Archive pour mai 2005

l’été c’est de la merde

Lundi 30 mai 2005

La semaine dernière j’ai eu la révélation de la fin de printemps : l’été c’est de la merde. Et tout le monde le sait mais c’est inconscient et il faut UN petit truc de rien du tout pour que tout le monde le sache.

Vous avez remarqué que l’humain a cette capacité à oublier ce qui est génant ? Ma mère m’a dit une fois que l’accouchement était la douleur la plus insupportable qui soit, que quand tu en sors tu as non seulement envie d’étrangler le connard qui t’a fait ça, mais en plus tu te demandes pourquoi d’un coup tu deviendrais pas lesbienne. Et ben les choses sont bien faites puisqu’à peine fini, hop, oubliée l’intensité de la douleur !!! Tu peux remettre ça de toute façon tu t’en rappelles plus. Et pour les saisons c’est pareil !!

Il y a quelques semaines je gueulais parce que j’avais envie d’avoir chaud, de transpirer, de pas dormir à cause de la chaleur, mais j’avais oublié l’ennemi public numéro 1 en été. L’autre fois au boulot, il faisait chaud, enfin l’été semblait être là, et d’un coup qu’ouïe-je ? Le petit bzzzz prôche de mon oreille. Le moustique à la con qui va me pourrir mon été. La pompe à sang qui va me faire chier !!!!
Vous avez jamais remarqué comme c’est chiant un moustique ? Si, bien sur… Un moustique c’est cool parce que quand tu l’entends, tu carresses l’espoir de pouvoir le scotcher contre le mur, quitte à faire une marque dégueu pour pouvoir dormir en paix alors que c’est pas possible. Déjà quand tu réussis à le scratcher il est toujours plein de (ton) sang qui dégueulasse encore plus le mur… mais le pire, c’est quand quand tu l’entends, tu luttes. Tu allumes ta lumière, tu le cherches, tu le courses, tu applaudis à tout rompre en te disant que cet enc*** ne te pourrira pas ta nuit, alors qu’au fond de toi tu sais bien que non, c’est pas possible !!! Jusqu’à ce que tu laisses tomber en te disant « allez vasy pique moi qu’on en finisse » et le lendemain matin t’as été torpillé ça gratte ça pique c’est chiant.

Et ben les moustiques, c’est comme l’accouchement, à peine passé on oublie. Et quand ils se rappellent à notre bon souvenir on souffre. L’été c’est de la merde !!!

la perruque

Jeudi 26 mai 2005

Hier soir, après avoir couché mes chtits n’adultes, j’attendais les Experts (alors que je les ai déjà tous vu… parfois ma propre connerie m’épate) en regardant la remise de la coupe de la Champion’s League… ou pas, enfin c’était du foot et les rouges ont gagné. Enfin bon je regardais ça et j’ai vu une image furtive très intéressante. Au moment ou toute l’équipe posait avec le trophé, j’ai vu un type en noir sur la gauche de l’écran et une demi seconde plus tard il y avait bizarrement un gorille sur ce pauvre gars et un quart de seconde après le plan avait changé. Là j’ai pensé que ce pauvre mec devait s’en prendre une bonne.

Et comme c’était chiant j’ai zappé sur la 2 et là je suis tombée sur… une perruque !!!! Vous avez jamais remarqué ? Quand il y a un sujet salace à ça se discute, ils sortent les perruques, ce qui fait qu’on sait d’entrée de jeu de quel ordre va être la soirée : avec des gens qui pleurent et qui partousent.

Perso j’ai préféré repasser sur les experts, qu’en fin de compte je n’avais pas vu. Merci à TF1 qui réussi à passer 2 saisons inédites en même temps, en passant le dernier épisode de la saison 5 juste avant le 3ème épisode de la saison 4. Allez une petite hola les amis !!

Sinon, demain je vous révèlerai pourquoi vous détestez tous l’été, mais il faut un moment particulier pour s’en rappeller.

La veste maudite

Lundi 23 mai 2005

J’ai une veste maudite… Mais vraiment !

Il y a peu, à l’époque où on croyait encore qu’un jour on sortirai de l’hiver pour passer par la case printemps (on est con aussi, tous les ans on se fait avoir), j’ai acheté une veste en daim. Super classe, mi longue enfin une veste en daim quoi. Et depuis il n’arrète pas de pleuvoir et vu que le daim et la pluie sont pas très potes… Je comprends pas.

