Archive pour la catégorie ‘boulot’

La lasagne

Dimanche 16 novembre 2008

Mon taf, c’est un peu l’observatoire de l’élaboration de la lasagne.

Je m’explique. Je bosse donc avec Clodo le clodo. C’est une image bien sûr. Les gens que je rencontre dans mon taf sont comme n’importe quel pékin lambda. Invisible. Ils ne veulent pas qu’on les repère, ils ont encore un petit bout de pied dans la société, alors s’ils ne veulent pas finir de se faire sortir de notre monde à grands coups de pied aux fesses ils ont intérêt à faire profil bas. Donc en gros, ce sont des gens que vous croisez dans la rue, sans soupçonner une seule seconde du fait que… ce sont des sdf.

Mais ne nous méprenons pas. Mes petits clodos, même si on peut facilement s’identifier à eux, s’ils vont là où je bosse, il y a une raison qui n’a rien à voir avec le « j’ai eu une méga grosse merde dans ma vie ». Un coup dur, ça arrive à tout le monde, mais pour n’importe qui qui lit ce blog, ça s’arrêtera bien avant d’atterrir dans un lieu comme le mien.

C’est là qu’entre en jeu le concept de lasagne. C’est une histoire de couches, de cumuls quoi. Donc régulièrement les histoires ça donne… ok oui mmmh t’as 18 ans ok mmmhmmh t’es à la rue tu dors dans un sas de banque mmhmmh t’as grandi dans tous les foyers de l’agglo ouais je vois, ta mère est pute mmhmmh ta grand mère est pute. Ok. Pas mal…
Sinon c’est combien déjà les tarifs en vigueur on se posait la question l’autre fois avec des potes chez moi bien au chaud autour d’un bon repas. Quoi c’est déplacé ??

Sinon une autre lasagne possible c’est genre : oui alors oui, tu es clandestin. D’accord. T’es pas demandeur d’asile ? Ha ouais ok t’as fait ta demande elle a été refusée, t’as fait appel qui a confirmé le jugement là t’es en cassation donc tu sais que c’est mort oui t’es clando là. Si tu te fais chopper en fraudant le tram y a un joli charter qui t’attends… Ouais ok je vois… Ton père t’as battu toute sa vie ta mère te pimentait la bouche pour que tu la fermes oui mmhmmh. Houlaaa ! faut que je file moi je vais en suisse ce we j’ai bien pris mes papiers j’espère !!!
Ho c’est bon !

J’aime bien celle-là aussi… Oui donc tu es un peu ouinouinne, oui je vois ça, déficience moyenne ouais. T’es en couple oui ok (double ratio de lasagne, c’est presque Noël), t’as un tuteur qui s’occupe de ton argent ouais je vois, t’as un appart squatté par ton beauf et la tutelle s’en branle mmhmmh et là vous êtes où ? a la rue ? Avec un appart ? ok oui je vois… Tout les gens d’ici vous ont pris pour bouc émissaire mmhmmh, bah oui normal c’est pas comme si le monde de la rue était solidaire oui ok.
Sinon tu t’es renseigné sur les tarifs en vigueur ? Non parce que ça pourrait te servir…
Ca va ça va !!

Bref, de la bonne lasagne multi-couche sociale, éducative, affective, précaire. En un mot : youhouuuuuu !!!!

