Archive pour octobre 2007

La piscine

Samedi 27 octobre 2007

Cette semaine j’avais atelier. Alors après avoir essayé l’atelier théââââtre je suis une grande actrice je me suis essayée à l’atelier « jeux aquatiques ».
Je m’imaginais déjà à flotibulles, la piscine avec des baballes et des toboggans pour faire la débile dans l’eau pendant 5 jours. Joie bonheur quoi. Et lundi grosse surprise, on va à la piscine d’Echirolles. Houla, y a pas de toboggans là bas…

Alors 9h du mat’ on arrive on se pose on jette un coup d’oeil aux bassins et hey ! Y a pas de place nulle part à part dehors mais bon vu le froid qu’il fait à mon avis on va se faire chier sur le bord quoi. Bon c’est pas grave je pensais à 5 jours de baballes j’aurai 5 jours de glandouille ça me va aussi bien.
Et là on voit arriver Philippe Lucas avec des nichons, qui nous sort « Bon allez hop en maillot de bain on va aller dehors on aura plein de place ». Coup d’oeil discret dehors, les gens sont en doudoune… Ok madaaaaaame !!! Ca va pas le faire j’ai pas envie de me geler le cul pendant une demi heure !!! Et là, la réponse qui tue… « Houla mais ça va pas être une demi heure, on va faire 4 heures de natation par jour ! Et puis t’inquiète pas l’eau elle est chauffée allez hop hop hop on attaque vous me faites 100 mètres brasse, 100 crawl, 100 dos crawlé et 100 papillon allez au taquet là !!! ».
Mais madaaaame !!!! L’eau elle est chauffée mais pas l’air !!! Et puis on a pas fait de sport depuis 1983 !!!! Et puis la papillon on a vu ça qu’à la télé ! On pensait que c’était une légende urbaine !!! « Allez hop les gonzesses c’est en buvant la tasse qu’on apprend ! ».

Cette semaine, j’ai bu plein d’eau chlorée, j’ai vu un gars champion du monde de chais pas quoi nage, et j’ai été obligée de faire un 100m crawl la ligne à côté de la sienne. J’avais pas fait 10 mètres le mec il avait déjà fini. On a fait fait des plongeons canard (putain je hais les canards !!!!!!!!) à côté de l’équipe des meufs qui font de la natation synchronisée à haut niveau…

Cette semaine j’ai surtout découvert l’existence de muscles insoupçonnés.

Monde de merde…

Mon boulet

Dimanche 21 octobre 2007

C’est la période du boulet. Je n’ai pas encore tout à fait fini la mienne (même si ça c’est quand même bien calmé), mais surtout, chaque fois que je me retourne, j’en vois un collé à mes basques. Et pas depuis hier.

Comme d’habe hop contexte schrrrrrr flashback remise en situation. Début juillet mon téléphone sonne, un gars que je connaissais pas vraiment et surtout que j’avais pas vu depuis 3 ans voulait me revoir parce que « t’es une fille super sympa ». Bah voyons. On est donc début juillet, période ou je suis tellement claquée que je suis juste capable de me trainer, juis dis donc mon gros avant la fin du mois c’est même pas la peine.
Le mec il dit ok, cool, salut à la prochaine.

Après on passe au 14 juillet, ou pour célébrer la fête nationale je me tire avec quelques potes dans le trou du cul de la chartreuse histoire de PAS voir les feux d’artifices NI la liesse populaire OU la belle bleue pour faire un petit barbecue picole fumette merguez. Et donc genre vers 22h15 (les merguez sont bien prédigérées déjà) mon téléphone sonne c’est lui qui « viendrait bien me faire un coucou » (il est pas de grenoble mais il ferait bien le déplacement). Ok. Donc noooon, j’ai pas du tout envie et puis de toute façon c’est ballot chuis pas sur gre je fais un barbeuk avec des potes patati patata. Le mec il raccroche.
Trois minutes après il rappelle parce que « je te rejoindrai bien à ton barbeuk en fait ». Okkkk… Donc, je t’explique, je vais pas me tapper 20 minutes de marche puis 20 minutes de bagnole pour venir te chercher puis me retaper 20 minutes de bagnole et 20 minutes de marche pour t’emmener à un barbeuk où tu connais personne (et même pas moi soyons honnête) et où de toute façon tout le monde est déjà à moitié bourré.
Là déjà je sens que ça pourrait être problématique.

Fin juillet, chuis en vacances il arrête pas d’appeler et je lui ai promis alors un soir hop 22h30 ok on va boire un coup. Et le gars je lui dis bien « B-O-I-R-E » un coup… le boire hein gars, c’est tout.
Généralement dans ce cas là, quand tu dis oui et que, comme moi, t’es un peu lâche et coconne c’est le début de la merde. Et quelle merde.