Depuis deux mois, chaque fois qu’il fait beau il fait trop chaud pour mettre une veste, ou alors quand il fait bon vous pouvez être sur qu’il va pleuvoir. Par exemple hier soir. Je m’apprète à sortir, je regarde le temps qu’il fait, moche mais il pleut pas. Cool, je mets ma jolie veste que j’ai jamais pu mettre, je ferme ma porte, je sors de l’immeuble (suspense halletant n’est-ce pas ?) et là 4 goutes qui tombent, pour me faire chier bien entendu.
Donc, très bête et méchante, je retourne chez moi, je pose ma veste, ressors et là bien sur il ne pleut plus.

Et c’est comme ça tout le temps bordel !! Une fois en Ardèche, j’allais chez le dentiste (si déjà ça c’est pas une après midi foutue en l’air), il fait beau mais pas trop chaud je prends ma veste. Miracle à l’aller tout se passe bien, alors pourquoi au retour, pour faire les 4 mètres qui sépare le cabinet de ma bagnole (oui je sais j’étais garée loin, mais la place pile devant était prise) je les ai fait sous la pluie avec mon daim qui partait en dépouille ?? Hein ????

De là à dire que les vestes en daim c’est de la merde il n’y a qu’un pas.

La peur !!

Mercredi 18 mai 2005

Est-ce que vous êtes déjà monté dans un manège à sensations ? Le Space Mountain ? Flippant hein !! Alors j’ai remarqué qu’il y a un truc juste avant, c’est la petite poussée d’adrénaline qui vous fait chaud sous les bras. Mais jusque là, j’avais jamais vraiment pu voir de manière objective ce que ça donnait puisque j’étais toujours de la partie.

Mais comme vous le savez (ou pas) au mois de janvier on a offert pour les cinquantes ans de mon vieux père un saut en parachute. Le truc c’est qu’on l’a offert en janvier alors qu’il ne sautait qu’en mais, il a donc eu le temps de le voir venir, et nous aussi en fait. Et ça c’est bien !

Donc la peur comment ça marche ? En plusieurs phases.

Phase 1 : Mouof
Et oui la phase 1 c’est la phase mouof dans le sens ou ben à 3 mois et demi de l’événement c’est difficile de réaliser ce qui va se passer. Donc en gros ça se traduit par : « ça va ? » « Ben ouais ça va c’est qu’un saut en parachute quoi ». Ok on va rire…

Phase 2 : Réalisation du problème partie 1
Donc là on passe directement à H -1, quand on arrive sur le site. Alors c’était marrant de le voir faire mon papou, un coup chaud un coup froid, et puis une certaine difficulté à avaler. Je peux vous dire que le taboulé n’a pas eu le succés escompté, en tout cas pas auprés de lui.

Phase 3 : Réalisation du problème partie 2
Là, on est à H -15 minutes. Alors là ça y va. En vrac et dans le désordre :
- « j’ai envie de pipi » « encooore ? mais t’y es allé il y a 3 minutes ! »
- la clope du condamné (très appréciée… quoique !)
- le blanchiemment de la peau (je crois que je l’ai rarement vu aussi blanc, même le jour où un chat a chié sur son couvre lit, même le jour où j’ai déchiré ses papiers d’identités pour en faire des confettis (j’avais 4 ans ok !!!!))
- les 100 pas aussi. Alors ça c’est typique, c’était marrant parce qu’il y avait quelques pélerins sur le parking qui étaient tout blanc et qui marchaient, sans arrêt.
- chercher ses amis du regard. Et ça c’était facile, ils avaient tous la même gueule que lui.

Phase 4 : Blagues de merde
Juste avant d’aller voir son formateur, mon père nous a dit adieu. « Bon allez, je vais m’éclater, mais pas trop j’espère ». Mouhahahaha comment vas tu (yau de poêle), et toi (le à matelas). Un grand moment.

Phase 5 : On y est !
Après on a pas vu sur le coup (plus tard, avec le dvd), mais bon c’est le moment fatidique, la montée dans l’avion et à 4000. Et là c’est le moment précis ou tu peux plus faire marche arrière, et où donc tu flippes. Alors le truc de marrant c’est que sur le site de Gap, il y a l’entrainement de l’équipe de France, et donc dans l’avion, t’en as 3 qui sautent pour la première fois, et 15 qui font partie de l’équipe de France et qui viennent s’entrainer. Donc dans l’avion c’est ambiance bon enfant, tout le monde rit, tout le monde chante, se marre… sauf… 3 pélerins tout blanc qui essaient d’esquiver un sourire à la caméra. Mortel, vraiment.

