Archive pour mai 2006

L’alcool c’est…

Vendredi 26 mai 2006

De la merde.

Non j’déconne.

Rentrer chez moi bourrée ça m’arrive pas si souvent que ça (et oui, la plupart du temps je préfère les drogues douces aux drogues dures) et ça a l’avanatage de voir ce qui nous entoure d’un autre point de vue. Il faut dire aussi que la plupart du temps je me trimballe avec mon lecteur mp3 qui me permet de mettre un mur de 15m de haut entre la société et moi…

Donc ce soir, je rentrais bien imbibée (le planteur, c’est de la merde, mais de la merde efficace) et j’ai du parcourir à peu prés 200 mètres seule. Mais 200 mètres très instructif. C’est durant cette courte longueur que j’ai pu apprendre que la pipe était à 20 euros (tiens, je savais pas que j’avais une pute pas loin de chez moi) et 20 euros la pipe c’est vraiment pas cher quand même. J’ai pu tirer 3 lattes sur un pétard devant une poissonerie (poissonnerie ?) qui fait la perche du nil à 15 euros le kilo (ce qui me fait dire qu’il vaut mieux payer pour une pipe que pour une perche). Ca m’a surtout permis de me payer le seul poteau qui est en plein milieu de la rue parce que quand on est imbibé on est con comme une benne et on le voit pas venir.

Va falloir que je trouve le con qui a posé ce poteau en plein milieu de la rue…

La vie c’est de la merde, mais avec l’alcool on le voit moins (au fait, désolée Icare, quand t’as appellé j’étais déjà dans un état minable).

Le départ

Dimanche 21 mai 2006

Cette semaine j’ai vécu mon premier départ au boulot. Une Bernardotte qui se tourne vers de nouveaux horizons (elle part en centre adulte, là ou elle va… finir sa vie en fait, alors qu’elle a 25 ans… enfin bref) et qui nous quitte. Et ça m’emmerde. Je l’aimais bien ma bernardotte. Elle me faisait marrer. En fait elle était autiste, d’assez bas niveau, mais ça l’empechait pas d’être toute mimi. Alors les autistes ils sont bien, souvent ils sont dans le mimétisme, et puis dans la répétition aussi, un peu une façon de pouvoir retrouver des repères parce que chaque jour est différent et que des fois c’est flippant. Et donc souvent elle nous regardait en faisant des grimaces, en attendant qu’on l’imite, on le faisait ça la faisait marrer et là c’était parti pour la grande messe de l’autisme :
- « Diiiiid on le fait on le fait ? Allez à 3. 1,2… Anniiiiiiie, tu regardes, Franck, t’es prêt, Audreyyyyyyy t’es là ? Allez à 3. 1, 2, doucement doucement y a des gens qui dorment. 1, 2, attends je m’essuie, après on mange. 1,2,3 !… Fallait faire quoi déjà ? »

Quand je suis arrivée dans l’institution, le truc avec elle c’était « dévellopper son autonomie langagière ». Le genre de truc à pas me dire à moi… On a bossé comme des forcenés pendant 2 ans pour lui faire acquérir un langage divers et varié. Alors attention, je ne suis pas cruelle, quand elle parle elle sait ce qu’elle dit. Donc quand elle dit « on est des guenins (oui non en fait c’est guedins mais on a jamais réussi à lui faire dire le d) » elle l’utilise jamais à mauvais escient. Donc autant vous dire que j’ai cherché pour ma part à lui faire acquérir un langage plus… comment dire… fleuri, et surtout à la rallier à la grande cause du « la vie c’est de la merde ». Et la première fois que je lui ai dit ça, elle m’a regardé avec des grands yeux et m’a un peu moisi la gueule parce que « on dit pas ça c’est moche ». Bon alors on dit quoi ? « Ben on dit zut, la vie c’est de la zut, t’es polie ou t’es pas polie ? ».
Adorable quoi ma bichette.

Et là elle se casse, elle me laisse toute seule. Pétard la vie c’est trop de la zut !

Elle court, la rumeur

Vendredi 12 mai 2006

Avant les vacances au boulot j’ai fait une connerie.

Mais c’est ça de pas réfléchir en situation de travail, ça apporte que des emmerdes. Mon portable a eu le malheur de bipper (hiiii chouette un message j’ai des amis) et j’ai eu le malheur d’aller voir qui c’était. C’était ma copine Naash qui voulait me capter blablabla. Le truc c’est que quand j’ai regardé, il y avait à côté de moi une éduc, qui s’est sentie obligée de me demander s’il allait bien. Ce à quoi j’ai répondu « ELLE va très bien ». C’est en voyant la gueule qu’elle a tiré que j’ai compris que j’avais encore dit un truc tendancieux… Et ça je comprends pas. J’ai fait un score de 248 au test de pureté de griffor, comment je peux ne pas me rendre compte quand je dis des trucs aussi gros ?? Mais là n’est pas la question.

