Archive pour mars 2006

Manif

Mardi 28 mars 2006

Vu ce matin à la manif anti-CPE grenobloise, sous un bon vrai temps de merde :

- 3 bisounours qui chantaient « des calins des bisous » aux CRS
- un mec en côte de maille avec une lance inscription « merci de ne pas revenir au moyen age »
- un concours de slogans dont le gagnant fut « Le gouvernement nous pisse dessus, les médias nous disent qu’il pleut » (et quand tu lis ça sous la flotte c’est super marrant, si si c’est vrai)
- des tonnes de tracts sur la conduite à tenir en cas de manifestation ou de confrontation avec les forces de l’ordre (les conseils les plus judicieux étant d’appeler un avocat en cas d’interpellation et d’échanger ses papiers avec ses voisins… mon shit je le garde ou pas ?)
- beaucoup de bière.

Après je suis partie. Voir l’esthétique d’une lacrymo ça m’a jamais vraiment attirée.

l’oral

Mercredi 22 mars 2006

Comme la politique ça me gonfle et que j’ai pas envie d’en parler vu que tout le monde le fait déjà vous avez pas besoin de moi pour ça blablabla non ! Moi je vais vous parler de mon oral. Puisque j’ai eu mon oral à l’ITS de Lyon la semaine dernière et autant dire de suite que c’était pas mirobolant. On m’avait prévenu que ça taillait sévère mais là je suis quand même bien habillée pour le siècle à venir.

Donc déjà faute première et suprême, on a commencé par un écrit d’une heure. Ce que je ne savais pas, c’est que le sujet de l’écrit devait se préparer à l’avance et que l’heure allouée à cet écrit ne devait servir que de recopiage. Bon j’ai quand même réussi à faire un truc correct puisqu’il fallait parler d’une situation de travail qui nous a fait nous remettre en question, dans le champ éducatif bien sur. La différence avec les quelques jeunettes avec qui j’étais, c’est que je bosse. Et que même sans préparer 2 mois à l’avance, parler de sexualité et de polyhandicap ça fait toujours son effet. Mais un peu court l’effet. Bon bref.

Le problème, ça a été la discussion de 45 minutes qui a suivi. En gros on m’a dit que la conduite à tenir c’était la détermination. Jamais faiblir et toujours dire que ce qu’on veut faire c’est ça !! Bordel ! Mais c’est pas forcément facile de garder son calme. Après 3 minutes de flatterie « ouiiiii on sent le niveau universitaire dans votre dossier et votre façon d’écrire, vous êtes très intellectuelle ». Mouahahaha !!! Hum bon passons. Le hic, c’est quand on me trouve passionnée (oui la passion m’anime) et par les sciences du langage et par l’éducation spécialisée et que du coup on est persuadé que je ferai un charcutière passionnée. Donc là un sentiment d’incompréhension a du se lire sur mon visage puisque le gars a tout de suite repris « non mais je dis charcutière, je vous verrai tout autant en caissière passionnée ». Là garder son calme c’est dur. MAIS j’ai tenu bon.

Après viennent les attaques personnelles. Mon soeurot réussi très bien sa vie donc du coup qu’est-ce que ça me fait qu’il réussisse sa vie pendant que je rate la mienne. Là j’ai quand même grave serré les fesses pour pas exploser mais j’ai réussi à me surpasser pour expliquer qu’une réorientation n’est pas le signe d’un rattage de vie mais d’une envie d’être à l’aise dans son taf blablabla.