Après c’est nul je raconte pas il était content. Aucun intérêt…

we… suite

Vendredi 13 mai 2005

Bon, voilà la suite un jour après donc (et les pas contents n’ont qu’à aller voir ailleurs si j’y suis).

Alors je voulais parler de la peur de mon popa, mais finalement je vais continuer sur ma lancée du we pourri. Et la montée de la peur ça sera pour demain (un commentaire et je vous baffe cul nu devant une assemblée). Donc on en est resté à nos voisins qui s’aiment très fort la nuit dans notre hotel.

Le lendemain matin, on se lève presque normal je dirai, à la différence prés que d’habitude on casse pas un mur de glace pour arriver à la salle de bain. Mais bon -2° dehors on s’y attendait un peu. Bon après on déjeune tout ça. Là mon père m’a fait marrer. On demandait au gars de l’hôtel par où on pouvait repartir pour avoir un joli coin, beau paysage tout ça, et le mec normal nous demande d’où on vient. Et là mon père répond fier comme Artaban « on vient d’aubenas !! ». J’ai eu envie de lui dire que pour quelqu’un qui habite dans le 04, le 07 doit être un pays lointain, et que le nom d’Aubenas rappelle surtout une journaliste enlevée en Irak. Mais bon c’était son petit plaisir alors pourquoi être méchante ?
Donc on prend la direction de la Clue ou Glue de chais pas quoi. En gros des gorges assez profondes, très sympa, et longues (une bonne trentaine de bornes). Et pendant 15 kilomètres c’est le désert, on croise pas une caisse rien du tout, le panard absolu. Et à un moment le paysage trop beau, avec des cascades bien engoncées, vraiment magnifiques. Qu’est ce qu’on fait ? Ben y a personne, c’est désert, on s’arrète au milieu de la route (qui de toute façon n’avait qu’une voie) pour faire des photos. Et là arrive une furie derrière nous, clouée a son klaxon en train d’agiter les bras dans sa caisse. Et bien sur c’est quand on s’arrète que cette conne apparait hein ! Vraiment pas sympa les gens dans le 04 !!!

Après ça on décide de monter au Mont Ventou (qui porte super bien son nom). Alors le Mont Ventou c’est une étape cycliste, donc forcément la route est à eux. J’ai cru que ma mère allait finir par en écraser un. Une vraie folle furieuse dans la bagnole, à faire vrombir le moteur et à hurler « connards » par la fenêtre… Bon ok, venant de ma mère c’est normal… mais c’est vrai qu’ils étaient chiant ces cyclistes. De toute façon j’ai remarqué que quand tu es dans la peau du cycliste, y a pas plus con qu’un automobiliste, et quand t’es en bagnole, rien n’est plus con qu’un mec à vélo enfin bref.
On arrive en haut du Mont Ventou, déjà on voit 5° dehors, à l’abri du vent. Là tu fais ok ça va être dur. Mais dehors, en plein vent c’était pas tenable. Alors je peux vous assurer que la vue est géniale. Le seul problème c’est que tu bombardes de photos sans regarder et tu contemples la vue après sur ton pc, parce que de toute façon sur place c’est pas possible !

Après au retour, c’était marrant de voir mon père se comporter avec les touristes comme la bonne femme le matin (genre : « allez putain bouge ta caisse connard, et tu peux pas mettre ton clignot bordel mais prend un gps connard de vieux ! », tout en finesse et délicatesse donc).
Enfin, pour finir il a fallu passer à la pharmacie pour prendre un truc. C’est bien évidemment ce jour là où il y avait rupture de stock sur toute la région, et ou on a fait toutes les pharmacies du coin pour trouver ces p**** de cachets avant d’aller chercher le chat qui ne voulait plus rentrer avec nous…

Franchement, mais franchement, la vie c’est pas de la merde ? (Le premier qui dit la tienne oui prend un blâme)

WE

Dimanche 8 mai 2005

Je m’en vais aujourd’hui vous raconter mon we. Enfin aujourd’hui et demain parce qu’il y a beaucoup à dire.

