Archive pour novembre 2006

moment de solitude (42ème du nom)

Mardi 28 novembre 2006

En ce moment je suis à la recherche d’un stage long, 31 semaines entre mai prochain et juillet 2008 (bah vi stage long quoi). Et j’ai envie de changer de populace un peu… parce que bernardos et ouinouins c’est sympa mais y a pas que ça comme « problématique », qu’ils disent.

Alors moi je cherchais les enfants battus. Bon pas possible ils ont déjà trop de stagiaires. Bon c’est pas grave des malheureux en difficultés y en a partout, alors je cherche sur le site officiel du ministère de la santé tous les organismes de protection de l’enfance, et je tombe sur un qui me parait intéressant, le Service Educatif Auprès des Tribunaux. Le seat quoi.
Je relève le numéro de téléphone du même site officiel machin nianiania et ce matin, je les appelle et très polie :
- »Bonjouuuur voilà je suis en formation éduc spé et là je recherche un stage long, de mai prochain à juillet 2008 et je voulais savoir si éventuellement vous preniez des stagiaires et si oui à qui je dois adresser ma demande ? »
- »Pardon ? »
(ok pas grave une lourde j’ai l’habitude je gère)
Je répète mon truc en plus fourni, ou quand comment d’ou je viens blablabla. Et là la nana elle me tue :
- » Heu écoutez il doit y avoir un problème là, ici, vous êtes chez un concessionnaire SEAT… »
Blanc… bien évidemment…
- »ok, est ce que je vous ai dit mon nom ? »
- »Je ne crois pas »
- »Alors l’honneur est sauf. Au revoir ! »

Life sucks and then we die.

La caf

Lundi 27 novembre 2006

Et oui, en ce moment je suis à fond d’administration. Faut dire que 650€/mois pour vivre ça vous fait marcher n’importe quel cul de jatte, et ça fait surtout ravaler sa dignité quand en face de soi on a quelqu’un de pas super sympa mais que ce quelqu’un pourrait nous sauver le mois prochain…

Donc ma bataille… après mon fils (jeu de mot ouais je sais pouet pouet pouet ça va hein), les impots, l’anpe, la caf ! Ma bien aimée. Donc fin juillet je me retrouve au faux chomdu, sans chercher de taf mais avec la vraie galère financière qui va avec. Les joies des jours de carence tout ça, joie bonheur quoi. Début septembre je suis plus considérée comme glandeuse mais bien comme chomeuse et je commence enfin à toucher les assedics. Joie bonheur.
Je fais donc un mail à la caf pour leur signaler que j’ai changé de situation toussa, normal. Et là réponse ne m’a même pas étonnée (enfin si un peu, toujours mon histoire de naïveté, ça va bien se passer ce coup ci patati). A savoir : on voit bien que vous avez changé de situation nianiania toutefois il a 60 jours de carences avant recalcul de votre aide au logement. ATTENTION, SI D’ICI LA VOTRE SITUATION CHANGE DITES LE PARCE QUE NOUS, ON VE-RI-FIE-RA !! Haaaa la confiance de l’administration ! Après ils s’étonnent qu’on les traite de connards… Enfin bref !

Le 10 novembre dernier, c’est toute fébrile que je fais un mail à la « salut les gars comme je sais que vous ne prendrez pas la peine de faire mon changement de situation si je vous le demande pas, je prends les devants, je suis toujours au chom, j’ai besoin de thunes merci de vous bouger le cul bande de feignants et de prendre contact avec les assedics pour vous assurez que je ments pas ! » Avec les formes bien sur… en demandant au passage si c’est rétroactif et sur combien de temps. Après ça je file illico faire une simulation sur leur site et là, orgasme, 233€ d’APL. Que demande le peuple ?
Une semaine après, je reçois une réponse par mail : « Votre nouvelle aide est de 180€ ». Voilà. C’est tout. Pas mieux. Comme j’ai rien de mieux à foutre de mon temps, je leur refais un mail… avec en gros, moi sur votre site on me dit pas pareil, pourquoi ? est ce que c’est rétroactif et sur combien de temps ?
Quelques jours après je reçois à nouveau un mail : « Votre nouvelle aide est de 180€ ». Voilà. C’est tout. Pas mieux. Comme j’ai envie d’être conne jusqu’au bout, je refais un mail qui redemande les mêmes trucs et j’ai de nouveau la même réponse. C’était une perte de temps je sais, mais c’était pour reculer au maximum l’échéance du « bon ben j’y vais alors ».