Mais ma lasagne préférée ça reste un type qui vient depuis quelques semaines. Je bossais et je vois arriver un gars que j’accueille normalement quoi (bonjour blablabla sourire contenance) et là il me répond… pas… enfin si… en signant. Ok un sourd muet, première couche.
Comme j’ai un QI de 780 je ne m’en arrête pas là nononononon. Je décide donc de communiquer avec lui par écrit. Et là il se passe… rien, il comprend pas. Sur le coup je pense qu’il est analphabète mais en fait non, il est macédonien, alphabet cyrillique. Pas possible de comprendre notre système… Okaaaayyy. deuxième couche.
Nous l’envoyons donc à un service du CHU avec un interprète pour personnes sourdes pour qu’il fasse un bilan de santé complet. Il revient quelques jours après tout content et un dossier qui se monte pour tous ses papiers. J’apprends à ce moment là qu’il a fui la macédoine parce qu’elle était mal assaisonnée… Ok j’arrête. Donc il a fui parce qu’il est gay et que là bas c’est 25 ans de taule. Okayyyy donc sourd muet ET gay. Troisième couche.
Cette semaine il repasse nous voir et me montre quelques papiers. Là je vois que sa prise en charge mutuelle s’arrête à la fin du mois et que derrière, ben faut pas qu’il choppe une merde. Je m’excite un peu et mes 890 de QI ne suffisent pas à réussir à lui expliquer la situation délicate dans laquelle il est. Je décide donc d’appeler le service de l’hôpital qui s’occupe de lui pour leur expliquer et savoir s’ils peuvent pas prendre la suite rattraper le truc. Et là j’apprends qu’en fait… en France, c’est la langue des signes française qui est utilisée. Et qu’à part quelques signes apparemment universels (genre faire des seins énormes pour dire femme) en fait ils arrivent pas à communiquer avec lui… Quatrième couche !! Bingo !!!
T’as une bonne vraie vie de merde toi !!

Je recherche donc un macédonien parlant la langue des signes adéquate, si possible gay (tant qu’à faire hein). écrire à la rédaction qui transmettra.

Mon dernier stage

Mercredi 20 août 2008

Dans deux semaines j’attaque mon dernier stage. Haaaan ‘tain ça fait bizarre… La dernière fois que je pourrai faire de la merde et me justifier avec mes petits yeux qui se plissent et mon petit « hihihi » ravageur qui veut dire « ooops désolée hein, je suis stagiaire ». Et oui (hein Sed, et oui, je t’emmerde tu m’as compris osb niark), après je ferai de la merde et après je passerai dans le bureau du chef pour m’entendre dire dites, z’avez pas fait un peu de la merde là ? Ce à quoi je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir répondre…

Bref, avant d’aller faire de la merde payée, j’en passe par mon dernier stage. Et la putain de ta mère la puta de la tua madre… j’en ai chié des ronds de chapeaux pour le trouver celui là !

Alors en fait moi je voulais faire les catins. Je suppose que c’est parce qu’inconsciemment ça m’aurait fait mourir de rire d’avoir une conversation de type « tu bosses dans quoi toi ? » « la prostitution » suivi du petit hihihi un peu niais qui va bien. Mais en fait ça c’est juste du fantasme parce que je sais qu’il faut être autant barré que moi pour apprécier ce genre d’humour… parce que la prostitution saimal, la précarité saimal, l’exclusion saimal et c’est triste. Bon, hein voilà quoi.
Donc je vais à une asso qui s’occupe de prostituées, je sonne et déjà, j’adore l’accueil. Contenant, chouchoutant, à parler doucement, à me dire « mais entreeeeez, entreeeez restez pas dehors un chocolat un café ? une éducatrice va vous recevoir »… Houlaaaa !! Non en fait moi je cherche juste un stage hein, je… hein… un stage quoi…
Pas possible, horreur, malheur, larmes déception.

Ensuite je choppe un stage avec les sortants de zonzon. Là tu vois les structures d’accueil et tu comprends de suite pourquoi la réinsertion… ça marche pas… Mais ne nous étendons pas… Puisque de toute façon de oui, c’est passé à en fait non pas possible.

Enfin je me tourne vers un accueil de jour pour SDF. Un petit coin sympa avec des douches, des machines à laver, du café. Et là le premier truc qui me choque, qui me sort presque, c’est l’odeur. Parce que le principe c’est de refuser personne, quelque soit l’état. Donc ça pue la bibinne, la crasse tout qui va bien. Et comme je suis une grosse masochiste, j’ai su que j’allais faire des pieds et des mains pour aller là. J’ai fait des pieds et des mains, et c’est là que je vais.
Et je sais que je vais en chier. Je sais que je vais devoir foutre des gens dehors quand il fera moins 5 dehors parce qu’il faut fermer. Je vais me faire moisir par des gens bourrés défoncés. Je vais me crever le cul pour des gens qui n’arriveront pas à tenir tout ce qui sera mis en place. Parce qu’ils peuvent pas. La misère et l’échec.
Je suis vraiment une grosse névrosée…

