Archive pour juillet 2007

L’administration (encore et toujours…)

Jeudi 26 juillet 2007

Ca faisait un moment que l’administration m’avait pas fait chier… Et ça m’avait bizarrement pas manqué.

Tout a commencé le mois dernier (parce que l’administration ils savent pas te faire chier un bon coup et c’est fini naaaan, ils font ça sur la durée). J’ai reçu un courrier expliquant que le 30 juin ma formation prenait fin et qu’il fallait que j’avais jusqu’au 5 juillet pour réactualiser ma situation. Comme j’étais en stage jusqu’au 25 juillet, le temps de récupérer les attestations tout ça, j’appelle l’anpe le 4 juillet pour leur dire « elle part aujourd’hui me radiez pas ça serait cool merci ». Et là… « mais vous êtes radiée depuis le 1er juillet ».

Monde de merde !!!! ANPE je te maudis !!!

Bon du coup, j’y vais, avec mon attestation, je fais la queue une plombe, je prie secrètement pour pas avoir à me retaper toute la chaine avec tous les retards de paiement machin ça me foutrait un peu les boules… Et joie bonheur la nana prend mon attestation et me dit ne vous inquiétez pas, on va continuer les droits y a pas de soucis, on fait le lien avec les assedics, pensez bien à déclarer votre changement de situation le 25 juillet et tout est bon ».

Je n’ose y croire. Ca ne m’a pris qu’une heure, tout est déjà réglé, la chance est au rendez-vous je suis une meuf géniale et tout me sourit. Bon, donc là c’est toujours ma petite naiveté, mon côté un peu kikoo lol qui fait que je veux absolument croire qu’un jour ça sera facile l’administration.

Donc hier, 25 juillet hop site de l’assedic, réactualisation joie bonheur tout va bien. Et là le petit message qui fait zizir… « vous êtes radiée depuis le premier juillet ».

MAIS C’EST PAS VRAI BORDEL DE MERDE !!!!!! Je vous déteste tous !! Ta mère suce des bites en enfer !!!!!! Putain jamais j’y arriverai…

Bon je ravale mon désespoir et j’appelle les assedics pour savoir quoi comment merde ! Et là je tombe sur la nana que je déteste et que je détesterai toute ma vie. La meuf sympa, pas méprisante, que je peux pas haïr parce qu’elle m’explique tout bien avec plein de douceur et patati patata. Donc en fait c’est juste que l’anpe c’est des connards et qu’ils devaient faire suivre mon attestation et qu’ils l’ont pas fait merci tas de cons.

Du coup ben je suis toujours radiée, le temps que l’anpe se réveille et fasse suivre mes trucs. Du coup je vais rien toucher ce mois-ci. Du coup la vie c’est de la merde.

La messe est dite je crois.

La convocation

Mercredi 25 juillet 2007

Aujourd’hui hé non braves gens point de Marineland… Je ne suis toujours pas remise. Et puis j’ai mieux que ça.

Pour cela hop ambiance contexte pchhhhhh houaaa c’est magiiiique. Reprenons à mon premier boulot dans le social avec mes bernardos. Nous avions un outil (je dis outil ça fait super professionnel je trouve) donc un outil qui s’appelait le cahier de liaison, dans lequel nous racontions le quotidien quoi, ce qu’on note ce qu’on voit machin truc bidule. Et moi youhouuu c’était un peu folklo quoi quand j’écrivais parce que j’écrivais comme ici. Et un jour l’éduc il me dit « bon écoute did c’est pas possible tu peux pas écrire comme ça, si on se fait saisir ça passera jamais devant un juge » (en fait on peut se faire saisir ce cahier il est pas confidentiel quoi, donc effectivement faut faire gaffe à ce que tu marques dedans) « hiiiiiiiii mais comment je vais faire pour m’exprimer moi ?? » « ben comme tout le monde t’as qu’à faire un blog » « … ». Et voilà ce qui m’a mis dans la merde puisqu’aujourd’hui je suis toujours là…