En fait en voyant sa gueule, j’ai pensé rectifier le tir. Pensé juste, j’ai décidé d’attendre de voir combien de temps ça mettrait à faire le tour de la boite.

Bah moins de deux semaines ! Et encore avec une grosse semaine de vacances au milieu. Hier, j’ai un collègue qui m’a appellée sa « p’tite goudoue »… L’être humain en société c’est vraiment de la merde…

l’oral (bis le retour 2)

Samedi 6 mai 2006

Le lundi avant les vacances, j’avais mon oral d’entrée en formation d’éduc à grinobel. A 8h30, quelle bande de crevards sérieux c’est pas humain.
Donc vous devez vous rappeller (ou pas de toute façon on s’en fout) que celui de lyon avait été un peu sportif, là on m’avait prévenue que ça serait pas pareil. Déjà les professionnels on les voit séparemment, et puis tout le monde s’en fout de savoir que vous êtes une looseuse avec une vie de merde, la seule chose qui les intéresse c’est savoir si vous êtes prêt à entrer en formation et à parler de tout ce qui fera votre boulot : la misère, la souffrance, la violence, la mort bref un programme chargé. Autant dire que j’y suis allée détendue. Ok je sais que comme ça là on y croit pas trop mais j’y suis allée super zen. De toute façon si j’entre pas en formation cette année ça sera l’année prochaine faut pas déconner c’est pas vraiment le taf qui manque.

Je suis partie de chez moi tellement détendue (déjà je m’étais posée la question la veille à 16h, mais c’est où l’ifts en fait) que j’ai complètement oublié que c’était les vacances. Et je voulais y aller en tram parce que je m’étais habillée un chouilla mieux que d’habitude. Le truc c’est que pour les trams aussi ils étaient en horaires de vacances. C’est donc comme une fleur que je suis arrivée, à 8h29, toute transpirante à cracher mes clopes limite agonisante à l’accueil avec mon … permis parce que « bordel j’ai oublié ma carte d’identité, ça ira ma carte d’étudiant d’il y a 8 ans ? mmmh ok hahaha pouet pouet pouet je sais. Mon permis ? » Enfin bref voilà je galère un peu mais j’y arrive !!!

Donc j’arrive devant la salle dans laquelle je dois rencontrer… la psy ! Haaaaaaaaa. En 3/4 d’heure on a parlé de quoi ? De cul et de tueurs en série. Ma vie doit s’arréter à ça. Alors comment on tombe aussi bas ? c’est très simple, il vous suffit de pas réfléchir d’un côté, et de pas mentir de l’autre. Je m’explique.
Elle commence par me demander qu’est ce qui me fait me remettre en question dans mon travail blablabla. Donc là moi dans mon taf ça fait 2 ans que je vois que les personnes physico-dépendantes sont pas accompagnées pour baiser alors qu’ils ont des corps qui le réclament. Et ça m’énerve. On préfère faire comme si rien ne se passait, hop hop hop on a rien vu. Alors je m’énerve une vingtaine de minutes dessus pendant qu’elle gratte comme pas possible sur sa feuille.
Après elle me demande ce que je lis. Donc là je vois arriver la difficulté, puisque j’ai pas forcément les lectures les plus saines du monde. Donc réponse évasive : « heuuuu contemporain ». Voilà ça c’est bien comme réponse. « C’est-à-dire ? ». Et meeeerde. Là du coup je lui lache deux noms que je regrette de suite. Dantec (qui a viré n’importe quoi depuis quelques temps) et Ellis (qui a quand même créé Patrick Bateman). Donc là je me dis que si je donnais un nom chiant et intelligent ça pourrait m’aider. « sinon en ce moment je lis Eco, vous savez le Nom de la Rose, avec le livre interdit d’Aristote qu’on y comprend rien ».
Là elle me demande ce qui m’intéresse dans un livre. Comme je la vois venir, j’essaie de détourner un peu le truc voilà mais ça marche pas j’ai donc été obligée de dire que j’adooooore les tueurs en série, qu’ils me fascinent et que s’ils étaient éducables j’irai bosser avec eux !! Voilà ça, c’est fait ! Maintenant y a quelqu’un qui connait mon nom et ma tête qui le sait j’assume bordel. Du coup elle était toute contente, m’a filée des titres de bouquins sur les délinquants sexuels c’était bien cool.
Le seul truc c’est que j’étais vraiment dépitée en sortant. A quoi se résume ma vie ? Le cul et le crime en série. C’est bien, je vois pas comment elle a pu voir un équililbre personnel sans faille dans notre entretien mais bon…

Après je suis passée avec une éduc. Super sympa, qui bosse dans l’accueil d’urgence et qui au bout d’un quart d’heure… n’avait plus rien à me dire. Génial. Comme elle avait pas le droit de me laisser partir on a été obligée de brasser un peu d’air quand même. Alors j’ai vomi sur Sarko, parce que j’aime bien. Et puis elle m’a demandée ce que je ferai avec une baguette magique. Comme je trouve que l’humanitaire c’est surfait et que de toute façon l’Homme est l’espèce la plus con du monde ça sert à rien d’aller la sauver. Avec une baguette magique je fais la crevarde, je pense qu’à ma gueule et je vous emmerde.

