Archive pour décembre 2006

Courage, c’est bientôt fini

Samedi 30 décembre 2006

Encore une fois je remarque que tout le monde n’a pas joué le jeu. C’est malin. Je pensais il y a deux ans que ça y était, le monde avait enfin compris que l’horreur malheur culpabilité c’est tous les jours, sauf le 25 bordel de merde. Le tsunami nous avait fait croire qu’enfin les gens avaient compris, que hein ouiiiiii ils sont malheureuuuuuux tout çaaa la vie c’est de la meeeeerde on entend bien. Mais pas le 25 bordel !! On a quand même droit à un jour dans l’année où on peut bouffer du foie gras, vider le ballon d’eau chaude sous la douche et niquer un peu plus la planète sans qu’on vienne nous faire chier avec la misère et la mort à la télé non ?

Encore une fois quelqu’un n’a pas joué le jeu. Merci James Brown, comme si ta petite pneumonie pouvait pas attendre un jour ou deux…

Allez courage, après le jour où on est obligé d’être heureux (nanan pas la choix a noel faut sourire et être plein de joie), plus que le jour où on est obligé de faire la fête et ça sera fini.

Ou pas, puisqu’après pendant un mois on va se faire chier a souhaiter la bonne année à des gens dont on se fout royalement. Bon ben même en 2007 la vie ça sera de la merde.

La journée de…

Lundi 18 décembre 2006

Entendu au boulot :

Ouin ouin : Did on bosse cette semaine ?
Moi : Vous, vous bossez jusqu’à jeudi et les éducs on bosse jusqu’à vendredi.
Ouin ouin : Et vous faites quoi vendredi ?
Me : On a une journée de formation.
Ouin ouin : Et vous faites quoi pendant les journées de fellation ?
Myself : Si tu savais Ouin ouin… si tu savais…

Mon boulot, c’est comme la vie (voire même c’est la vie), de la merde, mais des fois quand même y a pas à dire, je me marre bien.

Les éducs spé

Vendredi 15 décembre 2006

Il y a pas très longtemps j’ai eu 2 semaines de regroupement. C’est un mot un peu classieux pour dire que j’étais à l’écooooole, avec mes cahiiiiiers, et pis les proooooooooofs et la queue à la machine a café et les préfabriqués qui puent le moisi.

Donc mine de rien avec mes futurs collègues on commence à un peu plus communiquer puisqu’on commence à être à l’aise. Et là j’ai vite réalisé qu’en gros y a deux catégories d’éducs.

Alors la première c’est la mienne, c’est à dire le cliché de l’éduc. Le fumeur de oinj qui fait ses soirées à grands renforts d’alcool et dont la conversation tourne autour de cul bite couille… Voilà c’est tout. Pas mieux.

La deuxième c’est la catégorie intello. Eux je les aime bien, ils me font marrer. La façon dont ils se prennent le mou sur « la prâtique prôfessionnelle ». Parce que voyez vous nous ne sommes pas n’importe qui, nous sommes des éducateurs spécialisés. Le savoir ? C’est nous. L’avenir de l’humanité ? Dans l’éducatif, c’est à dire nous. La réflexion ? Bah nous voyons, attendez on va écrire un mémoire nous hein. Franchement les Mines à côté ? Bah de la pisse de chat, tout juste bonne à former nos sous fifres. Attendez on est éducateurs spécialisés d’accord ? Les gens nous écoutent pas mais ce sont des cons parce que nous on sait OK ?
Alors je sais pas pour vous, mais par chez moi, éducateur spécialisé ça a jamais fait rêver personne. Neurochirurgien oui. Educateur spécialisé non. Un métier qu’on peut pas faire oui. Un métier qu’on veut pas faire non. Moi ça me paraît plutôt logique.

Là où c’est marrant, c’est forcément dans le discours de ces super-éducators. Parce que j’ai pu entendre des trucs, sérieux une telle naïveté ça m’a presque tiré une larme. L’histoire vient d’une meuf qui croise des ouinouins légers (donc plutôt autonomes intelligents développés) dans le tram souvent le matin pour aller bosser. Et comme ils sont jeunes et entre potes, ils foutent le bronx. Et la grande question, ZE COUECHTIEUNE c’est : « je suis éduc spé (pas éduc attention, éduc spé) comment intervenir de manière EDUCATIVE pour qu’ils soient respectueux des autres, avec une attitude appropriée en société ? ». Moi ça me fait peur, ces gens là, éduc c’est pas leur boulot, c’est leur vie. A croire qu’ils ont rien d’autre.
Imaginez un peu : « salut je m’appelle robert » « salut je m’appelle did éducatrice spécialisée ». Tu n’es plus que ça, tu vis ça, tu lis ça, tu sens ça, tu regardes ça et même quand tu baises tu te demandes comment en faire un acte éducatif. La vraie vie de merde quand même…
Là je ferme les yeux et je les imagine marcher dans la rue pour aller manger chez la belle mère, croiser un clodo et niquer leur forfait pour lui trouver une place en accueil d’urgence. Ou alors s’arréter à chaque hall d’immeuble avec deux ou trois gamins en train de zoner pour faire de la prévention. Ou bien encore venir vous voir le dimanche après midi quand vous êtes au parc avec vos gamins pour vous dire que ce que vous faites là c’est anti éducatif vous infantilisez votre enfant là ou vous ne vous rendez pas compte qu’en lui disant va jouer laisse moi lire vous le mettez dans une situation de rejet et que ça n’est pas ça éduquer ses enfants. Flippant hein ? Ca me fait le même effet que quand je croise mon psychiatre a carrefour, que je le surprends en train de matter mon caddie (bière nutella) et que je me sens de suite analysée. Du coup je bloque et je pense pas à regarder ce que lui a dans son caddie, pour voir quel genre de merdes il bouffe lui parce que je sais que t’es humain ok !!!! Parce que tu fais ton malin dans ton bureau avec ton stylo mais je suis sure que toi aussi t’achètes des knakies !!! Et du surimi aussi j’parie… Enfoiré va… Mais je m’égare…