Mais je suis une névrosée qui garde son humour de merde. Cet été j’étais chez des amis qui ont un balcon qui donne sur la rue. Et ce jour là en dessous de chez eux ça a été la foire pendant 20 minutes avec un couple qui s’engueulait, les keufs les passants cris hurlements la totale. Il m’a bien fallu 10 minutes pour me rendre compte que ce couple je l’avais croisé au stage la semaine précédente. Sur le coup ça m’a fait bizarre de me rendre compte que oui, ben oui, ils sont clodos, forcément je vais les croiser, c’est vrai qu’on les met pas dans des cartons quand on a fini le boulot. Avant de réaliser que eux, si, enfin pas dans les cartons, mais dessus ou dessous, ça dépend si ça caille ou pas.
Et rien que pour cette vanne complètement pourrie et parfaitement immonde, je m’adore.

Enfin…

Mercredi 7 mai 2008

Ce joli mois de mai (il était temps bordel de merde j’en avais marre de me cailler !!) n’a pas seulement que le beau jour qui m’a vu naître, il a également vu la fin de mon stage à responsabilités.

Joie. Bonheur. Béatitude.

Alors soyons direct, soyons précis, soyons honnêtes, la protection de l’enfance, c’est de la merde, ça marche pas. Et pourquoi ça marche pas ? Parce que c’est pensé, ordonné, appliqué par des humains. Et encore pire, ces mêmes humains ils bossent dans des… institutions (beuuuurk) elles-mêmes dirigées par des humains. Du coup ça donne un beau bordel, on fait de la merde, d’un coté on a pas le choix puisque c’est la loi. D’un autre côté on fait de la merde aussi parce qu’on est des humains et qu’on est un peu cons et qu’on voit pas toujours très loin. Rajoute à ça le fait qu’être stagiaire c’est encore plus de la merde… puisque quand t’appuies là où ça fait mal, le mec en face de toi il regarde jamais pourquoi ça fait mal non non. Il te met une grosse baffe dans ta gueule en disant surtout tu touches pas connasse.
Bref j’ai passé une année compliquée. Voire difficile. Voire avec une forte envie de tout lâcher et me barrer vite fait. Voire avec une grosse envie de tuer tout le monde.

Mais pas que hein.
J’ai aussi rencontré des gens complètement tarés. Bonjour le cliché de la France d’en bas. Des gamins autant tarés que leurs parents. Des gamins qui ont découvert l’existence d’un mot nouveau à l’âge de 15 ans, le mot c’est non… Et bizarrement, ha dis donc comprends pas là, ils supportent pas qu’on leur dise non ces cons, ils connaissent pas, c’est fou ça hein.

Mais pas que hein.
J’ai aussi fait la connaissance avec ce nouveau type de chef. Après le départ de mon ancien chef on en a eu un nouveau très… administratif quoi. Genre le matin il mettait des mots dans les casiers des éducs pour leur dire ce qu’il avait à dire… mais les éducs étaient là… Mais non, surtout on va pas parler. Une fois il était dans la pièce d’à côté, il a envoyé un mail à la secrétaire pour qu’elle me dise que j’étais convoquée le lendemain à 14h… Mais bon ne soyons pas non plus injuste. Je me suis quand même bien foutue de sa gueule. Moi j’adore les combats de coq, et c’était un coq. J’adorais lui rappeler ses mimiques de chef, ça le déstabilisait toujours. Bon ça restait le chef hein, genre rule n°1, le chef a toujours raison, rule n°2, si le chef a tort, cf rule 1.

Mais pas que hein.
J’ai aussi rencontré des tonnes de gamins. Tous avec leurs problèmes, mais tous attachants. Ouais. Même la petite connasse qui m’a mordue… ouais, même toi. Face à ces gamins j’ai quand même souvent eu la main qui m’a fortement démangée. Ils m’ont fait chier ces cons mais ils m’ont fait chier !!! N’empêche que ces loustics… voilà quoi. Mes loustics quoi.

