Archive pour août 2006

Amsterdam vol. 3

Dimanche 27 août 2006

Le lendemain, on fume le premier pétard beaucoup plus tot dans la journée, ce qui donne un autre aspect de la ville. Surtout les canaux. Alors les canaux à amsterdam, bon y en a à peu prés partout dans l’hypercentre, et on peut même s’y garer. Et ça c’est terrible. Parce que tout d’abord il y a des places en épi normal, et puis y a des créneaux aussi. Mais rien pour signaler quand tu arrives trop prés du bord… Et là forcément, vu mon talent en créneau j’ai eu l’intelligence de me dire que jamais en caisse là bas… CQFD.

Comme je suis toujours dans mon trip, être à l’étranger c’est bien, on va en terrasse de coffee et là niveau discussion tu te sens libre… mais liiiibre. Personne te regarde en coin géniaaaaal. Donc oui, j’ai apprécié le fait d’être en terrasse avec mes coupines, de dire les pires saloperies du monde pouvant sortir de la bouche d’une femme… et que tout le monde s’en foute. Alors que par exemple, j’ai essayé de faire ça chez mes parents il y a quelques semaines quand ils recevaient des amis, et ben ça fait pas du tout pareil quand c’est des francophones à côté…

Le soir hop red light. Faut pas chercher, soir, red light. Donc ce soir là, beaucoup plus libre quand même. Je peux regarder dans les vitrines beaucoup plus tranquille. Ben j’ai matté quelque chose. Alors déjà, c’est bien foutu parce que les filles elles mettent des autocollants sur leur vitrine pour afficher la spécialité quand il y en a (toi mâle qui connait amsterdam, ne fait pas « ha bon ? putain j’ai pas fait gaffe » tu n’es pas apte à voir ce genre de détails quand tu es là bas). Du coup y a des filles qui acceptent les filles, des meufs sm. Rien de bien pervers mais le paradis n’existe pas je suppose… Mais je m’égare.
Alors le red light, y a plein de rues, avec des vitrines de partout, dans la moindre rue, les impasses partout. A thème. Oui, alors au borde de l’église machin je sais pas quoi, y a les noires. Un peu plus loin, y a la rue gros seins (difficile à deviner parce que très prisée, donc tous les rideaux tirés). Derrière y a les lolitas (qui porte super bien son nom, c’est complètement glauque…). Et dans une rue, il y a… la pute moche. Elle c’est ma chouchou. Elle avait un corps magnifique. Des jambes à tomber par terre. Par contre elle aurait du mettre un sac sur la tête… En plus elle avait l’air de se faire chier… Enfin bref.
Et il n’y a pas que des vitrines individuelles. Y a des bordels aussi, des vrais, des filles aux étages tout ça et… une salle d’attente !!! Avec des mecs qui attendaient leur tour. Je me demande même si y avait pas une machine à café, mais je m’avance peut être.

Les sex shops aussi c’est marrant. Donc 90% des sex shops sont des sex shops, c’est à dire consacrés aux hommes avec à peu prés 4000 dvds pronant tous l’éjac faciale. Comme ça au moins, on perd pas de temps. Avec des godemichets… les machins c’est pas des godes, ce sont des bouteilles d’évian avec un gland. Y a des sex shops qui prennent aussi en compte la femme, mais ils sont quand même minoritaires. Le paradis n’existe définitivement pas.

Amsterdam vol.2

Jeudi 17 août 2006

Je pourrai trouver des tonnes d’excuses : mon pc en rade avec son alim qui me tue les oreilles, je pourrai dire aussi que j’avais… pfiouuuu des tonnes de trucs à faire mais en fait non j’avais juste la flemme, et puis mon chat a mangé ma copie…

Enfin bref j’en étais où moi ? Ha oui, on arrive à l’aéroport d’amsterdam, ou pas loin je sais plus le nom et puis de toute façon j’ai pas retenu beaucoup de noms durant ce court séjour… donc là aussi vasy paye toi les trajets pas possibles dans des couloirs à la con. Alors déjà un truc appréciable quand même, les panneaux ils sont pas écrits en français. Je suis à l’étranger, joie bonheur.
Bon après train central station miam blablabla.