Donc la bonne nouvelle, avec ces éducs, revenons à nos moutons merci, c’est que ces gens là ils ont le temps de se prendre plein de baffes en trois ans.

La mauvaise c’est que comme la vie c’est de la merde, certains resteront avec cette mentalité là, et que sur le terrain, ce sont toujours les éducs les plus cons.

La SeuNeuCeuFeu

Lundi 11 décembre 2006

Comme je suis pauvre j’ai droit à une carte de réduction de la région pour prendre le train pas cher (75% de réduction quand même, ce n’est point négligeable). Donc je regarde combien ça me coute pour rentrer chez papa maman, 10€… ok donc moins cher que l’essence si je descends en caisse. Je jette quand même un oeil au temps de trajet (parce qu’il faut y aller dans le trou du cul du monde…) et là joie bonheur, je vois que pour y aller, en partant à 9h le matin, j’arrive à midi et demi. Ce qui, pour le trajet que c’est, est plus qu’honorable croyez moi aller en ardèche, je connais un président de la république sur le déclin qui dirait « c’est beau mais c’est loin », et il aurait pas tort.
Donc je prends mon billet, je fais mouhahaha un jour je serai maitre du monde (je ne sais pas si j’ai dis ça en lien avec le fait de prendre le train mais bon…). Et le jour dis j’arrive à l’arrache (comme d’habitude) à 9h-2 à la gare en courant. Je cherche mon train sur l’affichage, et là, horreur malheur… ce putain de train de merde est en fait… un car !

Alors je vous explique. Le train, c’est chiant mais c’est grand, y a de la place, et souvent des petites tablettes pour pouvoir bosser (oui j’avais tout prévu attention je suis une fille sérieuse). Dans un car on est serré, y a pas de place pour mettre ses guiboles, le voisin il est sur ta gueule et pour bosser tu peux réver.
Je verse une larme, l’idée de me tapper 3h30 de car en tout ne m’enchante pas vraiment…

Mais bon je vais quand même à la gare routière histoire de jeter un oeil, on sait jamais. J’arrive à la gare routière, et là devant le car, je vois une espèce de mélée qu’on aurait dit un match du XV de France en train de rencontrer de manière inamicale les All Blacks. Carnageux quoi…
Donc je refuse de prendre place à ce numéro digne de pinder (ouaiiiiiis allez on se marche tous sur la gueule pour s’entasser comme des ploucs) et bien évidement je me retrouve, avec une petite dizaine de gens dans mon cas) sur le carreau parce que… plus de places. Bah ouais un vendredi, les étudiants ils rentrent chez eux monsieur sncf hein, y a plus de monde que le reste de la semaine ! Donc le mec qui veut pas nous laisser monter passe un coup de fil et nous dit « y a quelqu’un de l’accueil qui va arriver ». Alors on attends. Et 20 minutes plus tard qui est ce qu’on voit arriver ? Ben personne… Alors on bouge tous ensemble nos culs jusqu’à l’accueil, où le mec ne savait pas qui on était (mais qui a t’il appellé le gars ?). On lui explique le problème, surtout ceux qui ont des correspondances à valence (moi j’ai 15 minuets d’attente, 20 minutes de poireaute déjà, je sens que ça va être raide). Le gars il passe un coup de fil et nous dit « faut prendre celui de 10h20″.
Donc là y a quelques personnes qui gueulent, surtout les deux gars qui vont à toulouse et pour qui c’est la troisième fois que ça leur fait le coup. Donc voilà la petite troupe qui se dirige pas contente vers le bureau du chef de gare (de plus en plus petite, on doit être 6 à tout casser) pour savoir pourquoi ils collent pas un train putain de bordel de merde ta race connard et nos correspondance bordel de chierie de merde !!!! Donc le mec est super emmerdé et nous explique « ha c’est pas moi c’est la région qui veut ça nianiania » et il nous sort gentiment une feuille avec nos trajets réaménagés. Et là je vois qu’il me sort un trajet avec un départ à 11h, pour arriver à aubenas à 15h30… au lieu de 12h30 donc.

Je verse une larme, je regarde l’heure, il est 10h…

Au final j’ai pris un tram en sens inverse, direction ma caisse, la sncf, pas possible, à elle de me faire préférer la pollution avec ma tire.
La morale de cette histoire ? Enfin… La scnf, c’est comme la vie… en pire. De la merde, en barre.