Archive pour juin 2006

Une institution c’est bon, mangez en

Jeudi 29 juin 2006

Souvent quand je parle de mon taf aux gens qui n’y panent rien, je les horrifie. Parce que mes petits bernardos avec moi ils ont pas la vie tendre. Je les traite de cons, je les bouscule, je me fous de leur gueule parce qu’après tout je fais ça avec tout le monde alors y a pas de raisons. Attends c’est bon, c’est pas parce que tu peux pas marcher, pas parler, pas bouger que tu vas pas me subir comme les autres. Tu veux de la normalité ? Pas de soucis je suis là pour ça.
Ca les gens qui me connaissent c’est bon ils ont vu une utilité à ce genre d’attitude.

Mais comme je suis une vraie crevarde, et que je suis dans une équipe de crevards, ben on se gène pas pas pour se foutre de leur gueule quand ils sont pas là. On les imite, on fait des concours, celui qui gagne il gagne… heu… très souvent rien, ou alors l’estime des autres. C’est déjà pas mal hein on va arréter de se plaindre sans arrêt. C’est pas sympa hein ?
Et vous savez pourquoi on fait ça ? Pour décompresser, parce que ces gamins renvoient des choses qu’on a pas envie de voir (tiens et si moi aussi un jour j’avais un accident de bagnole qui me fasse ça ?) et que si on veut pouvoir les traiter autrement que le commun des mortels il faut passer outre. On le fait aussi parce que figurez-vous qu’une institution c’est super lourd. C’est beaucoup de personnel, des éducateurs, des para-médicaux, des médecins des infirmières des psy des chefs des sous chefs et que quand tu veux faire passer un message avant que tout le monde l’ait c’est pas gagné…
Du coup on se retrouve dans des situations de merde. Figurez-vous qu’une éduc a décidé de faire comprendre aux chefs qu’une petite bernardotte a besoin d’aide là. Parce que quand on mesure 1m53 et qu’on pèse 21 kilos 500 on va mourir. Ca calme hein ? Et vous savez quoi ? Ben comme tout le monde a pas vu, tout le monde attend.

Un petit concours d’imitation ? Vous verrez ça fait du bien des fois (taf de con va !).

L’été sera chaud

Lundi 26 juin 2006

Non j’déconne rien n’est moins sur.

Ce qui est sur c’est que cet été sera à moustiques. Comme tous les étés vous me direz. Bah ouais, les moustiques c’est comme les hollandais, tous les ans on prie pour qu’ils choisissent une autre destination mais non ils sont toujours là. Alors j’ai appris à faire des concessions, genre ok petit Jésus, on prend les moustiques et les NeuLeus mais en échange, les hollandais roulent à plus de 30km/h et passent enfin la troisième et les moustiques ne s’acharnent QUE sur mon voisin. Alors ? Non ? Petit pédé va !!! Mais je m’égare.

Le problème avec les moustiques c’est que d’une année sur l’autre on les oublie. La nature est bien faite quand même, parce que si on devait vivre avec ça à l’esprit toute l’année on serait tous des gros sociopathes en puissance. Mais du coup c’est chiant parce que tous les ans à la même époque c’est le choc du premier bzzzz dans l’oreille. Là tous les souvenirs reviennent, le fait que quand tu entends ce petit bzzz, tu sais que tu vas livrer une guerre que tu vas perdre. Parce que tu vas allumer ta lumière, le chercher et pas le voir. Il va venir te narguer, tu vas secouer les bras pendant 10 minutes et puis tu vas finir avachi sur ton pieu en criant presque vasyyy pique moi connard, qu’on en finisse.
Et puis les moustiques c’est chiant parce que c’est accompagné de son lot de légendes urbaines. Genre moi les moustiques m’adorent. Alors tous les ans j’ai droit à « ho mais ma bichette tu dois avoir le sans sucré ». Oui voilà c’est ça. Ou alors encore mieux, le conseil de mamie. Tu devrais t’asperger de citronnelle ma chérie. Alors qui ici trouve que ça marche la citronnelle ? Qui ? Montre toi suppo se satan… Bah non ça marche pas la citronnelle. Non seulement tu te fais piquer quand même mais en plus tu passes une nuit de merde parce que ça pue grave la citronnelle…
Même quand on dit qu’il faut pas tuer un moustique qui n’a pas fini de te piquer parce que sinon il t’envoie pas l’anesthésiant c’est du flan. J’ai fait ça ce we, paf, en pleine action. C’est clair que les 10 minutes qui ont suivi ont été cavalières. Mais maintenant y a plus rien. Les 15 autres piqures, celles ou il a eu tout le loisir de se finir correctement, je les sens toujours.

Enfin bref cet été sera comme tous les autres. De la merde.

La révélation

Lundi 19 juin 2006

J’avais toujours cru que le cannabis avait tendance à ouvrir les portes de la perception. Le genre où on se dit « houaaaa je comprends tout plus rien n’a de secret pour moi je suis dieu… merde à quoi je pensais déjà ? ». Le problème avec le cannabis c’est que ça ouvre ces mêmes portes de la perception à fond la caisse, mais que ça les referme tout aussi vite. J’avais également toujours cru que l’alcool rendait tout simplement con. Le genre où on se dit « houaaaa hahahaha… MOUHAHAHAHA » avant de poser sa galette devant la porte du bar, ou dans l’ascenseur (oui, parce que ça marche aussi quand on est chez des amis).