Déjà le gars juis dit « appelle moi quand t’es en centre ville je te rejoins », ce qui, en langage fille signifie, vient surtout pas chez moi connard. Message bien évidemment très mal perçu puisque le mec il m’appelle paumé loin de chez moi parce qu’il a voulu me faire une surprise (hoooo trop sym-pa !) et passer me prendre. Alors vasy passe 1 plombe au téléphone à lui dire « ouais là tu prends à droite, ouais à droite, oui oui là à ce feu tu prends à droite… non c’était l’autre droite… ». Ta mère.
Genre à 23h30 on se pose enfin en terrasse en ville, et je commence à essayer de chercher un sujet de conversation un tant soit peu intéressant. Et en fait pas besoin il m’a beaucoup parlé de sa passion. Alors les passions je trouve ça génial, j’ai pas de passion c’est un grand regret. Toutefois je pense que toutes les passions ne sont pas partageables. Notamment la sienne. Le télécran. Et entendre parler d’un truc que tu sais pas ce que c’est (le machin qui permet de restaurer les films) et qu’en plus tu t’en bats la rate c’est pas évident. Donc au bout d’une heure et demie moi je suis bloquée sur un sourire de circonstance à attendre méchamment que ça passe. Et au bout d’une heure et demie il me fait comprendre qu’il fumerait bien un petit spliff. Et comme une conne, je prends pitié et je lui propose de passer fumer un teuteu chez moi. Je mérite. Je sais.

Donc chez moi il roule un spliff on fume machin toussa. Moi je suis physiquement à 150 kilomètres de lui (oui mon appart est immense) et en fait le mec, il transpire tellement la solitude, le manque affectif qu’il se plie vraiment en 4 pour me plaire. Genre il adore un truc que je déteste, bah pas de problème, en trois minutes effectivement j’ai raison c’est de la merde. Et pas des petits sujets. La bible c’est génial le message c’est la paix l’amour il faut y croire. Bah non, la bible c’est un bouquin qui a été traduit trop de fois pour avoir gardé le message original. Ha oui tu as raison c’est de la merde.
Mais non j’ai pas envie de crever. Et puis surtout j’arrive pas à lui dire de partir.
Au bout d’un moment quand même (1h du mat… j’ai l’impression que ça fait 15 heures que j’y suis) je lui dis qu’il commence à se faire tard et qu’à un moment donné je vais aller me pieuter. Donc là le gars il propose de rouler un dernier pliff. D’accord j’en profite quand même pour lui dire qu’il ne se passera RIEN. Et là le mec il prend ça comme une question (ha ben écoute je sais pas on sait jamais tu sais) OUI MAIS NON !!!! C’était PAS une question. J’teul dis. Y’s passera rien. Point.
Et là le mec il fume pas un spliff, il se met une méga-caisse. J’ai jamais vu ça. Je veux bien admettre que j’ai un problème d’addiction, mais là faut pas déconner. Genre fumer une pipe de teush sans tabac c’est quand même de l’inédit pour moi, à ce moment là j’ai mal à sa trachée ses poumons sa gorge à sa place.

Bien évidemment à 2h du mat le mec il comate dans mon canapé, complètement largué. Là je prends conscience que le social c’est mon travail et que ça me fait un peu chier d’en faire en dehors de ce cadre là. Hop je trouve du courage « oui alors je vais aller me pieuter là » (HAAAAAAAAAAA CAAAAASSE TOIIIIIIIIII). Oui une prochaine fois peut être hein.

Je suis trop une merde.

Et depuis ce temps là (fin juillet hein) le mec il arrête pas de m’appeler ! Et je sais que le plus facile c’est de décrocher et de lui dire poliment casse toi. Mais j’ai pas réussi et là je suis passée en mode je m’en fous, étude sociologique du boulet. Je regarde mon téléphone sonner et je me dis juste tient ça fait trois mois. Et il continue à me dire qu’il passerait bien me voir parce que décidément je suis super sympa. Sur mon répondeur vu que je décroche jamais.

Je suis blasée. La vie c’est de la merde. En plus si je lui avais dit de suite, vous imaginez comme il serait vachement plus court ce post ? Non vraiment la vie c’est de la merde.

J’hallucine

Mardi 9 octobre 2007

J’hallucine toujours un peu au taf quand je vois la décontraction des gamins quand ils se foutent de nos gueules et aussi quand je vois la déception dans leurs yeux parce que… merde, gaulé !