Enfin ils m’ont parlé de mon fameux écrit (très intéressant blablabla, trop court nianiania, sujet atypique piapiapia). Le seul problème c’est que moi quand j’écris sérieusement, c’est comme on me l’a appris à la fac : sec, rigide, synthétique. Du coup je l’ai repris en pleine poire « c’est bien, mais c’est sans sentiments. Devant le cas que vous présentez on s’attend à un peu d’émotion et là rien, ça fait un peu psychopathe ». Là, j’avoue que j’ai été trop surprise pour sortir un truc potable, que j’aurai du répondre que je présentais un écrit professionnel et tout le barratin. Moi la seule chose à laquelle je pensais c’est que pas de bol pour mon examinateur, ma troisième passion dans la vie, c’est les tueurs en série, et que l’absence d’émotions et de sentiments est plus charactéristique des sociopathes que des psychopathes. Et ça, ça m’a fait flipper…

Le bon truc c’est qu’au moins je suis blindée pour les oraux de grenoble. Le mauvais c’est que la vie c’est de la merde, parce que dire ça c’est ma quatrième passion dans ma vie et ça veut pas forcément dire quelque chose mais je m’en fous.

L’autisme c’est bien

Lundi 13 mars 2006

Et là pour le coup je parle du mien.

Week-end fortement autistique, puisque les seules fois ou j’ai mis le nez dehors, ça a été pour aller boire le caf à 15 secondes de chez moi et une autre fois pour aller à 5 secondes de chez moi à l’anniversaire du gamin de ma copine. 3 ans… punaise 3 ans, l’age démoniaque par excellence. Un age où on est encore trop con pour comprendre qu’un incident A peut avoir des conséquences sur un évènement B (là, t’as pas voulu faire la sieste, t’es crevé et chiant et tu fais des caprices t’es puni file dans ta chambre). Mais ça, non, comprend pas, à l’age de trois ans c’est trop tot. Et puis trois ans c’est aussi l’âge ou quand on a un cadeau c’est NOTRE cadeau bordel, alors qu’est-ce elle fout ses mains sur mon cadeau elle ? Bah tu jouais avec le carton… Oui, mais maintenant je veux jouer pile poil avec le truc qu’elle a dans les mains elle. Trois ans c’est aussi le début de l’âge cruel par excellence. Genre on s’attaque pas au copain Léo qui mesure une tête de plus que moi mais par contre la petite Nour qui est plus petite que moi va s’en prendre plein la tronche. Tu veux jouer avec mes jouets ? Non t’es moche.

Du coup j’ai pensé que 30 minutes à ce stade là c’était suffisant. Et puis plus rien de tout le we, plus sortir joie bonheur autisme adoré.

Et ce matin au taf c’est bien j’ai fait pareil. On avait libre expression. A 8h, super contente fait chier la vie c’est de la merde. Ce qui était plutôt inattendu, c’est que je serai la seule à venir… Du coup j’ai eu tout mon temps pour m’exprimer, et les murs m’ont bien entendue !! Par contre cet aprèm il risque d’y avoir du monde. Le retour à la réalité va être difficile je pense. Mais comme disais je sais plus qui sur son blog je sais plus où : Life sucks, and then we die. Have a nice day !

Lien

Jeudi 9 mars 2006

Voilà le site d’un ami de longue date. Il a enchanté mon enfance, j’en voulais un tous les Noël mais mes parents n’ont jamais voulu. Aujourd’hui je le retrouve avec plaisir sur le net, racontant sa vie de tous les jours. Merci d’aller soutenir le blog de Chewbacca.

Désolée, moi ce genre de truc ça me fait mourrir de rire. Allez Chewy, chuis à fond avec toi.

Les joies du travail

Mardi 7 mars 2006

Hier matin au boulot on avait réunion avec l’équipe de journée pour parler du lien. Alors pas grand chose, rien d’important, juste un peu de lien entre le foyer et le centre de jour pour nous faciliter la vie. Point besoin de raconter le détail des journées de nos Bernardos, simplement par exemple quand ils vont au ciné, nous dire quel film ils sont allés voir ça nous éclairerait nos soirée. Parce que le problème du bernardo étant son absence de parole, ça devient chiant les devinettes ciné à la longue. Et puis la seule bernadotte qui parle, c’est plus pour faire des trucs du style « moi je sais le film moi je sais le film… heu… Huhuuu ! En fait non je sais pas ». Et puis pareil pour les restos, vu qu’ils font pas la différence entre un grec et un chinois…