Vendredi, nous avons offert à mon père son cadeau d’anniversaire (bon oui ok, il est né en janvier mais c’était un cadeau un peu particulier puisque c’était son baptême de l’air). Pour l’occasion, on est parti deux jours en vadrouille aux alentours de Gap.
Je ne parlerai pas du saut de mon père, parce que je suis jalouse comme un pou et que là je digère le fait que LUI ait pu s’éclater pendant que moi je choppais un torticoli au sol, enfin passons.

Donc vendredi matin on a pris la route et après 3 heures on arrive sur le site, il saute tout va bien il est content (nianianiania pfffff). Et là on commence l’enchainement des trucs un peu bizarres qui ont fait que les moments de solitude se sont enchaînés vitesse grand V. Déjà à l’aérodrome. C’est l’usine là bas. Il y a 20 mecs qui sautent en même temps, il y a des parachutes de partout (qui attérissent comme ils peuvent des fois). Et à un moment (ça faisait deux plombes qu’on attendait le certificat de baptême de mon père… nianiania, pffff, m’énerve) il y a un largage de parachutistes et… un avion en même temps qui essaie de se poser. Alors imaginez : vous êtes pépère sous votre parachute et vous vous faites couper la route par un coucou qui fait autant de bruit que la mob de mon voisin. L’hallu totale. Un mec en train de slalommer en l’air pendant que des pauvres gars essaient de l’éviter. Du coup il y a un gars qui s’est posé pas vraiment sur la cible, voire complètement à côté de la plaque puisqu’il a attéri dans le champ d’à côté.

Après on prend la bagnole direction Serre-Ponçon, le barrage le plus grand d’Europe. Bon moi j’ai pas aimé, j’aime pas les barrages, je trouve ça étouffant. Cette grosse masse d’eau qui vient tapoter contre son tas de terre ça me donne le vertige. En plus l’eau bien bleu typique des eaux de montagne ça me rappelle que l’eau est gelée. Bon bref…

Après ça ma mère nous annonce que direction l’hotel, à Seyne (??? bah si tu le dis on va te croire), et surtout on y sera vite les chéris, c’est à une demi heure de route à tout casser. Une heure et demi après on roulait toujours. Et moi, j’en avais marre, j’avais froid, et puis on était en montagne, on redescendait pas, on se doutait qu’on allait passer la nuit dans un coin ou ça caille. Enfin, au bout de deux heures de route on arrive (enfin) à l’hôtel dans un coin… comment dire… paumé. Déjà c’était dans le 04, les Alpes de Haute Provence. Je savais même pas que le 04 c’était les Alpes de Haute Provence moi… Bon l’hôtel d’aspect extérieur à l’air plutôt normal, voire pas mal. Mais une fois rentré… Alors c’était un hôtel apparement de type « c’est le mois de mai il fait chaud (non), sisi il fait chaud alors on a coupé le chauffage ». Et quand il fait toujours -2 la nuit, autant dire qu’à 6 heures du soir il faisait meilleur dehors que dedans. Mais bon allez c’est we, c’est cool on aura qu’à mettre une petite laine.

Ensuite (après une dose de courage assez phénoménale pour pouvoir se dépoiler afin de passer sous la douche), on passe à table, avec petite lumière tamisée et Kill Bill en fond sonore. Et là, d’un coup plus de lumière, plus de jus, plus de musique, rien ! Bon on se dit que ça va passer. Et ça passe pas. Et là on se sent seul… Même si on était 1 200 000 foyers sans jus ce soir là à cause d’un con qui a pas éteind sa clope et qui a fait cramer 250H de forets, on se sent très seul. Du coup, gros coup de flip :
-mais t’inquiète pas chérie, ça va revenir va.
-mais quoi ça va revenir, papa putain on est dans le 04, il y a deux heures tu savais même pas que ce département existait bordel ON VA TOUS CREVEEEEER !!!! ha pardon oui alors je vais prendre le tiramisu aux fraises s’il vous plait (conseil d’amie : ne prennez jamais de tiramisu aux fraises).

