Archive pour mars 2005

looseuse day

Mercredi 30 mars 2005

Aujourd’hui fut une journée comme j’en avais pas eu depuis bien longtemps. Il faut dire que des journées pareilles, moins on en a mieux va le monde.
J’ai eu un prélude à ma journée il y a quelques jours déjà. Dans mon contrat de travail il est stipulé que je dois passer le concours d’éduc spé. C’est obligatoire. Donc il y a trois semaines je retire un dossier et je donne les formulaires à remplir à mon employeur. Qui rechigne… Oui mais au niveau des couts de la formation on les prend pas en charge (ben dis que tu payes pas la formation), oui mais alors comment allez vous faire blablabla (je m’en fous je veux pas la suivre la formation !!!!). Et là la secrétaire me dit que de toute façons j’ai toujours la possibilité de refuser de le passer si je ne souhaite pas faire la formation. Alors si un jour la secrétaire de votre taf vous parle, dites lui ta gueule ça vaudra mieux pour tout le monde.
Donc hier je suis au taf et je croise ma boss qui me demande pour mon dossier. Ben heu non en fait Yveline m’a dit que je pouvais ne pas le passer. Ce qu’yveline ne m’avait pas dit c’est que si je le passais pas j’étais virée. Là, grosse chaleur, poussée d’humidité sous les bras. Meeeeeeeeeeeerde.
La date limite étant, aujourd’hui même, j’ai passé mon temps a courir hier, remplir des formulaires sur Internet, me les faire imprimer à la fac, parce que je n’ai pas d’imprimante, par une bonne âme, faire des photos, des photocopies, acheter 150 timbres à droite à gauche nianiania mais hier soir joie bonheur c’est tout pret à être déposé dans leur boite aux lettres.

Ce matin je me lève donc, pépère, j’ai le temps j’irai en début d’aprem, je fais mes impots (c’est là que j’aurai du me douter que ç’allait être une pire journée) et vers 13h30 je me mets en route avec mes impots et mon dossier sous le bras. Je m’arrète chez mon buraliste, à la poste, à ma banque et en faisant route vers l’IUT je me sens légère… Un peu trop même. J’ai trouvé le moyen de perdre mon dossier entre chez moi et ma banque à 150 mètres. Je refais tout le chemin inverse, soulève les bagnoles, reoturne chez mon buraliste, à la poste à la banque rien. Nada. Nicht. Podzob.

Et là c’est le drame !!!! Re-faire toutes les photocopies, les impressions (merci fab je te revaudrai ça), les photos, et encore cette putain de feuille à faire signer par mon employeur « ha bon il en faut une deuxième ? » je l’ai perdue meeeerde, expliquer 30 fois ce qui c’est passé, que oui hahaha j’ai pas de tête et que décidément c’est pas mon jour.

Demain ça ira mieux, j’ai fait mes impots mon dossier et même ma déclaration de caf. Non c’est sur, demain je mets pas le nez dehors…

paysouse 1 – citadin 0

Mardi 29 mars 2005

Ce we, j’aurai voulu écrire, tous les jours j’avais des trucs à dire, mais manque de pôt j’étais chez mes parents pendant que le mot de passe de ce blog de m***, refusant de s’insinuer dans les méandres de mon crane a préféré rester à Grenoble. Donc chou blanc.

J’aimerai aujourd’hui vous parler de l’urbain, ce citadin qui me fait bien marrer quand même. Je vous explique. Moi je suis une paysouse, une vrai de vrai. Je viens de la plus grande ville d’ardèche méridionnale : Aubenas. Pôle économique de l’ardèche du sud, Aubenas c’est 12000 habitants, et un feu clignotant qui marche qu’à la sortie des écoles. Ca fait peur hein ! J’ai découvert les ronds points à deux voies, j’avais 18 ans… A Valence. Oui je sais, riez populace, n’empêche moi j’ai déjà vu un doriphore, je sais ce qu’est un faucheur et je sais aussi que les poissons panés ne peuvent pas nager en l’état. Et toc ! Non c’est vrai j’assume mon côté paysouse, parce que la ville ça va 5 minutes mais c’est quand même vite saoûlant… Mettre 20 minutes pour aller bosser pour un albenassien c’est même pas pensable, et quand tu entends le clébard du voisin abboyer au loin tu trouves que le quartier est bien animé ce soir… Mais là n’est pas la question.