Enfin bref oui oui d’accord pas de problème cool salut à demain. Et hier soir en arrivant au foyer, joie bonheur, un mot dans le carnet de liaison :
« salut, resto turc à midi, séance ciné dans l’aprem avec l’Exorciste 3 au programme, suivi de deux internements psychotiques derrières. Demain patinoire pour tous. »
Haaaaaaaaaaaaaaa, génial j’adore. Moi le jeu du con c’est mon préféré parce que je suis assurée de gagner. J’y peux rien, la connerie c’est compulsif chez moi, limite Tourette même des fois. Du coup j’ai pas pu m’empecher de leur faire un petit retour bien senti :
« hello, z’avez bien fait de nous prévenir on avait prévu pareil pour ce soir. Du coup on a plutôt fait resto somalien, tout le monde a bien apprécié son grain de riz et son verre d’eau, suivi d’un documentaire sociologique gay intitulé « puissantes défonces » que certains ont apprécié et d’autres pas. Demain soir, atelier scarification au programme ».

Le seul truc que j’avais pas prévu, c’est que ma chef de service lirait elle aussi ce mot.

La vie c’est de la merde.

Et tant qu’on y est, autant aller à la génèse du truc. Sachez que Puissantes Défonces est un porno gay qui existe bel et bien. Il y a quelques années, avec mon chéri de l’époque, on avait décidé de matter un film de fesses et je suis allée au distributeur en dessous de chez moi. C’était pas marqué dessus que c’était un film gay… Mon mec était ravi. Moi ça m’a fait marrer. Le seul problème c’est que le lendemain en le ramenant le distributeur était en panne et j’ai du le ramenner au guichet.

La vie c’est vraiment de la merde.

raté…

Lundi 6 mars 2006

Bon ben je ferai mieux l’année prochaine.

Joyeux anniversaire +3 jours le blog. Je sais je sais je t’ai oublié toussa c’est pas bien, mais qu’est ce que tu veux, non seulement la vie c’est de la merde, mais en plus de ça j’ai quand même laissé crever ma gerbille Gerbe alors qu’elle, elle était vivante. Alors que toi, t’es toujours là. Et puis des fois je passe pour lacher un truc inintéressant. Alors me fait pas chier ok !!! (Admirez l’autorité, je suis une femelle dominante).

l’alcool c’est de la merde (ou pas, ça dépend des fois)

Mercredi 1 mars 2006

Ce soir j’ai été invité à prendre l’apéro par un pote. Donc chez moi apéro à 18h30, ça veut dire chez moi à 21h. Normal.

Normal aussi le fait de se retrouver finalement à minuit et demi dans un bar où les lampes sont des cartes mères, avec une concentration au maximum pour réussir à marcher droit, après une demi-bouteille de côte du rhone et un pichet de sangria. Le genre de mélange qui fait que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil hihihi… beuuuuh j’crois que j’vais vomir…

Alors voici une leçon de vie (pour vous) et un moment de solitude (pour moi). Mesdames, si un jour vous rentrez dans un bar avec votre veste mouillée parce que dehors il neige, que par malheur vous êtes obligée de passer devant trois gros lourdaux qui en sont à leur quinzième whisky de la soirée, qui vous sortent à l’aise « houlaaaa me collez pas trop miss ça va m’exciter » surtout ne jamais dire… je répète SURTOUT NE JAMAIS DIRE « pas de soucis je vais rester éloignée je suis toute mouillée là » parce que c’est tendancieux.

L’alcool, c’est comme la vie, de la merde. Surtout quand vous avez pas bu assez pour ne pas réaliser quelle sombre connerie vous êtes en train de dire.

Allez c’est pas tout ça mais la cuvette de mes toilettes m’appelle (oui, petit zizi en descente d’alcool, mais je vous emmerde). Et me faites pas chier, ça fait une heure que je suis devant ce post à traquer la faute de frappe…