’étude sociologique : kikicé qui vient en boite et pourquoi. Bon, pour cette première ça a été un échec quasi total. En fait, à peine arrivée on a commandé un verre, et ma Claire, elle pompe 2 goulées et elle plante son verre sur le comptoir pour aller danser. Donc je la rejoins et entre deux « you aaaaaare my danciiiing queeeeeeeeeen ! Youuuuuung and sweeeeeeeeet » juis fait dis donc chérie, ça te gène pas de laisser ton verre comme ça sans surveillance ? Et elle me regarde, innocente (c’est ça le pire… innocente) et me dis ben non pourquoi. Donc là j’ai décuvé d’un coup (meeeerde… en fait ce soir chuis chaperon) et je lui ai expliqué que oui, en général les gens sont gentils et tout mais des fois au milieu tu trouves un moins sympa, et j’ai pas envie de me réveiller dans 12 heures, à poil dans une poubelle avec un énorme trou noir parce qu’un con aura mis du ghb dans mon verre.
Malgré tout, j’ai pu un peu observer la faune locale. Alors arrêtons nous quelques secondes sur « le désespéré ». C’est le type qui est là à l’ouverture, qui te colle dès que tu le regardes. Alors qu’il faut être réaliste, tu le regardes parce qu’il est en plein milieu ce con et qu’il t’empêche de passer. Donc quand tu te retrouves avec sa main sur ta hanche, t’as envie de vomir, et c’est normal ça n’a rien à voir avec l’alcool, c’est juste que trop de misère sexuelle tue la misère sexuelle. Ca veut rien dire mais c’est pas bien grave.

Après ça, Claire et sa candeur m’ont aidée à faire émerger un autre profil typique de la boite de nuit. Elle vient me voir, parfaitement scan-da-li-sée. Un boutonneux de 17 ans avait essayé de lui rouler une pelle. Alors c’est normal, quand on rifougne pendant 20 minutes à des blagues pas drôles, oui, il va essayer de te niquer. « Mais je pourrai presque être sa mère !!!!!! ». Raison de plus Claire… quand on a un compteur bloqué à 3 gonzesses parce qu’on s’y est mis y a moins d’un an, et qu’en plus, les trois elles ont mis les dents, oui, le « boutonneux en plein éveil » va essayer de se taper une vieille…

Je pense que le profil le plus atypique que j’ai rencontré ce soir là, c’est le « désespéré de fin de soirée ». Vers 5h et demi du mat, on voit débarquer un type. Le genre de mec tu le regardes 2 secondes et tu sais déjà que si par un malheur totalement injuste et inexpliqué, tu devais te retrouver seule sur terre avec lui, tu ferais le deuil de ton espèce. Et là le mec nous regarde, et nous dit « j’prends la blonde ».
Alors… comment dire… je vous laisse imaginer la taille du blanc qui s’est ensuivi. Que dire que dire que dire. Que faire que faire que faire. Ben écoute mon gars j’crois surtout que tu vas prendre ta main et un kleenex hein.

Donc quand on a décidé de retourner en boite, ce coup ci j’ai prévu le coup. On y va à 15, et pas que des meufs, j’veux qu’il y ait de la bite, ce sont les plus efficaces des chaperons. Alors j’y ai retrouvé les mêmes profils que précédemment, avec quelques variantes, genre « le désespéré v2.0″. Le type bruyant, qui danse beaucoup, avec toutes les meufs, et qui veut juste lever la première qui dira oui en fait. Alors celui là il était chiant, surtout parce que je me suis occupée de lui quand je bossais avec des jeunes majeurs… En fait lui il était marrant parce qu’il avait tous les profils : « je vais te faire kiffer les blacks », « désespéré de fin de soirée version 2.1″, « je suis un gamin mais t’inquiète je connais les femmes ». Et pour parfaire le personnage, il avait des chaussures pointues, et sa chemise dans son pantalon. J’ai vraiment été une mauvaise éduc avec lui, encore une situation de ratée dis donc, juis ai rien appris à celui là.

Enfin last but not least, j’ai découvert un profil inconnu. Très plaisant cependant. C’est le « chuis plutôt pas mal j’en ai levée une », qui, comme son nom l’indique, est plutôt pas mal, et est sur un fauteuil en train de se galocher avec une poule. Et il est marrant parce qu’il sait qu’il va passer une boooonne fin de soirée, et quand il est debout… il peut pas le cacher !