La semaine dernière je vais à la caf. J’arrive. 15 personnes devant moi mais… (joie bonheur), les 15 guichets sont ouverts. Trépignements, excitation, youhouuuuu j’en ai pour 10 minutes !!!! Oui, mais non. Comme c’était 15h45, y en a 13 qui se sont barrés et on s’est retrouvés à 15 pour 2 guichets. Etonnament je n’ai pas pleuré. Une fausse habitude je suppose.
Une heure plus tard (ils avaient tout éteint pour pas que les gens s’approchent du batiment) j’arrive enfin au guichet et je demande mes pourquoi du comment machin c’est possible tout ça dites ? Donc en gros c’est parce que déjà ils se basent sur le loyer de janvier (alors que l’augmentation est en juillet) et que pour 10 euros de moins que maintenant, je descends d’une tranche et je me fais niquer de 50 euros… Et c’est pas rétroactif. Et non y a pas d’aide pour compenser les mois de carence parce que même si t’étais au chomage eux ils disent que non.

5 minutes au guichet.

La caf ça me fait chier. Je la hais.

Je veux plus entendre parler d’administration avant… pfiouuuuuu bien une semaine… j’attends les réponses des bourses là… Et oui la vie c’est de la merde. En barre pour le coup.

Une journée loose

Vendredi 24 novembre 2006

Une journée loose, c’est pas une journée de merde, même si toutes les journées qui passent c’est de la merde je suis d’accord. Là non, aujourd’hui pour moi c’était de la merde mais plus orientée loose quand même.

Je m’explique, une journée de merde elle commence quand votre réveil sonne à l’heure où vous devriez être à l’arret de bus. Une journée de loose, c’est une journée où le réveil sonne à l’heure et où à l’heure dite vous êtes à l’arret de bus et vous vous rendez compte que vous avez pas votre portefeuille, donc pas votre carte de transport, ni de monnaie et que donc vous ne pourrez pas monter puisqu’il faut valider pour pouvoir monter…
Finalement une journée de loose c’est arriver une demi heure à la bourre (comme à peu prés tous les matins).

Mais pas que.

Une journée de merde c’est perdre son ticket du self du centre de formation entre le moment ou tu vas commander (10h) et le moment ou tu vas chercher ta bouffe (12h30). Une journée de loose, c’est réussir à en voler un, essayer de gruger et se faire niquer parce que « écoutez ma brave dame, je vous ai pas vu ce matin je vous dit, des collants pareils, ça m’aurait marquée »…
Finalement une journée de loose c’est se faire niquer par la nana que t’essayais de niquer.

Mais pas que.

Une journée de merde c’est finir sa soirée dans un bar pour la sempiternelle murge du joudi et se rendre compte qu’on s’est planté de bar. Une journée de loose c’est finir sa soirée dans un bar pour la même chose, mais arriver et se rendre compte qu’il n’y a que la branche « intellectuelle » de la promo qui est là, avec des discussions passionnantes (l’autre fois sur mon lieu de stage je me suis fait mal au dos hihihi, mais tu sais je suis cambrée naturellement j’ai fait beaucoup de danse quand j’étais petite, d’ailleurs dans ma pratique professionnelle j’aimerai le garder, alors voilà je voudrai faire un atelier danse au boulot, le cours sur les épilepsies était passionnant j’ai trouvé, mais tu sais l’autorité doit être posée avec ton équipe…) pendant que ceux qui parlent comme tout le monde (cul bite nichon) sont en train de se pocher dans un coin, qu’ils essaient de te joindre mais que t’as oublié ton portable, pour finalement arriver au moment où tu es toi même agonisant. Bon ok ça a un avantage, tu sens la délivrance et tu réalises que parfois le bonheur, ça tient à pas grand chose.

Finalement, une journée loose, ça ressemble un peu très beaucoup à une journée de merde. D’ailleurs c’est une journée de merde une journée loose, comme toutes les journées… comme la vie (c’est beau ce que je dis j’en chiallerai presque).

les sites machin truc pornos

Dimanche 19 novembre 2006

Donc y a quelqu’un qui vient de poster un com sur un truc que j’avais écrit sur les films pornos. Et ce gars, son lien de site c’est un site de téléchargement de vidéos de boules.

Forcément je vais jeter un coup d’oeil et franchement, j’ai adoré ce que j’ai vu. Et le pire, c’est que là je ne parle pas des vidéos… Je vais pas les télécharger, elles sont payantes faut pas déconner non plus.