C’est vrai que les ardéchois sont des paysouses, mais franchement, le citadin hors de sa ville (c’est à dire sur mes petites routes) me fait bien marrer. Je m’explique : pour aller de chez moi à chez moi (l’avantage quand on habite loin de chez ses parents, c’est qu’on a deux chez soi), et plus précisément quand ça commence vraiment à sentir le trou du cul du monde, il y a un col bien nommé col de l’Escrinet. Entre Privas et Aubenas. Et ça s’appelle pas « col » pour rien, ça tourne, une ligne droite de 500 mètres sur 12 kilomètres de route, des villages de merde à traverser, tout serré bref la route de campagne (alors attention… route de campagne ne veut pas dire chemin de terre défoncé hein).
Et vendredi je suivais une citadine… une lyonnaise. Et ben j’ai bien rigolé. Déjà elle avait gardé son habitude de coller au cul, parce qu’à Lyon vu c’est un énorme bouchon, ben forcément entre les 150 mètres qui séparent les deux feux rouges tu colles. Mais là la dame elle avait pas compris que coller au cul à 90 kilomètres heure, c’est pas pareil que coller au cul à trente. Quand la personne devant elle freine, il faut un minimum de temps pour anticiper son propre freinage. Hein madame ! Pas bien !!!
Mais ce qui m’a surtout fait halluciner, rire ou pleurer, au choix, c’est la vitesse en elle-même. Alors je pars du principe que les limitations de vitesse ne sont pas toujours là pour faire chier l’automobiliste (alors si vous êtes modéré vous direz moui bof peut être je sais pas je m’en fous, si vous êtes extrème droite vous direz que je suis à la solde d’un complot socialo-communiste mais de toute façon vous êtes un connard, si vous êtes extrème gauche vous direz que je suis une sale réac tendance facho mais de toute façon vous êtes un peu niais, ceci était un interlude inutile). Donc les limitations de vitesses, alors quand c’est limité à 50 c’est pas pour rien, surtout sur ces routes là… C’est parce que le village en approche est serré, et pis y a toujours des cons de mômes pour jouer au ballon sur la place (jt’en foutrai moi…). Ou alors c’est parce que le virage en approche est en tête d’épingle et qu’à plus de 50 c’est prendre le risque d’aller cotoyer les vaches dans le champs en dessous de très prés. Jusque là rien d’anormal. Mais bordel quand il n’y a pas de limitation de vitesse… c’est que ça craind rien merde !!!!! C’est pour ça qu’ils me font chier ces citadins à la con qui font les marioles entre deux feux et qui roulent à 30 pour prendre le moindre petit virage, qui réussisent à freiner en côté !!! Allez maman merde t’as pas de panneaux pour te dire attention au virage alors bombarde boudiou !!

Ce qui me déprime c’est que c’est que le début… Les voilà les touristes, qui vont se trainer, parce que « houlalala les routes en ardeche !! » ou encore « hoooo c’est beau regarde ». S’il vous plait, restez chez vous, ou mieux, partez dans la Creuse, et faites passer le mot aux hollandais.

En vous remerciant !

Je passe ma vie en formation

Lundi 21 mars 2005

Pour changer de mes habitudes du lundi, j’ai eu une formation au taf (ha ils savent nous former tiens). Après la douleur en février et le feu au début du mois, cette fois-ci nous sommes entré dans le vif du sujet à savoir : sexualité et handicap. C’est une question qui m’a souvent taraudé parce qu’en bossant avec des handicapés adultes on y est confronté assez souvent. Et à ma grande surprise, la populace ne le sait pas.