Alors ne pas avoir de jus au fond ça me gène pas… quand je suis chez moi et que j’ai mes repêres. Dans un hôtel où la température ambiante ne passe pas 12°, ça le fait moins. Et puis après le repas, la télé, dans le cul ! La partie de billard, avec la télé ! La lecture, pareil, au fond à gauche. Du coup on s’est retrouvé dans nos chambres à 9 heures du soir, à se faire chier comme des rats morts parce qu’on avait rien à faire, à lire, à écouteret qu’il faisait déjà presque nuit.
Et là dans la pénombre, je vois un truc noir qui se ballade sur mes draps blancs. Et meeerde allez putain une guêpe, dans un hôtel sibérien sans jus. Dans la catégorie j’ai pas de bol avouez quand même que je les cumule là !!! Et allez niquer une guêpe à la lumière du portable vous !!!
Une fois la guêpe coupée en deux à coups de tatane (bah ouais paix à son âme tout ça), je peux me reposer sur le lit à me dire que la vie c’est de la merde quand je vois un machin noir qui se ballade sur les rideaux blancs. Je crois que si j’avais eu une corde j’en aurai fait bon usage. Là pour le coup on a laissé tomber, c’était un gros papillon qui de toute façon aurait vite crevé avant le matin alors hein…

Et à 22h, joie bonheur, miracle. La lumière revient. Et nos voisins de chambres aussi. Qui se sont aimés. Fort. Très fort. Et longtemps en plus. La vie c’est de la merde.

Alors voilà la morale de cette histoire, ami si tu passes à Seyne, va plutôt voir ailleurs si tu y es.

Mein Kampf

Jeudi 5 mai 2005

Il n’y a pas longtemps j’ai eu une conversation intéressante avec une copine, qui me racontait qu’un gars a un jour demandé à sa copine bibliothécaire le livre Mein Kampf et qui a trouvé ça choquant. Moi pas.

Alors je n’ai pas été choquée pour la simple et bonne raison que soit le mec a la gueule de l’emploi (bombers, tête rasé avec un bol d’eau tiède à l’intérieur) et dans ce cas là, ben il assume sa crétinerie jusqu’au bout, et soyez sûr que ce branquignole est déjà bien surveillé. Soit il n’a pas la tête de l’emploi et dans ce cas là ça pourrait être moi… Je m’explique. Mein Kampf est peut être un livre noir, à l’idéologie plus que douteuse que l’on qualifierait facilement de incitation à la haine raciale jusque là rien d’anormal. Mais moi je le vois pas comme ça. J’ai une Bible chez moi, et je ne suis pas catholique. J’ai aussi un Coran, et je ne suis pas musulmane pour autant. Donc je vois pas pourquoi lire Mein Kampf ferait de moi une nazillone de première catégorie. Donc si c’est pas le cas pour moi je suppose que c’est aussi le cas pour plein de gens. Moi ce bouquin m’interesse pour aller au fond du truc, voir ce qu’il y avait dans la tête de ce gars. Aller voir la Génèse (sans mauvais jeu de mots… quoique) d’un passage qui a quand même fait 50 millions de morts. C’est un livre dangereux ça c’est clair, c’est pas à mettre entre toutes les mains. Mais pour moi, ça me permettrait d’explorer à fond une idéologie que je ne maitrise pas si bien que ça, le nazisme. Parce que je ne sais pas ce qui a ammené ce mec à haïr les juifs à ce point. Voilà.

Alors il est une fausse idée qui veut que ce bouquin soit interdit. Faux !!! Ce livre est interdit en Allemagne, pas en France. Il est interdit de publicité, et de toute façon la dernière édition date de 1970 et il n’a pas été réédité depuis, mais le vendre et l’acheter n’est pas illégal.
Du coup hier soir j’ai senti une connerie à faire. Moi j’aimerai lire ce livre. Donc en rentrant du restorant avec ma petite famille, bourrée comme pas deux, je titube vers le pc histoire de dire « tiens je vais allez voir s’il est dispo sur le net ». Et il l’est ! Sur Ebay il y a 4 mecs qui vendent leur exemplaire de Mein Kampf. Faut voir les prix aussi… 52 € au bas mot ça fait chers pour l’idéologie nazie quand même. Et je trouve un exemplaire à 9 € (+8€ de frais de ports). Et là je me dis bingo, je peux quand même mettre 20 € dans le livre le plus détesté en Europe. Je propose donc une enchère, immédiatement contrée par un mec qui a proposé une enchère maximum. Et je sais pas pourquoi (même si mon frère pourrait vous dire que je suis simplement un peu con) j’ai proposé plusieurs enchères jusqu’à me retrouver avec un prix proposé de 39€ (+8 € de frais toujours). Sur le coup j’étais contente, j’avais bien niqué l’autre pélerin. Et puis après j’ai réalisé. Je touche pas le smig par mois, et je vais aller claquer 47 € tout compris pour cette merde !!!!