Je viens de réaliser que j’avais pas de chutes. Ben tant pis, pas de chute. C’est comme ça. La vie c’est toujours un peu de la merde quand même.

La revue (presque) littéraire de l’été

Mardi 14 septembre 2010

Ouais de l’été, j’en profite il est bientôt fini.

Cet été j’ai (presque) lu. Beaucoup (presque) lu. Et si je dis beaucoup (presque), c’est parce que globalement, on était quand même plus proche de Dan Brown que d’Umberto Eco hein. Cet été, j’ai décidé que adieu finesse, bons mots, histoires cohérentes, réflexion, oui adieu à vous, cet été, j’ai lu de la merde. Et pas forcément de la merde récente…

Alors j’ai commencé par un Harlan Coben, « Sans un Mot ». Si je classe Coben dans la catégorie merde, c’est parce que Coben il a ce petit syndrome amnésique qui fait que dès que j’ai fini de lire un de ses bouquins, je fais « houaaaaa trop bien j’aurai jamais trouvé le tueur dis donc », je le ferme et schlllllllll j’oublie tout. Je me rappelle de rien, celui ci ne déroge pas à la règle. Ou presque, je me rappelle qu’un gamin disparait, que ses parents y font ho mon dieu notre fils a disparu et qu’à la fin tu fais houaaaa trop bien j’aurai jamais trouvé le tueur… Bon ok, je caricature. C’est efficace, c’est bien ficelé, parfait pour pas se prendre la tête. Toujours est-il qu’à la fin j’ai fait houaaa j’aurai jamais deviné mais que je ne me rappelle absolument pas de qui est le méchant… bref…

Ensuite j’ai tapé dans le Grangé. Alors j’aurai bien aimé avoir Grangé pour le taper mais c’est pas grave. Donc « Miserere » est un livre de JC Grangé, réalisé par Mathieu Kassovitz avec Jean Réno dans le rôle du vieux flic usé mais qu’en veut encore putain il en veut encore !! Oui… avec Jean Réno dans le rôle principal. Parce qu’il faut arrêter d’halluciner, ce bouquin a été écrit pour réno. Ce putain de personnage c’est un mélange de réno dans nikitta, de réno dans léon, de réno dans les rivières pourpres. Va falloir arrêter avec réno là, on va frôler l’overdose. Mis à part ça, à la fin on fait houaaaa j’aurai jamais trouvé le tueur dis donc…

Après j’ai décidé de faire une pause polars, parce que trop de houaaaa j’aurai jamais trouvé le tueur risque de finir par pfffff forcément j’aurai jamais trouvé que le tueur c’était lui… Donc j’ai pris « Les Piliers de la Terre » de Ken Follet. Alors faut passer un premier cap psychologique qui est « putain… 1200 pages… allez ! ouais ! courage ! vasy ! tu peux le faire la force est en toi ! ». Passé ce cap j’avoue je me suis régalée. Bon l’histoire est à chier hein, 2 méchants très méchants et 2 gentils très gentils pffff voilà voilà quoi… Mais ce que j’ai adoré, c’est que ça se passe en 1200 chais plus combien, et que tout le contexte historique est vrai. Les chevaliers, les comtes, les paysouses, aller guerroyer, la noblesse, les gueux, la société de l’époque « ha ouais putain c’est vrai à l’époque la terre était plate… ». J’ai bien aimé ce petit effort que ça demande de toujours se remettre dans le contexte. Genre y a un des personnages c’est une meuf trop belle tous les mecs veulent se la faire ils la trouvent tous trop belle dans sa petite robe avec ses sandales tressées. Alors moi je m’imagine genre la meuf trop bonne, avec son beau sourire, sa petite peau de pêche. Bonne quoi. Et puis à un moment donné la remise dans le réel en 2 lignes quand Follet rappelle qu’à l’époque c’était 2 bains par an… Ha ouais… Adieu beau sourire et peau de pêche en fait… Bonjour chicots pourris et odeurs… naturelles… Bon bref ça se lit bien, même si pour l’histoire on est pas vraiment tenu par le contenu (ho mon dieu… le gentil très gentil va t’il réussir à construire sa cathédrale… le méchant très méchant sera t’il puni pour ses péchés ? Que de mystères… chiants.). Mais bon en lecture de plage ça le fait trop bien.