Une fois je parlais de ça avec un ami informaticien (vous aurez l’occasion de voir que je n’ai que des amis informaticiens, je vous l’ai déjà dit mille fois j’ai une vie de merde), et je discutais du fait qu’en Hollande, outre le fait que tu peux gôuter les meilleures drogues illicites et te mettre minable en moins de 7 minutes, tu as la possibilité quand tu es handicapé d’avoir une pute à domicile. Des auxiliaires de vie un peu particulières qui assurent le ménage, la cuisine et la toilette mais aussi la sexualité, le tout à la demande. Moi je trouve ce principe génial. Et mon pôte, pas du tout du même avis que moi m’a demandé l’utilité de faire ce genre de choses pour des gens qui ne doivent pas savoir ce que c’est que le sexe. Je crois que ce jour là j’ai réalisé une chose, la populace est complètement à la masse en ce qui concerne le handicap.

Alors on commence par un truc tout simple : handicapé ne veut pas forcément dire con !!! C’est pas parce qu’ils ne niquent pas qu’ils ne savent pas ce que c’est. D’une part parce qu’ils ont un corps qui réagit (et oué comme le votre) et surtout parce qu’ils ont aussi la télé et qu’ils se gavent aussi des publicités avec des nichons ou des films avec des scènes de nudités et/ou de sexe ! Et qu’ils savent très bien ce que c’est !!!

Etre handicapé IMC (infirme moteur cérébral) ça veut dire vivre avec un corps différent et souvent douloureux parce que pas adapté. Ca veut aussi dire, pour une certaine catégorie d’entre eux, être conscient de sa prôpre différence, et avoir les mêmes envies que les gens valides, à savoir être coquet pour sortir, écouter du pe-ra, regarder la star’ac, bouffer des choses variées et digestes, bref ce sont des êtres humains.

Alors par pitié, la prochaine fois que vous sortez et que vous croisez un handicapé, faites comme si c’était normal. Ne vous appitoiyez pas sur leur sort (rien de plus orripilant pour eux que d’entendre « hoooo les pauuuuuvres » ça les ramène à leur propre limites) et ne prenez pas cet air dégouté que je vois si souvent, dites vous que vous n’êtes pas à l’abris de l’accident de bagnole qui vous bouffera la moitié du cerveau et qui vous laissera dans cet état là. Ou je mets mon poing dans la gueule, au choix.

La théorie du corbeau

Jeudi 17 mars 2005

Hier par une superbe après-midi de soleil, je décidais de m’inviter à boire un café chez mon ami Jojo pour le plaisir. Au cours de la conversation j’essayais de lui expliquais pourquoi la vie c’est de la merde. Parce que oui, la vie c’est de la merde. Le principe même de la vie c’est de la merde. Pourquoi ? On doit mourrir et ça franchement c’est pas une synécure. On rêve tous de mourrir dans notre sommeil, hop ni vu ni connu je sens rien passer sans douleurs et en pleine possession de toutes mes capacités. Soyons réalistes, pour mourrir avec toutes cas capacités faut mourrir à l’age de 40 ans… et à 40 ans tu t’endors pas comme ça comme un bienheureux pour ne plus jamais te réveiller et même pas t’en rendre compte. Ou alors c’est une rupture d’anévrisme, mais 40 ans c’est jeunot pour clamser. La vie c’est de la merde.

Non, on va crever dans d’atroces souffrances morales ou physiques. Alors un cancer c’est sympa. C’est léger avec la chimio tout ça on le sent pas passer du tout trop génial. Sinon tu as aussi l’option maladie dégénérescente. Comme ça tu t’en fous tu te rends pas compte. Génial, apprendre 10 ans avant l’échéance que tu vas devenir un boulet et que toute une vie à apprendre et à se construire vont se perdre dans les méandres de ton cerveau trop cool j’adhère. La vie c’est de la merde.