Alors la première vidéo qu’il y a à disposition, c’est une vidéo qui montre une queue et une meuf qui, si elle est polie, ne parle pas la bouche pleine. Et le texte pour te présenter et donc attirer ton oeil sur la vidéo, il est magiiiiique :
« Une femme suce son mari tout en lui dévorant littéralement les couilles, il faut que le mec connaissant sa femme c’est rasé entièrement, comme çà sa chère et tendre ne gobera pas au passage de poil mais uniquement ses bijoux de famille. ».
Bon… Je dois avouer que la partie entre virgules est un peu obscure pour moi. Pas au niveau sens hein, là je vois à peu prés. Non, c’est… la syntaxe, chais pas, qui me pose un soucis. Déjà là je vois ça, franchement je reste dubitative. Enfin non, c’est pas vrai, pas dubitative c’est juste que c’est pathétique alors ça me fait marrer.

Je continue mon exploration. Et je tombe sur une vidéo, franchement ça me fait rire. Alors c’est pas le but du tout, mais j’vous jure j’y peux rien moi des trucs pareils ça me fait marrer. Alors déjà le titre : « Cocktail spermatov ». Déjà rien que là, je me dis qu’il y a moyen pour que ça soit classe. Mais alors le texte, il déchire tout (sans mauvais jeu de mots, bande de dégueulasses).
« Un mec se filme en pleine finition, il se branle et va délivrer son petit cocktail maison à sa nana qui apparement n’a pas peur de prendre le jus dans la poire. Encore une coquine de plus ! ;)  ».
Et là je dis… Yeaaaaah claaaaaasse ! Comment ça fait envie !! Comment ça fait pas du tout misère sexuelle !!

Pas convaincue laidies ? Pas de soucis, y en a des milliers d’autres : « la nana branle son mec à toute blinde car elle a méchamment envie de se prendre un gros coup de pine » ; « Joli minou se fait déboiter le cul » ; « Tu va pas en revenir chez visiteur adoré !! On t’a dégotté pour la vidéo du jour et tu va pouvoir admirer le défoncage d’un cul… mémorable ^^ Pas un beau cul par hasard, non non, je te parle DU cul de l’année… associé à une paire de nibard…. j’en rebande encore à te raconter ca »… Et ainsi de suite, et patati, et patata. Alors mesdames ? Est ce que t’es pas définitivement convaincul ? Hein ? Est ce que ça te fait pas tripper ? Moi perso si j’en avais pas strictement rien à foutre ça me ferait un effet boeuf. Mais bon c’est vrai que là c’est juste de la merde quoi.

C’est immuable, je n’y peux rien.

l’ANPE

Dimanche 12 novembre 2006

Vous avez vu comment c’est la classe ? Le chomage baisse, franchement on y croyait plus ! Bon ok en même temps on y croit toujours pas.

Mais qui dit chomage dit ANPE, et moi l’anpe j’adoooore. Tout le monde me dit que la merde administrative à ce haut point de bétise et d’incompétence ça n’arrive qu’à moi. Ca me ferait bien mal au cul quand même…

Tout a commencé au mois d’aout quand il a fallu que j’aille m’inscrire à l’anpe. Un détail pour moi. Ben ouais, j’entrais en formation, alors une inscription à l’anpeuh c’était juste pour dire « oui bonjour non en fait je cherche pas de travail c’est juste que j’entre en formation et que les assedics ils me financent voilà voilà au revoiiiir ». Logique quoi.
Oui mais non. Ca se passe jamais comme ça. Donc j’arrive, fraiche, pimpante, avec mes coupines qui m’attendent pour boire le café parce que « rilax les gonzesses, j’en ai pour 10 minutes maxi », je fais un grand sourire et là la meuf à l’accueil elle me dit « la conseillère est dans les bouchons, elle aura un peu de retard ». Ha oui merde, je sais pas pourquoi je m’obstine à croire que l’administration, une fois dans ma vie ça pourrait être simple. Donc j’attens, une demi heure, et j’arrive un peu moins fraiche et pimpante devant la conseillère. Elle me demande bien évidemment ce que je recherche comme taf. Et là je lui fais mon petit spitch formation blablabla avec un grand sourire. Elle me regarde, me fait un sourire et me dit « oui, mais vous cherchez quoi comme travail ? ». Ok. En plus d’avoir oublié que ça ne pouvait pas être simple, j’avais aussi oublié que je pourrai me retrouver dans des situations pathétiques en train d’avoir des conversations irréelles et ridicules.
Donc blanc hein forcément, me taire le temps de m’habituer à la douleur de mon désespoir. Et je lui explique donc en détail le pourquoi du comment je suis dans le dispositif à part machin truc en formation bordel de merde !!! En formation, pendant 3 ans en plus !! 3 ans !! Je peux pas bosser en même temps ! A quel endroit ça coince au niveau de la compréhension là ? Tout ça bien évidemment avec le sourire (je tiens à mon kharma).
Là la nana me dit que c’est pas du tout son truc et qu’elle y connait rien dans ce dispositif là mais bon on est pas pressé hein c’est l’été il fait beau et dedans y a la clim. Une larme coule. Donc au bout d’une heure de souffrance, de multiplications de conseillers, voire les cumuler à 3 sur l’ordinateur pour trouver la case à cocher sur le logiciel, je m’entends dire (enfin) « bon voilà c’est fait, par contre vous savez que donc vous ne serez pas financée pour la troisième année (oui c’est bon je sais pas la peine d’en rajouter hein !) merci au revoir ». Joie bonheur.