Bon là du coup, grosse suée, meeeeerde mais bordel qu’est-ce que je viens de faire, mon frère mort de rire à côté, et impossible de trouver une touche annulation. Au bout de 10 minutes de pleurs (nooooooooooooooooooon, pas 47€ pour ça !!!) je trouve enfin la procédure (oui alors comment dire, j’ai tapé 39 alors que je voulais taper 3,9, j’ai bon ?) et j’annule mon truc (ce qui a quand même niqué l’autre mec qui se retrouve avec son enchère maximum !!! hahaaaaaaaaaaa !).

Du coup je suis allée sur e-mule et je l’ai téléchargé, pour gratuit, inconfort de l’ordinateur, mais m’en fous, j’irai le faire imprimer par une copine qui fermera les yeux, j’irai le lire dans le parc et les Témoins de Jéhovah me feront plus chier (par contre les pleupleus avec leur guitare et leurs joints à côté je guarantis pas).

le 3 mai

Mardi 3 mai 2005

Je déteste le 3 mai, c’est le pire jour de l’année.

Le 2 mai, c’est mon anniversaire. Hier j’ai été une star toute la journée, mon portable n’a pas arrété de vibrer, des tonnes de sms de gens qui pensaient à moi (oui trois secondes maxi, le temps de dire « fait chier cette conne, j’vais encore banquer un sms »), des bisous par tonneaux, des cadeaux (merci mon chéri pour le dictionnaire des symboles et Franz Ferdinand, un groupe qu’il est bien). Hier j’avais la belle vie !!!

Le 3 mai, ben je me retrouve face à la réalité. Voilà, j’ai 26 ans, je file droit vers les 30 (quand j’ai dit ça à mon papa il m’a dit ta gueule, il est méchant mon papa). Aujourd’hui j’existais plus (ha si pour fab, qui y a pas pensé hier et le keuf qui m’a contrôlée sur la route « Tiens vous êtes née hier ? Oui, j’ai une croissance exceptionnelle… »), tout le monde en avait rien à foutre de ma gueule, et en plus je pensais qu’à 26 ans je serai enfin une femme, ben j’attends toujours.

Remarquez peut-être demain… le 4 c’est déjà moins pire que le 3… Demain avec un peu de bol j’arriverai à marcher sur des talons et à pas avoir l’air d’une bagnole volée si je mets un peu de maquillage. On me signale dans l’oreillette que ça sera pas le cas. Je déteste les 3 mai putain !!!

Les témoins de Jéhovah

Dimanche 1 mai 2005

Hier matin, avec un soleil magnifique, j’ai décidé de prendre une serviette, un journal scientifique hautement intellectuel et mon chéri sous le bras direction le Parc Mistral, juste à côté de chez moi, pour profiter du soleil et me sortir de mon placard à balais.

Je détache la laisse du chéri qui part illico presto faire du sport (oui, il est fou, je sais) et moi j’installe ma serviette et me plonge illico presto dans un article passionnant avec Leatitia Bléger à poil et Mallaury Nataf qui explique pourquoi elle rentre dans La Ferme 2 (j’adoooore Entrevue). C’est au moment où je trouvais que Miss Bléger a quand même une sacré paire de loches que j’entendis une voix au loin. « Pardon, excusez-moi de vous déranger ». Je lève alors les yeux de ma lecture pour voir une dame avec un graaaaaaand sourire plantée devant moi comme un piquet? Mon premier réflexe fût de me dire qu’elle voulait du feu, mais en fait non pas du tout.

  • -Bonjour, croyez-vous en Dieu ?
    -(meeeerde, les Témoins de Jéhovah, putain même ici ils viennent me faire chier) Heu… non !
    -Oui je comprends, c’est dur de croire avec tout ce qui se passe à l’heure actuelle dans le monde blablabla on peut discuter quelques minutes si vous voulez…
    -Heu… non !
  • Alors l’avantage avec les Témoins, c’est que contrairement à d’autres fanatiques comme les Raéliens ou Greenpeace, on peut leur dire non, ils nous lachent. Elle m’a toutefois proposée de la doc pour « voir », qu’elle a dit. Et comme j’adore la documentation des Témoins de Jéhovah, j’ai dit oui.