Pour me prouver que j’avais tort, mon jojo n’a rien trouvé de mieux à dire que « mais écoute les oiseaux chantent c’est beau la vie ». Je tendis l’oreille et n’entendis que le bruit mélodieux et discret des corbeaux. Une théorie tout à fait viable foutue en l’air pas des corbeaux. La vie c’est vraiment de la merde !

Une pub pas au pif

Lundi 14 mars 2005

Hier soir j’ai vu une pub pour les sanibroyeurs SFA (oui je sais ça monte pas très haut tout ça) qui m’a quand même marquée. En gros c’est une pub à 30 € qui montre une meuf avec un sale défaut de prononciation relativement mal imité qui rend la scène plus ridicule qu’autre chose. Alors est-ce du deuxième degré ? Dans un Kitano faut toujours se poser la question, dans une pub pour des toilettes électriques j’me demande. Enfin bref la meuf elle explique au gars qui vient faire sa salle de bain qu’elle la veut dans un placard à balais et qu’elle collera son… sanibroyeur dans un coin sans eau elle s’en fout elle a qu’à le brancher. Et elle finit en posant comme Annie Pujol à la Roue de la Fortune, devant ses toilettes électriques, fière et conquérante.
J’ai alors pensé que cette meuf avait probablement raté sa vie.

Shopping

Dimanche 13 mars 2005

Hier après-midi j’ai fait la pire des choses. J’ai vraiment été une pure s***** avec mon chéri. Je l’ai trainé un samedi après midi, sous un beau soleil alors que tout le monde vivait cloitré depuis trois mois, pour faire du… shopping ! Ha il était content. Il l’avait pas vue venir en plus, j’étais trop fière de moi !

Mais j’ai vite déchanté.

Faire du shopping avec un homme qui imite l’ours mieux que n’importe, j’aurai du me douter qu’il y avait baleine sous gravillon. Je lui ai montré noirs de robes, de pulls, de pantalons, des fringues roses mauves fluo belles moches tout et n’importe quoi tout ça pour avoir comme unique réponse : « heuuuu ». Bon ok, je l’ai bien cherché. Le top du top fut le passage dans un petit magasin pour essayer des chapeaux. La seule phrase que j’ai eue de l’après midi ça a été : « Mais pourquoi tu veux un chapeau il fait beau »… Ok putain tout a refaire !!!! Une éducation à faire ! J’y crois pas…

Pour le remercier j’ai voulu lui payer un coup dans un bar. Alors les grenoblois apprécieront le « Shaman Café, bar à sushis ». Là c’est pareil je savais qu’il fallait pas que j’y aille, mais j’ai passé l’après midi avec un (simili) être vivant dôté de parole qui n’a pu me sortir que « heuuuu » alors je voulais me poser, boire un thé et fumer une clope.
Alors le Shaman Café c’est donc un bar qui propose des sushis, dans une ambiance Istanbul avec une serveuse qui parlait espagnol. Dépaysement assuré, et pas de la meilleure façon enfin bref, je me commande mon thé, mon doudou une bierre et on nous installe dans un petit salon, avec des tables ras de terre, des fauteuils innaccessibles parce que colés les uns aux autres pour gagner de la place, imitation sièges bacquets je me serai crue dans une porsche !!! Avec un prime notre voisin le plus prôche qui a passé 20 minutes à faire un scandale après un de ces potes parce qu’il lui avait fait un bisou baveux (pour déconner). Et le top du top fut la petite carte pour la soirée VIP de demain soir. Avec en invités… Des stars, des vraies, du lourd, du gros, j’ai nommééééé Moundir et Tony de Koh Lanta, Marika de Greg le Millionaire, Sabrina et Cindy de l’Ile de la Tentation !!! Que du lourd je vous avais dit.

C’est con, j’y serai allée je vous aurez raconté mais là j’peux pas, j’ai piscine. Ca tombe toujours mal.