Donc là hop transposition hop presque le présent j’arrive dans la nouvelle équipe au mois de mai. Et là j’hallucine quand je vois leurs écrits… Ils se lachent ! Ils écrivent avec leurs tripes tout ça tu vis leurs journées avec eux. Donc moi hop direct je me lache. J’attends les réactions j’ai deux trois retours positifs ça flatte mon égo c’est sympa alors je continue. Pour être sure que je suis dans les clous je passe même une heure sur le truc avec mon formateur de terrain pour m’assurer que voilà ça craint rien même si on se fait saisir. Pas de problèmes vasy lache toi sur le cahier c’est toujours mieux que sur les gamins. Et là champagne yeaaaah.

Donc on part en camp. A 500 bornes. Deuxième jour on va à la plage on rentre et là message sur le portable de l’équipe, le directeur qui veut être rappelé en urgence. Pas le chef, le directeur. Et le directeur il a une quinzaine de services, tu le vois jamais, il fait principalement de l’administratif. Donc quand il appelle, c’est qu’il y a un gros soucis. Et c’est sans étonnement que je vois les éducs blêmir. Etant stagiaire je la joue hooooo c’est ballot alors… un problème institutionnel… merde alors. Bon ben du coup ça me regarde pas je file dans ma piaule. Et c’est par contre avec un étonnement non dissimulé que je vois apparaitre un éduc à ma porte… « heu… en fait c’est pour toi ».

Montée de sueur.

Bordel… « heu… allo ? » Vous savez ceux qu’on dit avec une petite voix aigüe parce qu’on sait qu’au bout du fil… ça pue. « oui bonjour directeur à l’appareil on se connait pas je crois ». Pas encore, mais j’ai envie de dire que vu qu’il s’emmerde à appeler la stagiaire à 500 bornes, ça va pas vraiment tarder… « Oui alors voilà je vous appelle au sujet d’un incident que vous avez relaté blablabla ». En fait le truc c’est qu’on avait un gamin qui avait fini au commissariat pour une grosse connerie et donc hop plainte garde à vue saisie du cahier de liaison… Et là le directeur il était au commissariat en train de déchiffrer mon humour à 5 centimes… Et bien évidemment ça c’est fini par « bon et puis vous êtes stagiaire hein vous en faites pas mais… vous prendrez rendez-vous la semaine prochaine… on parlera de vos écrits ».

Là chuis en vacances. Je pense que je vais attendre la rentrée.

Mais quelle vie de merde.

La plage

Lundi 16 juillet 2007

Alors voilà, je me casse une semaine en camp à la mer avec mes rémis et hop, je rentre le blog il est tout pété ! Qui c’est qu’a fait le con encore hein ??? Ha merde c’est moi… En fait j’étais bombardée de spams et je le savais pas (parce que j’ai le niveau d’une huitre cuite en informatique) et du coup free ils m’ont coupée mon truc mais heureusement super Fab (qui touche sa race en php visiblement… ou pas en fait j’en sais rien) était là et a tout réparé.
Vous vous en foutez ? Ben pas moi. Merci fab.

Bon donc oui une semaine à la plage avec mes rémis.
Alors on est parti sur la cote d’azur (ho yeaaah) faire bronzette et profiter du soleil pendant que tout le reste de la france se gelait le cul (mouahahaha !!). Donc moi je me disais putain la côté d’azur et tout comment on va se la péter au milieu des vieilles rombières pétées de tunes ça va le faire. Et bien pas du tout. Alors la côté d’azur je connaissais pas (étonnant hein ? je sais) mais j’ai donc découvert qu’il y a 2 types de côte d’azur. Celle avec tous les préjugés, et celle moins connue pour les pauvres. Car oui, mes amis, il y a bien un coin pour les pauvres et ceux qui veulent se la jouer « moi je pars sur la côte d’azur en vacances et ouais je suis un fou dans ma tête lol » sans en avoir les moyens. Et c’était là qu’on était, Bandol… La ville qui ressemble à la grande motte avec moins de pyramides… Mais les mêmes gens.