L’après-midi, après avoir assuré le confort de nos estomacs pour quelques jours (pain, nutella, fromage, charcuterie… pas de commentaires), on va faire un tour en ville. Alors déjà, a Amsterdam, quand t’es piéton et que tu marches sur une piste cyclable… ben tu marches pas longtemps. Et puis tu te fais moisir la gueule. Enfin je suppose que c’est ça parce que, toujours joie bonheur, je suis à l’étranger je comprends pas un mot de ce qu’on me dit c’est trop bien. Bon on visite hein, on voit des canaux, des églises, même un chateau, des briques (beaucoup de briques), des hollandais sans caravanes mais à vélo qui chantent scatman (vous vous rappellez ?), on fait des tonnes de photos pour les parents et on passe aux choses sérieuses. Le coffee. Parce que faut pas déconner non plus.

Alors la première fois qu’on va dans un coffee shop ça fait bizarre. En même temps à amsterdam la première fois ça fait tout bizarre. Tout ce que tu vois c’est… bizarre. Donc le coffee ne déroge pas à la règle, et ça m’a fait bizarre de me dire que je roulais en public, mais que j’avais le droit. Et puis ça fait super bizarre de demander un « menu », et de voir des noms si bien connus (skunk, ma pire ennemie, white widow, skuff, afghan putain c’est bizance) là, devant toi, à tes pieds, qui t’appellent. Alors on opte pour de la bubblegum (une funny one elle a dit la dame) et en gros c’est parti pour… ce qui reste de temps à fumer. Comme ça au moins… Comme dirait ma mamie, ce qui est fait n’est plus à faire, comme quoi les vieux détiennent bien la vérité vraie. Et le soir on est partie complaitement raide dans le Red Light. Et là j’ai vraiment trippé.
Bon, on l’a mérité notre red light en tout cas, parce que franchement amsterdam c’est super facile de s’y perdre (pourtant c’est pas grand) parce que c’est une ville en arc de cercle, du coup tu crois aller tout droit alors qu’en fait non pas du tout) enfin bref c’est raide et en retard qu’on est arrivée dans la rue principale du red light (me rappelle plus le nom) et là pendant 10 minutes je suis restée bouche bée devant le spectacle qui s’offrait à moi. Des vitrines rouges, des sex shops, des peep shows de partout. Et surtout… une marée humaine devant, 80% de mecs. La première fois que vous voyez ça, c’est hallucinant. C’est glauque, c’est sordide, une face les plus nobles du capitalisme : la bite et le pognon… Bon, on sort très très vite des clichés hein mais sur le coup ça fait ça.
Alors en tant que gonzesse, accompagnée d’une gonzesse en plus, dans le red light, on a un peu l’impression d’etre comme la tapisserie. Invisible. En même temps quand tu regardes ce qu’i y a dans les vitrines et… toi bon ok c’est normal. Mais du coup ça permet d’observer super tranquillement les gens qui vivent autour de vous. Et c’est marrant quand même. Donc il y a en gros 2 catégories de touristes. La première c’est la catégorie 20-30 ans en gros. Complètement défoncés, à faire les chauds devant les vitrines pour attirer l’oeil de la bombe au corps parfait, celle du deuxième étage… Donc eux à part faire les chauds défoncés, ils ne font pas grand chose d’autre. Au mieux ils iront dévaliser le sex shop d’à côté, ou se finir au peep shox d’en face mais très peu auront le cran de s’approcher un peu trop prés de la vitrine. Et puis il y a l’autre catégorie, celle du cinquantenaire qui sort du repas d’affaire, en costard armani. Lui, il a probablement fait une bonne bouffe avec ses collègues après le fameux « séminaire d’été », il a du aller fumer son petit pétard devant un café , et il arrive dans le red light avec ses collègues, avec qui il parle toujours du portefeuille d’action de robert (oui parce qu’il parle français en plus) juste avant de s’arréter devant une vitrine et de dire « bon je prends celle là, à tout à l’heure »… Elle me plait bien la deuxième catégorie quand même. Je crois que si j’avais été un homme j’aurai beaucoup aimé vivre ça…

En rentrant, on s’est posée à dam square, la grande place d’amsterdam. Banale, peut être même un peu moche quand même, avec un machin super phallique d’un côté et un mec déguisé en Mask qui fait la statue de l’autre… Enfin bref on se pose là, on allume une clope (sisi, la seule du we en plus…) et on attend pas 3 minutes et hop pssss cocaine exctasy… Décidément j’adore cette ville. Bon quand même trop de drogue tue la drogue, donc on le rembarre gentiment et on a pas le temps de reprendre nos activités verbales (je crois que je suis une peu raide là non ouais non normal t’inquiète moi aussi) que les 15 gars d’à côté nous font gentiment comprendre que pour la bagatelle y a pas de soucis (normal, on était sortie du red light, nous avions repris corps et existence)… Décidément, j’adore Amsterdam…

Bon ben à dans trois semaines pour la suite hein.