Les mioches

Vendredi 11 mars 2005

Hier j’ai ouïe dire que le pire age chez un enfant c’est quand ça commence à trottiner et que ça se paye tous les angles des meubles et que ça adoooore aller gratter dedans. Mes collègues étaient unanimes. Moi je suis pas d’accord, je trouve qu’un mioche c’est la plaie quelque soit l’âge.

On attaque avec le premier age, la phase -1 de l’évolution, celle de l’amybe. Un bébé, ça passe sa vie à bramer, ça piaille toutes les trois heures pour bouffer. C’est chiant faut décoder son langage nianiania. Allez pas me faire croire que c’est la meilleure période.
Après on passe à la période je_commence_à_me_trainer_à_quatre_pates jusqu’à la période je_trotte_comme_il_faut avec les problèmes cités ci-dessus.
Ensuite on a la période ça commence à parler. Alors on pourrait croire que c’est mignons, les premiers mots incompréhensible. Le problème, ce que les gens ne réalisent jamais, c’est que d’une part un bébé c’est pas sourd et que d’autre part un bébé ça ne sait que répéter. Ce qui donne ça :

    -maman putain
    -raaah meeeerdeuh !
    -maman merde
    -haaa mais chut tu te tais il fait chier ce gosse
    -maman fait chier
    -FILE DANS TA CHAMBRE !!!

Après c’est la période enfance, ou ça rentre toujours crouté de l’école.
Après ça entre dans l’adolescence, ou d’un côté les filles se comportent toutes comme des mini putes clones de Britney en string qui ressortent du jean (ça me désole), et de l’autre côté on a les garçons qui s’abrutissent devant leur playstation. Le langage est conséquent : chais paaaaas, pfffffff, voum faites chieeeer, j’veux une mooooob, j’ai jamais riiiien, etc etc tout dans le même genre avoir des ados c’est vraiment le top du top je trove. C’est d’ailleurs ce qui me bloque actuellement pour avoir des mômes. Autant je pourrai supporter d’avoir des merdeux qui répètent nianiania autant les ados, ça seraient à grands coups de bazooka que je règlerai les problèmes (parce qu’un ado sans problèmes n’est pas un ado).
Après un gamin c’est chiant parce que c’est adulte. Ma mère en ce moment elle me maudit parce que je refuse de payer la redevance télé.

Le pire c’est que je suis consciente de ce que c’est, mais que j’en veux quand même !! Salope d’horloge biologique va, enfoiré d’instinct !!

Au taf

Jeudi 10 mars 2005

J’ai repris le boulot hier soir (oui je bosse deux nuits par semaine).
Je bosse avec des IMC (Infirmes Moteurs Cérébraux, en gros ça veut dire que la partie du cerveau qui leur manque concerne plus les aptitudes physiques que cérébrales) et des débiles (bah oui c’est le terme médical). Le problème que j’ai eu hier soir c’est qu’il ne m’avait pas vue depuis presque un mois, et qu’ils étaient TRES content de me voir. Trop peut être. C’est sympa, mais entendre hurler mon prénom pendant 5 heures parce que chacun veut y aller de sa petite photo ou de sa petite anecdote de vacances, ben ça fatigue:

    -Oui Julien, je sais que t’es allé au ski pendant les vacances et que t’as bu un coup au bar
    -bu bar coup
    -oui oui oui…

Le seul truc marrant (même si la plupart du temps je me marre bien, là j’ai vraiment rigolé) c’est le petit Lionel, 18 ans, IMC, en fauteuil, qui arrive à fond la caisse dans le salon avec son fauteuil, en démolissant au passage un bout de mur et une porte (ça veut dire que ce qu’il a dire c’est vraiment d’une importance capitale). Le seul problème c’est que Lionel ne parle pas, pas parce qu’il ne veut pas mais parce qu’il ne peut pas physiquement, alors pour le comprendre on prend ça comme une charrade :

    -alors… heu mon ? Ma ? heu le mur ? tableau ? Ta ? Ok ta…
    -heu main ? Bras ? Ok bras. Ta bras…
    -alors heu rire ! Joie ! Bonheur ! heu merde heu gaietée ! Yes ! ta bras gaietée…