Je sors de l’agence, et là j’ai un message téléphonique d’une copine qui va faire la même formation que moi et qui ne dépend pas de la même anpeuh que moi qui me dit « hey t’as vu trop bon, on nous finance la dernière année, c’est l’anpe qui régale ».
A ce moment là j’ai du m’effondrer sur le sol et hurler de désespoir en disant putain non trop dur là pas possible j’y retournerai demain.

Le lendemain, donc, je retourne voir la dame de l’accueil pour lui dire ce que ma coupine m’a dit. Grosse surprise. Elle en a pas entendu parler, elle va se renseigner et revient bredouille. J’essaie d’appeller ma copine pour avoir le nom de sa conseillère et bien évidemment, étant réduite à une misérable vie de peine, je tombe sur le répondeur. Je rentre chez moi vide d’espoir.

Donc le lendemain du lendemain, j’y retourne, avec tout ce qu’il faut ce coup ci, je vais me faire financer ma dernière année bande de nazes j’y crois je suis indestructible. J’arrive et devant moi à l’accueil y a une nana, genre brune gnieu qui pige pas ce que lui dit la gonzesse de l’accueil… à savoir… que son rendez vous n’était pas à l’anpe mais aux assedics… Une demi heure… Je me suis dit que si j’avais eu une hache à noël dernier j’aurai pu en faire un super usage, très artistique efficace tout ça. Donc c’est presque victorieuse du marathon de new york que je pose tout ce qu’il faut comme renseignement sur son bureau, prête à signer mon nouveau dossier. Et là envie de peste sur la terre entière, elle me file un nouveau rendez-vous. « Putain mais on peut pas le faire maintenant ? » « Ha non, il faut un rendez-vous » « Et vous pouviez pas me le dire au téléphone, ça m’aurait évité de venir pour que dalle » « on ne donne pas de rendez-vous par téléphone ». Je voudrai qu’on rase la planète pour faire une autoroute intergalactique tellement je la hais à ce moment là (et encore aujourd’hui d’ailleurs !).

Quelques jours plus tard mon dossier est enfin bouclé, un mois en tout. J’ouvre le champagne pour fêter ça. Joie bonheur.

Oui mais non. Comme la vie c’est de la merde, il y a quelques semaines je reçois une lettre de l’anpeuh me prévenant d’un rdv téléphonique en pleine semaine, à 9h10, avec bien le petit truc qui précise que si je réponds pas au téléphone je serai radiée.
Les gens chomeurs dans mon entourage (de plus en plus de monde quand j’y regarde de plus prés quand même) me disent tous que ce sont les lettres types que c’est normal qu’ils les envoient mais qu’ils appellent pas. Comme je reçois quand même trois courriers je les appelle pour leur demander des précisions. Alors la nana au bout du fil elle me dit que si, je vais être appellée pour voir où j’en suis dans mes recherches, c’est le suivi personnalisé c’est normal. Donc là j’explique calmement que je suis en formation, et que moi à 9h10 le matin j’ai 22 ouinouins qui ont décidé que leur but dans la journée, ça serait me hurler dans les oreilles et que c’est pas très pratique quand même un entretien à cette heure là. Là elle me dit « ben vous direz tout ça demain à votre conseillère ».
Qu’y a y t’il de pire que l’aurotoute intergalactique ? Ben à ce moment là je veux ça !

Le lendemain je suis allée me geler le cul dehors pour attendre le coup de fil de la nana. Pour finalement valider mon dossier. Et me dire qu’elle me rappellerai prochainement. Pour prendre des nouvelles je suppose, je me sens pas du tout fliquée.

L’anpe, c’est vraiment vraiment de la merde.