Et bien ce week-end c’est le contraire qui est arrivé. Samedi soir, je suis allée dans un bar avec quelques potes, le bar de grenoble où la déco c’est des cartes mères et des bustes féminins sanglés de cuir. Et j’ai pillave… plutôt correct. Je suis rentrée chez moi je tenais debout (et de manière tout à fait digne), par contre j’ai rigolé quelque chose. Enfin bref j’étais donc au Mark 13, avec mes potes dont madame Naash qui était exactement dans le même état que moi, et elle aussi morte de rire. Donc elle riait, ça me faisait marrer, et ça la faisait marrer et ça me faisait encore plus marrer et là paf ! Portes de la perception, illumination, révélation divine… Vous me croirez jamais, il a fallu que je sois complètement pétée au bloody mary pour réaliser que j’avais un rire de cagole…
Et là la porte tu la prends quand même bien dans la gueule.

Enfin tout ça me fait dire qu’alcool, canna tout ça c’est vachement bien mais c’est changeant. Alors que s’il y a un truc d’immuable, c’est bien le fait que la vie c’est de la merde. Parce que me ramasser un rire de cagole merci bien !

La place du con

Jeudi 15 juin 2006

Au grand jeu des chaises musicales des concours d’éduc spé je trouve encore le moyen de récupérer la place du con… Voir la facilité avec laquelle j’attire ce genre de situation me dépite.

Alors j’ai eu mes résultats, et je suis 21ème sur liste d’attente. Et ça veut dire quoi ? Ca veut dire que je dois attendre de savoir si 21 pélots vont lacher leur gache pour en récupérer une. Je crois que j’aurai préféré me trouver bonne 100 ème sur la même liste, au moins tu sais que le message implicite c’est « merci de vous barrer ». Là, ça veut dire que je continue à attendre, parce que l’année dernière ils ont pris jusqu’au 37ème…
Vous serez d’accord avec moi, la vie c’est de la merde. Mais pas tant que mes collègues, qui n’ont rien trouvé de mieux à me dire que « Tu sais 81ème (vi, 60 places en formation +21 = 81) sur 3000, pour un coup d’essai c’est déjà bien ».

Le truc c’est que je ne peux pas dire la vérité à ma famille, mes amis tout ça. J’ai quand même un certain standing à tenir. C’est comme pour les études, j’ai passé 8 ans à leur dire que j’étais à la fac alors que pas du tout. Je bossais au MacDo. Non je vais leur dire que j’ai réussi, que Brad quitte Angelina pour moi et je leur raconterai la fois où ma cousine a réussi à me faire croire qu’une princesse dormait dans la fosse septique de ma grand-mère.

La consécration

Samedi 10 juin 2006

Et oui, j’ai un site de fan, la consécration suprême.

Icone de geek… si avec ça ma vie c’est pas de la merde…

Ma Titinne

Mardi 6 juin 2006

Après un week end en ermite, il m’a fallu rejoindre ma contrée.

Je prends donc ma titinne, direction grenoble, bisou did’s mother et father smouick smouick mais oui m’man j’appelle en arrivant c’est bon c’est bon !!! Et direction chez moi.

Arrivée au péage de Valence, j’entends un bruit qui fait me demander quelle est la gueule du blaireau derrière moi parce qu’au bruit que fait sa caisse il fait du tuning. Il roule en fiesta et j’ai l’impression d’entendre une ferrarri… Le seul truc c’est que c’était pas sa caisse qui faisait ce boucan, mais la mienne… La vie c’est de la merde étape 1.
Je commence à prier secrètement un dieu qui n’a d’existence que quand ça l’arrange pour que mon pot (parce qu’avec un bruit pareil je vois mal d’ou ça pouvait venir d’autre) tienne jusqu’à grenoble. Il a tenu 2 kilomètres. C’est génial de rouler et de perdre son pot d’échappemment. La vie c’est de la merde étape 2.
Bien évidemment, c’est le week end ou j’oublie mon portable qu’il m’arrive une couille pareille. Alors vasy, paye ta marche jusqu’au truc de secours, ou le mec tu comprends rien quand il parle parce que t’as le vent dans la gueule et les gentils automobilistes qui se sentent obligé de faire un cucaracha en passant à côté de toi. La vie c’est de la merde étape 3.
Attends la dépanneuse une plombe en plein cagnard sans lunettes de soleil parce que bien sur c’est aussi le week end ou t’as oublié tes lunettes de soleil. La vie c’est de la merde étape 4.
Fait toi des films sur comment tu vas réussir à aller à la gare à pieds avec tes sacs, sur combien ça va couter le dépannage pot totale fait chier. La vie c’est de la merde étape 5.

Quand le dépanneur est arrivé, j’ai décidé que si ma vie c’était de la merde il y était pour rien, du coup j’ai été très cordiale comme je sais si bien le faire (et oui, des fois je suis sympa… mais le dites pas j’ai une réputation à tenir), à grands coups de « bonjour, alors voilà Titinne ma Twingo et là par terre c’est… Pot le pot, enfin c’était… ». Du coup il s’est crevé le cul pour voir si j’avais pas une assistance dépannage, pour que mon assurance prenne le dépannage mais aussi mon rappatriement, et pas en train, en taxi ! Et sans lui montrer mes seins. Rien qu’en taxi je vais leur couter 250€. Avec le petit plaisir de pouvoir faire la bourge devant mes voisins qui me prennent pour une pauvre (oui non parce qu’en fait je suis pauvre).

Mais la vie c’est de la merde quand même. Je sais que je suis exigeante, mais là je pense déjà au chèque que je vais devoir signer pour récupérer ma caisse. Et j’ai déjà mal. Le garagiste il a été gentil, il m’a dit que je pourrai payer en plusieurs fois, pour le faire passer en douceur. Mais en douceur ça veut pas dire sans douleur. Non vraiment de la merde.