Ok j’arrète (les afficionados des Nuls auront compris l’origine de la blague). Mais bon je plaisante pas tant que ça. C’est souvent comme ça qu’on fait, avec tous nos bernardo. Et en fait hier soir il a vu un truc inadmissible, qu’il ne veut plus voir se reproduire. Une mome est allé aux toilettes et n’a pas fermé la porte. Au fond il a raison c’est parfaitement inadmissible. Après lui expliquer que la gamine en question n’a aucune notion de la pudeur c’est une autre histoire.

Des fois y a pas à dire, j’aime bien mon boulot.

La journée mondiale de la femme

Mardi 8 mars 2005

Aujourd’hui, joie bonheur c’est la journée mondiale de la femme… Super ! C’est ma journée ! Collée entre la journée contre la misère et la journée contre le terrorisme on a la journée de la femme. Ca fait pas un peu pestiféré ça ? J’entends d’ici les chiennes de garde et autres assimilées féministes me sortir leur barratin comme quoi on a besoin de revendiquer notre statut, que les inégalités entre les hommes et les femmes existent toujours (tu décooooones ?) du coup après la journée du sida, celle des lépreux, des pauvres et des cancéreux on se sent obligé de nous coller une journée de la femme…

Alors je sais, c’est une journée pour faire semblant de fête. Alors pourquoi c’est pas la fête de la femme ? Que ça soit aussi ridicule que la fête des mères et des grand-mères, voire même celle du beaujolais. Mais non, ça fait plus sérieux une journée… Je dis juste ça comme ça mais les cancéreux ils ont plus de bol que les femmes, ils ont carrément une semaine eux.

Enfin tout ça pour dire que la journée de la femme concrètement je ne vois ce que ça apporte. Si faire le forfait à 1€ à Chamrousse (génial je fais pas de ski). Bon alors une soirée spéciale sur France 3 présentée par Tina Kiefer ? Mouof… Bon ben non… j’vois pas, vraiment. Encore je me plainds pas, je pense à toutes ces femmes qui ne sont pas blanches (journée contre le racisme), pauvres et sidaiques, elles c’est leur fête toute l’année ! Veinardes va !

Le feu c’est dangeureux

Lundi 7 mars 2005

Aujourd’hui j’ai eu une formation au taf sur… le feu ! Alors le feu comment ça vient, comment on l’arrète et surtout comment on le prévient. Voilà ce qui est ressorti de deux heures de formation intense :

  1. N’ayez pas de produits inflammables chez vous, à savoir tout ce qui est huile de cuisine, briquet, gaz. Virez votre cuisinière, que ce soit au gaz ou électrique et achetez des pizzas tous les soirs.
  2. Evitez d’avoir des éléments déclencheurs de feu, banissez l’électricité de chez vous. Virez donc votre frigo, vos lampes, pc, télé radio réveil, téléphones et communiquez en imitant le loup. Prévenez vos amis et voisins avant. Comme vous n’avez plus ni briquet ni allumette, ne faites surtout rien pour trouver des silex et vivez dans le noir, c’est très joli le noir.
  3. Evitez également d’avoir les éléments qui activent le feu : sortez l’oxygène de votre chez vous, mutez et nourissez vous du néant (vous auriez eu droit à votre pc vous auriez pu vous servir de ce blog, la vie c’est vraiment mal foutu des fois).
    Ayez des extincteurs (3) en état de marche et payez cher tous les ans pour les faire vérifier. Vous êtes pauvres ? Vous le cherchez aussi…

La seule solution qu’on a trouvé pour parrer à tous risques d’incendie, c’est d’habiter dés aujourd’hui un immeuble anti-sismique, anti-feu qui ne sera construit que dans 10 ans pour avoir aujourd’hui les normes établies d’ici là. Vous êtes pauvres et en plus pas magicien ? Allez donc vous faire foutre !