Donc bandol et le coin là bas, la population sur la plage c’est sympa. Plein de vielles rombières hein, ça c’est une constante, le genre toutes fripées par le soleil, mais sans la tune. Avec un maillot de bain faux chanel et des boucles d’oreilles en toc. Mais y a aussi plein de cagoles ! Avec des énooooormes faux seins tout moches (et je dis pas ça par jalousie hein) et un maquillage assez… comment dire… voyant quoi. A la plage oui. Et avec ça son lot de beaufs dans notre genre, ou dans le genre de ceux qui vont au camping, qui parlent fort et qui ont du bide. Bref, la france et ça me fait toujours aussi peu plaisir de la voir.

Alors la plage en elle même (parce qu’à la base c’est là que je voulais en venir, donc le post est pas encore fini, donc ça va être encore long) j’avais un peu oublié ce que c’était. J’avais oublié déjà le côté méditerranée avec son bout de plage tellement rachitique que t’es obligé de plier ta serviette en deux si tu veux poser un bout de fesse. Top agréable. J’avais oublié le côté sable dans la gueule chaque fois que tu tournes la tête. Par contre j’ai vachement apprécié le bruit des cigales. J’ai été surprise en retournant dans ma chambre la première fois en entendant toujours le bruit des cigales, même dedans. Et puis j’ai réalisé que c’était juste que j’avais du sable jusque dans la raie… (et oui… retour avec perte, fracas, classe, finesse et poésie). J’avais oublié le kilo de sable que tu retrouves le matin par terre, et que si tu fais pas gaffe tu te couches avec !!!! Et la nuit ça gratte.

J’ai découvert aussi. J’ai découvert le photographe hype de la plage. Parce que sur la côté d’azur, c’est pas paquito qui vient te vendre ses chouchouuuuuuux beigneeeeeeets non pas du tout t’es tranquille ! A ce niveau là, parce que du coup c’est roberto qui vient te mitrailler de photos sur ta serviette et puis dans l’eau et puis sur le rocher là bas vasy bouge ouiii c’est bien fait l’amour à l’obj… HEY !!! Avant de te refiler sa carte pour aller payer une fortune une photo moche… Merci roberto.
J’ai découvert aussi les joies d’être en groupe atypique sur la plage. Pas une colo, genre 50 non ça les gens ils connaissent ça fait pas peur. C’est pas non plus le groupe de 10 potes, mixte, et tous du même age. Non, c’était le groupe de 4 adultes 7 mômes, de 4 à 17 ans, des grands blackos des petits brounes des adoes kikou lol qui écoutent leur musique DE MERDE sur leur portable toute la journée (et toujours le meme morceau de dance j’ai cru devenir dingue) et des gaminous qui font « haaaaaaaaan mais heuuuu pourquoi t’as cassé mon chateau de sable gros connard » (parce que oui, niveau floraison de langage on était vernis). Donc les gens ils nous regardaient toujours bizarrement. Et puis ils se permettaient une réflexion ou deux. Alors on essayait de faire pire. Parce que merde hein moi des fois les gens ils m’énervent et que je suis pas chez moi pendant 5 jours non stop jamais faut pas me faire chier.
Mais c’était bien sympa. Sauf marineland.
Mais ça sera pour un prochain post. Parce que oui hein là je vous allume bien quand même hein.

Fallait bien trouver un truc pour rappeler que la vie c’est de la merde.

Le vortex spatio temporel

Lundi 2 juillet 2007

Je sais plus y a combien de temps de ça, j’avais fait un post pour parler des objets qui me détestaient, notamment ma carte d’identité qui s’était planquée pendant dans des mois dans mon sac, à se tordre chaque fois que ma main passait dans le sac pour vérifier que j’avais bien regardé partout bordel !!! Et cette même foutue carte n’avait rien trouvé de mieux que réapparaitre pile poil le jour ou je vais chercher ma nouvelle carte d’identité après déclaration de vol administration pas sympa attente pendant des semaines. Salope de carte !

