Archive pour décembre 2005

Noël c’est de…

Jeudi 29 décembre 2005

la merde ! Voilà comme ça ça c’est fait !

Alors voilà bien longtemps que j’étais pas venue trainer mes guêtres ici mais que voulez vous que de choses à faire. En fait non, j’étais chez mes parents, qui passent par le neuf et en ce moment le neuf c’est comme la vie… de la merde. Donc pas de net, donc obligée de passer par fab (merci mon ami) pour nourrir mes veaux vaches cochons.

Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Et bien oui, c’est vrai, gerbe a failli crever. Mais elle va mieux. J’ai donc appris qu’on peut être raide et froid et pas encore tout à fait mort. Comme j’ai passé le truc des premiers secours, j’ai su comment NE PAS lui faire de bouche à bouche ou de massage cardiaque (c’est une gerbille ça va pas la tête ???). Là elle est dans sa cage en train de ronger un ticquet de tram. C’est la magie de Noyel mes amis…

Alors Noyel maintenant, le fameux. Et oui cette sacro sainte fête est passée. Et pour moi franchement ça se passe bien. Si vous voulez ce que je déteste à noel, c’est le gros repas familial qui va avec, repas pendant lequel tu peux voir tata simone perdre son dentier dans la buche et tonton jean charles se pisser dessus à cause de son cancert à la prostate. Après on vient nous vendre ça comme la fête du bonheur… Ben tiens ! Non chez moi c’est cool, parce que si vous voulez j’ai la chance de savoir de qui je tiens mon associabilité. Chez moi, noel, c’est une fête qu’on fait comme des gros crevards, à 4, et on est là pour personne. Du coup ça fait comme d’habitude quand on se voit, mais avec du foie gras et des cadeaux. Alors noel… c’est de la merde mais de la merde que j’aime bien (bah oui je suis vénale hein, offrez moi des trucs je suis heureuse).

Non, moi ce qui me pose problème, c’est le réveillon de la saint sylvestre. Autant noel, c’est le jour ou il est formellement interdit d’être malheureux (d’ailleurs l’irak est pas venue nous faire chier avec ses morts le 25, les 24 et 26 oui mais pas le 25), autant le jour de l’an c’est ZE jour ou t’es obligé de faire la fête !! T’as pas le choix ! Alors comme ça me fait chier, moi je fais un non réveillon avec mes voisins. C’est à dire un repas basique autour duquel nous aurons la chance de ne pas nous souhaiter la bonne année à minuit. Mais le truc qui m’agace le plus, c’est que si t’as rien prévu de faire pour le nouvel an, c’est que forcément t’as pas d’amis, une vie de merde et que personne t’aime. Du coup, chaque fois qu’on m’a demandé et que j’ai répondu « rien » j’ai eu droit à « hooooooo, mais vient avec nous, on sera pas beaucoup cette année on fait une petite fête en petit comité à 30… juste des amis proches. Et on fait pas de paillettes hein, sympa on fait comme d’habe sauf qu’il faut amenner un met raffiner et on fait une soirée déguisée derrière pense au costume hein ». En gros voilà, on a pas le droit de choisir de ne rien faire pour le nouvel an. C’est pas possible. Et ben moi, le seul jour de l’année ou t’es obligé d’aller faire la fête et de t’amuser, je trouve plus marrant de tirer la tronche.

Du coup, comptez pas sur moi pour vous souhaiter la bonne année. Parce que la bonne année c’est de ?

La merde. Y en a trois qui suivent c’est affligeant.

Message perso : hey axolotl, ton petit tour de passe passe c’est MON truc ok ? Là prochaine fois je te casse la gueule.

Je suis has been

Mercredi 14 décembre 2005

Petit dialogue entre mon soeurot et moi même le week end dernier :

- Tiens depuis quelques jours je vois des affiches partout, je crois qu’ils vont sortir un nouveau King Kong.
- Ouais c’est vrai… par contre ça fait déjà un an qu’ils en parlent…
-Ha ouais quand même. Je suis lourdée c’est ça ?
-Voilà.

La vie c’est de la merde.

La preuve par la démonstration

Jeudi 8 décembre 2005

Une fois n’est pas coutume on va parler de mes Bernardos, ou plus précisément de mon Bernardo du mardi, que par souci d’anonymat nous appellons Bernardo (comme d’habe).