    Elle m’a donné un numéro de la revue « Réveillez-vous ! », qui date du 22 juin 2004. Putain du réchappé en plus, même pas le dernier numéro ! Et comme je tiens toujours mes promesses, j’ai lu son truc, et ben j’ai bien rigolé. Le thème était « La science peut-elle vous aider à trouver Dieu ? ». Le contenu était bien sûr à propos d’éminents scientifiques mondialement reconnu (Allan Sandage, John Polkinghorne, Paul Davies, Franck Salibusbury, que du lourd quoi, d’ailleurs pas plus tard qu’il y a trois jours, j’avais une conversation intéressante sur les travaux de Sandage avec ma voisine, c’est dire), donc les scientifiques mondialement reconnus soutiennent que croire au Darwinisme, c’est n’importe quoi. Petit extrait : « Comment donc la « première mère » de chacune de ces espèces est-elle devenue capable d’engendrer une progéniture avec un « premier père » pleinement formé ? « . Je dis ça comme ça, mais c’est le principe du Darwinisme et de l’évolutionnisme non ? Ca c’est pas fait du jour au lendemain, et c’est pas un ragondin qui s’est levé un matin en disant « tiens et si je niquais aujourd’hui ». C’est quand même un processus qui a mis des millions d’années à se mettre en place. Et pourquoi ça ? Ben pour évoluer, parce que quand tu évolues, tu es plus fort, et quand tu es plus fort tu survis, non ? Plus précisément c’est l’adaptabilité au monde naturel. Alors oui, je sais, tout baser sur le hasard c’est quand même limite, MAIS… il suffit d’une fois non ? Et puis croire, que c’est un grand barbu qui s’est dit, tiens, et si je leur collais des poils pour les protéger du froid c’est aussi naze. Parce que hé, barbu, mes poils, ils m’emmerdent !!!! Mais là n’est pas la question.

    Je poursuis donc ma lecture, et je tombe sur une partie qui parle de la science et l’avenir. Comme quoi les scientifiques veulent trouver les réponses de l’avenir dans la science. Et là je tombe sur le fait que, non, c’est pas vrai, les hommes ne peuvent pas par contre tout est écrit dans la Bible : « Certaines de ces prophéties décrivent les conditions mêmes que nous connaissons aujourd’hui (Matthieu 24:3, 6, 7) ». Donc là je fais quoi ? Je saute sur ma Bible (oui, une Bible et un Coran, pour me la péter, mais franchement, c’est un peu chiant à lire) et je vais voir le livre de Matthieu. Et qu’est ce que je trouve au machin nommé (je sais plus comment ça s’appelle, épitre ? chapitre ? strophe ? alexandrin ? enfin bref) et je lis : Matthieu 24:3, 6 et 7 « Tandis qu’il était assis sur le Mont des Oliviers, les disciples s’avancèrent vers lui en particulier et dirent : « dis nous, quans ces choses auront-elles lieu, et quel sera le signe de ta présence et de l’achèvement du système de choses? [...] Vous allez entendre parler de guerres et de nouvelles guerres ; veillez à ne pas être terrifiés. car il faut que ces choses arrivent mais ce n’est pas encore la fin. [...] Car nation se lèvera contre nation et royaume contre royaume, et il y aura des disettes et des tremblements de terre dans un lieu après l’autre ».

    Et là, j’avoue mon incrédulité. Ok, des guerres, il y en a, des tremblements de terre il y en a… Mais du temps de Jésus, c’était déjà le cas non ? Si les Romains c’étaient pas des guerriers, alors les grecs étaient pas philosophes. Et des guerres il y en a toujours eu, et des tremblements de terre aussi, et je vois pas en quoi Matthieu vient nous parler d’avenir et en quoi on peut dire que la Bible a prédit le futur ! Depuis qu’on a plus de prédateurs on se met sur la gueule… et même quand on en avait on se mettait déjà sur la courge !!!

    Non franchement les témoins de Jéhovah, la prochaine fois qu’ils passent, je leur dis que je suis convertie à la drogue, c’est plus sympa et moins chiant à lire.