En arrivant au boulot en début d’aprem ma chef de service et mon éduc m’ont demandé comment ça c’était passé. J’ai été honnête. Je suis accro aux tueurs en série. Ils ont fait un pas en arrière. Du coup je leur ai proposé de passer chez moi voir comment j’avais aménagé ma cave, avec un grand sourire en leur disant tout ce qu’on pouvait faire avec un simple tube en plastique et un rat.

Depuis, on me respecte et on se tient à distance. Comme quoi…

Trips nocturnes

Vendredi 5 mai 2006

J’ai pas un rapport des plus simples avec le sommeil. Le sommeil n’est pas mon meilleur ami, voire même on se déteste. Toutefois, quand je dors je fais jamais semblant. Et il m’est déjà arrivé de bien tripper quand même lors des phases de réveil, celles où on se retrouve la tête en vrac avec un énorme épi ou la marque d’oreiller bien comme il faut sur la joue (mais ça c’est que quand vous êtes à la bourre et que vous avez rendez-vous avec votre chef, comme ça vous vous retrouvez complètement paumé dans la salle de bain à frotter votre marque comme un con alors qu’il n’y à rien à faire. Je m’égare je sais.). Enfin bref la phase de réveil.

Alors une fois, je dormais chez mes parents, et avec le chat aussi. Qui colle et qui trouve que la meilleure place du lit c’est AU MILIEU (connard de chat va). Ce soir là j’étais particulièrement claquée, du genre à dormir avant d’avoir posé la tête sur l’oreiller voyez. C’est d’ailleurs ce qui a du se passer. Vers 3 heures du matin je sens qu’on me marche délicatement sur la gueule, c’est la façon douce et pleine d’attention du chat pour dire « hey envie pipi là » et quand j’ai ouvert les yeux… J’ai vu le chat ! L’espace d’un instant je me suis imaginée toutes les possibilités nouvelles qui s’offraient à moi. Bordel finalement je suis nyctalope mais c’est génial je vais devenir super héros tiens. Et puis finalement j’ai réalisé que j’étais tellement crevée que j’avais pas fermé les volets et que j’avais la lune dans la gueule… La vie c’est de la merde.

L’autre fois j’étais chez mon pote Fab pour regarder le poker (vous savez, l’émission qui redonne un semblant de dignité à Patrick Bruel). Là aussi j’étais crevée blablabla. A un moment, je crois qu’il y avait juste un gars sur les 6 qui s’était fait sortir, j’ai, comment dire, senti une espèce de coup de massue derrière la nuque, le genre qui vous fait dire « tiens, et si je m’allongeais là, et vite ». Je crois que 3 secondes plus tard j’étais loiiiiiiiiiiiiiiin, chez morphée, c’est sympa. Je dormais tellement que j’ai même pas vu la fin du poker, et que les changements de son dus aux changements de chaines ne m’ont pas dérangée plus que ça. Mais à un moment donné, j’ai commencé à sortir du brouillard. Le seul problème c’est que pour moi j’étais chez moi, dans mon lit et tout sous MA couette. Alors quand j’ai entendu des gens parler autour de moi je vous raconte pas le flip. Après vient le constat… Et merde, je suis pas chez moi, va falloir que je rentre.

Et dans des cas comme ça je vous jure la vie c’est trop de la merde.

27 ans

Mardi 2 mai 2006

Ha bah non en fait y a rien qui change. C’est toujours la même merde !

J’écris pas

Lundi 1 mai 2006

Je sais. Mais en ce moment j’ai la flemme. Et puis personne m’engueule derrière alors je me laisse aller.

Comme excuses j’ai :
1- Il fait beau il fait chaud j’ai pas que ça à foutre non plus.
2- Je suis sous anti inflammatoires et j’ai le bide grave torché j’en peux plus je vais crever je suis pas une célébrité mais sortez moi de la quand même bordel !
3- J’ai enfin vu les statistiques de ce blog et y a quand même du monde qui vient trainer ici (notamment ceux qui cherchent des blogs pornos, hahaaaaaaa j’vous ai bien niqué !!!) et ça me rend timide (c’est crédible ou bien ?).
4- J’ai une tonne de sujets en attente et je sais pas par lequel commencer : mes oraux à grenoble, ma dernière visite sur la tombe de Gerbe, qu’est ce que ça change dans une vie d’avoir 27 ans (mais ça je saurai que demain) et pourquoi je suis finalement pas partie à Amsterdam et que je m’apprète à commettre un attentat au Camembert sur cette puta*** d’agence de location de m*** à la c*** de s**** d’Eva’s Appartement (une agence qui pocque bien comme il faut).
5- Heu… pas mieux…
6- La vie c’est de la merde (désolée je ne pouvais pas ne pas la faire).