En fait c’est pas que j’hallucine, c’est que j’adore leur rappeler que j’ai eu leur âge moi aussi, et qu’il y a des trucs… c’est bon c’est pas à moi que tu vas la faire celle-là. Parce que c’est vrai, j’avais oublié quand j’étais gamine et que je faisais une connerie, persuadée que de toutes façons les adultes étaient tous cons, et que ça passerait toujours comme une lettre à la poste. Bon ça passait jamais hein… Mais ça ça fait partie des trucs de merde de l’adolescence… En fait toute l’adolescence c’est de la merde… Bon bref ! Donc les gamins nous prennent pour des benêts et des fois ça me fait bien marrer quand même.

Exemple : on a un gaminou de 6 ans, que l’autre fois j’envoie à la douche, qui essaie de négocier des fois que je le laisserai puer pendant 2 semaines on sait jamais. Que dalle bien évidemment à la douche bordel hop hop hop. Et là mon gaminou il me dit qu’il peut y arriver tout seul, alors je décide de le croire et de le laisser faire tout seul.
10 minutes après il redescend, en pyjama, tout content, tout prêt et tout. Seul soucis… ben y a pas d’eau qui a coulé quoi. Donc je le regarde un peu médusée genre bordel j’y crois pas il me la fait. Haaaan comment il me prend pour un gros jambonneau ! Du coup je l’ai pris à son propre jeu et je lui ai demandé de m’accompagner dans la salle de bain pour « vérifier qu’il avait pas mis de l’eau partout et ranger les serviettes ». Mouahahaha je suis une vraie connasse !!! Donc mon pioupiou il était super emmerdé, il a bien essayé de se débattre avec des idées sorties de pays imaginaires (c’est de l’eau magique diiiiid j’te jure) j’avais un petit sourire triomphant en le collant moi-même dans le bac de douche. Mouahahaha…

Mais le plus marrant c’est les ado. Ha mais qu’elles me font marrer ! Donc les ados qu’on a en ce moment, et quand même pas mal d’ados en général sont dans les représentations de l’éduc parfait. Moi je croyais qu’il n’y avait que les éducs cons qui nous pensaient parfaits mais non, y a les ado aussi. Donc nos ados sont persuadées qu’on traverse toujours quand le feu est vert, qu’on boit pas parce que c’est mauvais pour la santé, que quand on est pas au taf on ne pense qu’à eux, qu’on baise pas et surtout qu’on fume pas de ganja… mouahahaha hahaha hahaHA HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA HAAA pause pipi j’en peux plus…

Donc oui nous éducs on fume pas, JAM… HAHAHAHAHAHAHAHA cough cough cough HAHAHA cough (tient, il faudrait que je songe (juste songer… Han génial une parenthèse dans une parenthèse) à moins fumer quand même, j’arrive même plus à rire sans m’étouffer et ce que j’écris ne veut rien dire). Enfin bon bref blablabla pouet pouet pouet.
Alors c’est toujours un peu amusée que je les écoute parler des éducs absents : « haaaan hihi lol machin il est pas là alors que cet aprem on va faire du vtt il doit trop être dégouté il adore quand on fait du vtt ». Hahaha ! Bon écoute ma chérie c’est facile, on adore être ici, et dans la vie il n’y a qu’un truc qu’on aime plus qu’être ici, c’est être PAS ici. On a des vies bordel ! Enfin moi pas tant que ça, mais c’est pas du tout le sujet.
Et alors le top du top, le jour ou j’ai vraiment, mais vraiment halluciné, c’est quand deux de mes ado sont rentrées défoncées au foyer… Et qu’elles m’ont demandé du collyre pour leur conjonctivite… Si je me rappelle bien, j’ai ouvert des yeux grands comme des billes tellement j’hallucinais qu’elles puissent me la faire. A moi ! Bon ben si elles me la font forcément, je suis éduc, je fume pas de résine de cabannis. C’est pas possible, j’en ai entendu parler mais j’en ai jamais vu ! Par contre j’ai adoré la gueule qu’elles même ont tiré quand j’ai dit que je savais reconnaitre une conjonctivite quand j’en voyais une et que le minimum c’était quand même d’assumer. Mouahahahaha ! Gaulées !!!

Ils sont cons ces gamins !

Bon en même temps y a des fois où ils nous prennent pour des jambonneaux et ça passe. Parce que malgré tout ils ont bien compris qu’on était pas parfait et qu’on avait des failles. Qu’est-ce qu’elle est belle quand même cette conclusion je l’encadrerai tellement je trouve ça beau, j’en chialerai presque.