Bon bref tout ça pour dire que HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!! J’AI FINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!! HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! ENFIN ! Je vais pouvoir glander !!! Me toucher la nouille devant les experts ! Quoi ? Hein… ? Ha merde ouais c’est vrai. En fait non, là j’ai un peu… ho ! mon oral de la protection de l’enfance à préparer… ho une synthèse éducative… Hey une problématique de 10 pages ! Ho et là regarde ! 15 pages à faire sur l’activité ! Houaaa c’est beau… Là ! Un écrit de 20 pages sur la profession ! Ho matte ça ! 10 pages sur la précarité ! Et là encore ! 10 pages sur les violences institutionnelle ! Le tout avant le 30 juin.

Mais je m’en fous j’ai fini mon stage !! J’ai fini mon sta-geu ! J’ai fini mon sta-geu !

Allez prochaine étape, les sortants de prison. Ouaiiis ! Michel Fourniret, j’arriiiive ! Ha non merde c’est vrai tu sortiras jamais de taule toi.

J’hallucine

Mardi 9 octobre 2007

J’hallucine toujours un peu au taf quand je vois la décontraction des gamins quand ils se foutent de nos gueules et aussi quand je vois la déception dans leurs yeux parce que… merde, gaulé !

En fait c’est pas que j’hallucine, c’est que j’adore leur rappeler que j’ai eu leur âge moi aussi, et qu’il y a des trucs… c’est bon c’est pas à moi que tu vas la faire celle-là. Parce que c’est vrai, j’avais oublié quand j’étais gamine et que je faisais une connerie, persuadée que de toutes façons les adultes étaient tous cons, et que ça passerait toujours comme une lettre à la poste. Bon ça passait jamais hein… Mais ça ça fait partie des trucs de merde de l’adolescence… En fait toute l’adolescence c’est de la merde… Bon bref ! Donc les gamins nous prennent pour des benêts et des fois ça me fait bien marrer quand même.

Exemple : on a un gaminou de 6 ans, que l’autre fois j’envoie à la douche, qui essaie de négocier des fois que je le laisserai puer pendant 2 semaines on sait jamais. Que dalle bien évidemment à la douche bordel hop hop hop. Et là mon gaminou il me dit qu’il peut y arriver tout seul, alors je décide de le croire et de le laisser faire tout seul.
10 minutes après il redescend, en pyjama, tout content, tout prêt et tout. Seul soucis… ben y a pas d’eau qui a coulé quoi. Donc je le regarde un peu médusée genre bordel j’y crois pas il me la fait. Haaaan comment il me prend pour un gros jambonneau ! Du coup je l’ai pris à son propre jeu et je lui ai demandé de m’accompagner dans la salle de bain pour « vérifier qu’il avait pas mis de l’eau partout et ranger les serviettes ». Mouahahaha je suis une vraie connasse !!! Donc mon pioupiou il était super emmerdé, il a bien essayé de se débattre avec des idées sorties de pays imaginaires (c’est de l’eau magique diiiiid j’te jure) j’avais un petit sourire triomphant en le collant moi-même dans le bac de douche. Mouahahaha…

Mais le plus marrant c’est les ado. Ha mais qu’elles me font marrer ! Donc les ados qu’on a en ce moment, et quand même pas mal d’ados en général sont dans les représentations de l’éduc parfait. Moi je croyais qu’il n’y avait que les éducs cons qui nous pensaient parfaits mais non, y a les ado aussi. Donc nos ados sont persuadées qu’on traverse toujours quand le feu est vert, qu’on boit pas parce que c’est mauvais pour la santé, que quand on est pas au taf on ne pense qu’à eux, qu’on baise pas et surtout qu’on fume pas de ganja… mouahahaha hahaha hahaHA HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA HAAA pause pipi j’en peux plus…