Aujourd’hui il est temps pour moi de rétablir la vérité et par là-même réhabiliter cette pauvre carte d’identité qui, j’en suis sure, n’a jamais cessé de m’aimer et n’a jamais cherché à se cacher de moi.
En fait elle était passée dans un vortex spatio temporel. Ne riez pas je m’explique.

Avant de partir en formation (école toussa) je me suis posée la question de mes clés au boulot. Genre j’ai pas envie de les perdre, sinon y a moyen que le chef me casse la gueule et puis merde c’est trop la te-hon zy va sa maman pourquoi je parle comme ça. Bref un objectif, ne pas perdre mes clés pendant 15 jours d’école ! Donc forcément je cherche un endroit propice où je serai sure de pas les perdre. Et quoi de mieux que mon casier au taf ?
Alors là maintenant avec le recul je me dis tient, c’était vraiment la pire idée de merde jamais vue dans le milieu depuis 1983. En fait les casiers des éducs sont juste à côté des casiers des gamins, et y a rien qui ferme à clés. Donc un gamin qui gratouille un peu hop il tombe sur mes clés et là je suis vraiment dans la merde. Genre avec un trousseau de clés des éducs on ouvre toute la baraque, piaules bureaux des éducs et des chefs la bouffe tout. Mais sur le coup je trouve limite que c’est une idée lumineuse donc hop clés dans casier pas bouger.

Quand même la veille de reprendre le taf, je fais un tour chez moi pour être sure qu’au dernier moment mon inconscient parfois si autonome et indépendant de ma conscience n’aurai pas décidé de rapatrier les clés (si ça se trouve lui il avait vu que c’était une idée de merde le passe dans un casier accessible à tous). Alors je regarde dans mon machin à l’entrée, là où je mets toutes mes clés (et dieu sait quoi d’autre…), sur ma bibliothèque, dans le truc où je mets tout ce qui sert à rien chez moi (genre mon baume du tigre et ma vieille clé usb de 1986) et mes lunettes de soleil, sur l’espèce de barnum que représente mon bureau… et bien évidemment dans mon sac, histoire de vérifier que je les ai pas trimballées pendant 15 jours sans m’en rendre compte quoi. Rien. Ok elles sont au boulot.

Le lendemain j’arrive au taf je vais dans mon casier et là, horreur malheur putarace de bordel ta mère pas de clés !!!! Donc je passe un peu par toutes les couleurs, je retourne mon sac (sait-on jamais), je pleure aussi je crois. Ou sont mes clés putain c’est pas vrai raaaaaaaa je vais me faire démonter la gueule.
Ok alors pas de panique. Déjà le dire au chef (de toute façon il devrait rapidement voir que je suis un boulet qui doit demander de l’aide pour ouvrir n’importe quelle porte) mais quand même essayer de faire passer la pilule. Et bien évidemment j’opte pour l’option je le prends pour un con. Très mauvaise idée bien sur. Je vais le voir pour d’abord lui demander un renseignement, genre je m’intéresse à mon stage et la protection de l’enfance est un sujet qui me tient tellement à coeur que je suis à bloc dés le lundi 7h30 je veux connaitre les tenants et aboutissants d’un entretien avant de lacher discrètement que au fait chef mes clés donc soit elles sont dans mon bordel, soit elles se baladent dans la villa voilà allez à plus.
Bon en fait heu il s’en foutait, ça arrive à tous les éducs bon voilà il m’a fait faire des lignes c’était pas si pire quoi.

Donc le soir je rentre chez moi je retourne mon appart. Littéralement. Je regarde partout, je vide mes tiroirs, je vais même retourner ma salle de bain, alors que franchement, pourquoi est-ce que j’aurai foutu mes clés dans la salle de bain ? De dépit, je finis même par jeter un coup d’oeil dans mon sac.
Avec mes clés.

Je vous assure ça ne peut être qu’un vortex spatio temporel il n’y a pas d’autre explication.

Depuis mes collègues m’appellent le boulet… Putain encore 10 mois à faire… La vie c’est quand même un peu de la merde là.