A la suite de ça, j’ai fait une faute. J’ai voulu lire la suite. « Un Monde sans Fin », tout un programme, mais une erreur dans le titre toutefois. C’est pas un monde sans fin c’est un livre sans fin. Non parce que se faner 1200 pages pour savoir si le gentil très gentil il va construire sa putain de cathédrale et épouser sa gueuze c’est une chose. S’en faner 1300 de plus pour exactement la même histoire 200 ans plus tard c’est too much. Hein Ken ! C’est too much !!! Les méchants sont toujours très méchants, et en plus, trop pratique ce sont les descendants des premiers méchants comme ça hop c’est fait. Les gentils sont toujours très gentils et attendent toujours de construire un truc et de se marier. Non vraiment là…
Alors je sais ce que vous vous dites. Vous vous dites mais elle est conne ou quoi ? Pourquoi elle l’a lu jusqu’à la fin si vraiment c’est trop de la merde ? Et bien je vous dirai parce que. C’est comme ça. La terre est plate c’est comme ça. Eric Woerth est toujours ministre c’est comme ça. Je lis de la merde jusqu’au bout c’est comme ça. En plus derrière je peux en profiter pour râler (ha dis donc je viens de me taper un monde sans fin de follet c’est trop de la merde dis donc). Tout bénef.

Ensuite j’ai quand même continué dans le moyen age. Mais avec un auteur que je connais déjà, Peter Tremayne et et sa série des Fidelma. Alors ça se passe en Irlande entre 660 et 680 et si l’histoire est toujours pareille (un meurtre, une nonne magistrate, une enquête et hop un meurtrier mis hors d’état de nuire), au moins tremayne il en fait pas 1200 pages, et puis l’irlande en 660 ça change de l’obscurantisme en 1200 quand même hein. Déjà la religion c’est funky. T’es nonne ou moine, tu peux bosser, tu peux te marier, tu peux divorcer steplait. Etre une femme à cette époque là c’est méga funky aussi. Faut être réaliste, à l’époque les femmes avaient vachement plus de droits que les femmes aujourd’hui… Ca fait rêver… Berf à petites doses tremayne j’aime bien. Et j’ai fait ma petite dose pendant les vacances j’ai bien aimé.

En ce moment je me fane un bouquin écrit par deux journalistes, « la Révélation des Templiers », avec en toile fond, vous devinerez jamais, une enquête sur le secret des templiers (c’est pas vraiii tu décoooones). Franchement, j’ai l’impression de lire une thèse super mal écrite. Putain comme c’est lourd à lire… Déjà je suis pas vraiment coutumière des templiers, des rosicruciens et des franc-macques mais alors avec un bouquin ou ça part comme si t’étais censé être le dernier des érudits c’est compliqué. Ca devient pire quand tu te rends compte qu’en fait non, ça s’adresse même à une guenille dans mon genre. C’est pire parce que les explications elles arrivent toujours trop tard, genre ils font un chapitre complet sur les rosicruciens, et ils t’expliquent qui c’est 3 chapitres plus loin. C’est blindé de « nous verrons plus loin que… » (ouaiiis… sauf que moi j’aurai bien aimé savoir maintenant quoi, parce que je comprends rien), et de « comme nous l’avons vu précédemment… » (ha bon ?). Et chaque chapitre se finit une petite question bien mystique genre « cela signifie t’il que l’église ment ? », « partant de nos découvertes pouvons nous affirmer que marie madeleine n’était pas une pute ? » (tu décoooones…). Donc là pffffff quoi.

Maiiiis telle ma période « je mate que des films de merde et je t’emmerde », ma période « je lis de la bouse et si t’es pas content c’est pareil » s’achève. En effet, j’ai craqué. Dès que je sais ce que c’est ce putain de secret des templiers de merde là je cède à ma dernière tentation. Je fais ma bobo, je me suis précipitée sur le dernier houellebeck…

Chuis au chômage, ça se voit non ?