Alors mon Bernardo du mardi, je l’ai en prise en charge individuelle pour l’emmener à la piscine. Individuelle parce que ce petit il est psychotique mais genre la psychose assez galopante voyez. Donc il n’a pas de problème physique majeur, pourtant il ne marche pas. Pourquoi ? Parce qu’il a trop de trucs dans sa tête pour perdre du temps avec des conneries comme marcher. Quand je parle de trucs je parle d’angoisses. Quand on sait que pour ce gamin, le changement de saison est source d’angoisses incontrolables on comprend pourquoi il a pas envie de se faire chier avec des futilités. Donc comment ça s’exprime concrètement ? Comme ça :

-T’y es déjà allé toi ? Moi ouais, la Fée Mélusine elle est sympa hihihi et je suis mécano pur.
-Heu… Bernado à qui tu parles là ?
-Aux voix qui sont dans ma tête.
-…

Ca s’exprime aussi par des fascinations que probablement lui seul s’explique. Notamment, le sèche-cheveux (piscine, sèche cheveux, vous commencez à voir le fil conducteur là). Alors il a une espèce d’adoration pour ce truc, du coup quand je le prend le mardi, à part les voix dans sa tête, j’entends parler du sèche-cheveux.
Il faut savoir aussi qu’il peut être très violent quand il le veut. Par exemple il ne parle pas forcément beaucoup, mais quand on truc le contrarie il retrouve très rapidement de la voix pour me traiter de pute salope de ta race j’te nique ta mère tu vas crever. De la même façon il ne bouge pas beaucoup, sauf quand un truc le contrarie, il retrouve facilement de la force dans ses bras pour pousser son fauteuil dans le but de venir me coller un pain.
Et le sèche-cheveux est un de ces trucs très délicats qui peut le faire facilement sortir de ses gonds. Genre même si ses cheveux sont secs, ben non faut continuer, limite jusqu’à ce que son cuir chevelu sente le roussi. Donc le mardi, en sortant de la piscine, c’est facile 10 minutes de sèche-cheveu pour pouvoir temporiser la psychose et éviter un pétage de plomb souvent souloureux pour ma gueule (il a de la force ce con en plus).

Mardi matin j’avais une réunion avec mon éduc spé, ma chef de service et la directrice de l’établissement pour faire le point. Quand j’ai exposé le déroulement des séances et que j’ai parlé des 10 minutes de sèchage capillaire, j’ai vite compris en voyant les gueules générales que j’avais dit un truc que j’aurai du garder pour moi. Bon là on m’a vite conseillé, selon leurs termes, de rétablir l’autorité (mais oui…) et qu’il faut maximum trois minutes et s’il est pas content c’est pareil c’est pas lui qui décide. Ok, on me dit je fais.
Donc à midi, coup de bol, impossible de partir à la piscine ou on va d’habitude, on fait donc balnéo au centre, juste à côté des chefs (yeaaaaah). Et en sortant, ben trois minutes de sèche-cheveux t’es pas content c’est pareil c’est moi qui décide LA LOI C’EST MOI !!

Et là, c’est le drame. Mon petit Bernardo a piqué la colère de sa vie. Du coup je suis vite allée chercher ma chef de service. Genre bon la loi c’est moi, maintenant expliquez-moi dans ce cas précis (les meubles ont volé dans tout l’établissement, je suis la pire des putes) comment on l’applique la loi, hein. Ce qui s’ensuivit fut assez… sportif. J’ai pas mal perdu dans l’histoire. J’ai déjà pris 2 pains dans la gueule, après j’ai réussi, tant bien que mal a esquiver. Bon, bien évidemment j’étais la personne à abattre puisque sa frustration venait de moi. Mais ma chef de service a perdu beaucoup plus que moi. Elle, elle y a perdu son pull (déchiré, broyé, mangé, bye bye le pull), ses lunettes (hop, écrasées par un psy en furie, adios les lunettes), sa montre (arrachée, RIP la montre) et bien sur sa dignité. Après 40 minutes de crise, le chauffeur de taxi venu le chercher a également pris son pain dans la gueule (après tout, y avait pas de raisons). Bref c’était sportif (faut courir hein pour l’éviter le petit), douloureux pour les oreilles (il a de la voix en plus) et douloureux pour tout le reste j’en ai encore des courbatures.

Du coup de rétablir l’autorité, on est passé à entammer des négociations pour réduire le temps de séchage des cheveux. Le pire c’est que mon éduc spé, qui a passé 15 ans avec des psy me disait qu’un gamin comme ça il faut qu’il pète les plombs, mais il faut lui laisser le temps d’aller au bout de son énervement. Mais dans mon institution, le temps est compté, donc pas le temps pour lui de chouiner, donc pas le temps de le contrarier, donc on le conforte dans son sentiment de toute puissance…

Et j’ai même pas de prime de risques. La vie c’est de la merde.