Amsterdam vol. 1

Mardi 1 août 2006

Je comptais faire un post sur mon week-end à Amsterdam dés que j’aurai fini de pleurer. Malheureusement les larmes ne cessent de couler (et oui… je suis rentrée en france direct pour aller aux… Assedics, la vie c’est de la merde). Donc j’ai décidé de vous mettre des extraits (oui, des extraits, parce que la vie c’est toujours de la merde) de mon cahier de bord tenu méticuleusement pendant 4 jours. Ca sera surement en plusieurs fois, je sais pas combien ni en combien de temps mais je vous emmerde je suis toujours en vacances.

Mercredi 27 juillet.
Le jour J, l’heure M, je vous laisse pas imaginer les piaffements dans la rue, le tram, le train une vraie gamine. J’ai l’impression de partir en colo (enfin non pas vraiment, j’ai toujours détesté les colos, mais si j’avais aimé j’aurai ressenti ça) à la différence que là, j’allais dans un lieu ou j’allais aimer les gens (vous ne révez pas). Je remets le truc, on est 3, naash, domi et moi même. Trois associales très polies, mais associales quand même.
Mais comme la vie c’est de la merde, ça ne se passe jamais comme on le voudrait. On s’est retrouvée à Aix, dans l’impossibilité de prendre un autre train direction genève pour cause de… déraillement d’un autre train blablabla j’ai envie de tuer la petite vieille à côté de moi gratuit comme ça rien que pour le plaisir. On s’est retrouvée dans un bus de merde, qui s’est fait toutes les petites routes de merde pour nous porter après le lieu du déraillement pour un nouveau train. Le chauffeur sa passion dans la vie, c’était se chopper tous les trottoirs qu’il trouvait.
Enfin on arrive à genève, les amis censés nous héberger pour la nuit sont… là, on y croit même pas. Ca se passe normalement ? Doit y avoir un truc… Et ben même pas, on passe une soirée agréable autour d’un barbecue à se raconter des histoires de proctologie parce que je sais pas si vous avez remarqué, mais tous les gens qui connaissent des infirmières connaissent des histoires de proctologie, ou des histoires d’être vivants coincés l’un dans l’autre, sauf qu’il n’y a qu’un seul des êtres vivants d’humain… Enfin bref on se couche tard, on dort pas beaucoup, mais on se fait mener à l’aéroport en caisse, devant le guichet d’easyjet. Il reste des gens sympas, j’en ai la larme à l’oeil.

Mercredi 28 juillet
Bon l’aéroport à 5h45 du matin, c’est super rude. La tête dans le seau, et puis les couloirs sont longs, les sacs sont super lourds, et le personnel au sol parle une langue inconnue… Ou alors un anglais avec un accent encore plus mauvais que celui de domi (je crois que j’ai jamais entendu pire que l’accent de domi). L’hotesse en gros, chaque fois qu’elle parlait, on se regardait impuissantes : « T’as compris ce qu’elle a dit toi ? » « Ben, j’ai compris ladies and gentlemen mnieu mnieu mnieu ». Déjà ça a un côté rassurant.
Après le vol. Alors easyjet est une compagnie low cost qui n’a de jet que le nom. En même temps pour un vol d’une heure dix c’est supportable. Pour aller au Japon je pourrai devenir folle, mais là j’ai encore le sentiment d’avoir toute ma tête. Pas les oreilles, mais le cerveau à l’air intact. Et ce qui me fait tripper sur cette compagnie, c’est le rôle ingrat que prennent ces supposées machines à fantasmes que sont les stewards et hotesses de l’air. Déjà la tenue fait plus penser au pompiste total qu’à la chaudasse air france. Mais bon… Non en fait le truc, si vous voulez notre steward était super beau, jusqu’à ce qu’il passe dans l’allée avec un sac poubelle pour récupérer les petit jus d’orange et les kit kats, puis avec sa coupelle pour récupérer des dons contre la leucémie…
En même temps c’est surfait de se tapper le personnel de bord.

Et là on arrive à Amsterdam. Et moi je vais me coucher. Et oui, la vie c’est de la merde (j’ai eu la possibilité de lancer ce grand mouvement là bas aussi, je vais vraiment créer une secte) et je mettrai la suite demain ou pas, quand j’en aurai envie quoi.