Donc oui nous éducs on fume pas, JAM… HAHAHAHAHAHAHAHA cough cough cough HAHAHA cough (tient, il faudrait que je songe (juste songer… Han génial une parenthèse dans une parenthèse) à moins fumer quand même, j’arrive même plus à rire sans m’étouffer et ce que j’écris ne veut rien dire). Enfin bon bref blablabla pouet pouet pouet.
Alors c’est toujours un peu amusée que je les écoute parler des éducs absents : « haaaan hihi lol machin il est pas là alors que cet aprem on va faire du vtt il doit trop être dégouté il adore quand on fait du vtt ». Hahaha ! Bon écoute ma chérie c’est facile, on adore être ici, et dans la vie il n’y a qu’un truc qu’on aime plus qu’être ici, c’est être PAS ici. On a des vies bordel ! Enfin moi pas tant que ça, mais c’est pas du tout le sujet.
Et alors le top du top, le jour ou j’ai vraiment, mais vraiment halluciné, c’est quand deux de mes ado sont rentrées défoncées au foyer… Et qu’elles m’ont demandé du collyre pour leur conjonctivite… Si je me rappelle bien, j’ai ouvert des yeux grands comme des billes tellement j’hallucinais qu’elles puissent me la faire. A moi ! Bon ben si elles me la font forcément, je suis éduc, je fume pas de résine de cabannis. C’est pas possible, j’en ai entendu parler mais j’en ai jamais vu ! Par contre j’ai adoré la gueule qu’elles même ont tiré quand j’ai dit que je savais reconnaitre une conjonctivite quand j’en voyais une et que le minimum c’était quand même d’assumer. Mouahahahaha ! Gaulées !!!

Ils sont cons ces gamins !

Bon en même temps y a des fois où ils nous prennent pour des jambonneaux et ça passe. Parce que malgré tout ils ont bien compris qu’on était pas parfait et qu’on avait des failles. Qu’est-ce qu’elle est belle quand même cette conclusion je l’encadrerai tellement je trouve ça beau, j’en chialerai presque.

moment de solitude (et oui, encore un)

Mercredi 26 septembre 2007

Aujourd’hui j’aimerai traiter d’un sujet fort qui nous tient tous à coeur, comme le racisme ou l’homopho… Ha mais merde je me suis déjà vendue dans le titre.

Donc oui aujourd’hui c’est moment de solitude (ho noooooon pffffff pas encore ‘tain fait chier cette conne elle nous en sort un par semaine en ce moment barnum… Et oui, et encore vous plaignez pas, à mon avis dans pas longtemps vous allez encore subir les assedics, ma vie tourne en rond mon blog avec). Et c’est moment de solitude bien sympa qui te ramène sur terre vite fait.

Contexte pchhhhhhhhhhhhh hop. Alors vous vous rappelez ma petite cassos avec le sac poubelle tampax ? Voilà, ben elle je pense qu’au fond je la déteste je sais pas un truc du genre. Il doit y avoir quelque chose parce que purée la pauvre titoune, je me fous pas de sa gueule quoi.
Ca fait 3 semaines qu’elle me saoule qu’elle veut faire du… twirling baton (gnieuuu ? kesako ? Bah, majorette !). Donc je lui ai trouvé un cours de twirling baton et elle commençait aujourd’hui à 14h. A 13h30 hop je prends ma gamine, la bagnole et vroum direction fontaine (je ne boir… désolée) juste à côté de grenoble. Et là c’est le drame.

Fontaine est une ville de merde. Déjà c’est moche, pire que grenoble, soyons réaliste, mais surtout, à fontaine, t’as pas de plaques de nom de rue. Rien. Tu sais jamais où t’es. Donc au bout de 20 minutes à tourner en rond et à maudire mappy, je m’arrète je demande à un gars qui me répond « houla ! ». Ok c’est pas gagné.
1/4 d’heure plus tard je suis enfin sur cette « rue des balmes » de merde à la con de TA MERE mais j’y suis bordel !

1/4 d’heure plus tard j’avais fait cette rue DE MERDE TA RACE HAAAAAAAAAAAAAAAA PUTAIN en long en large en travers. Impossible de trouver ce gymnase sa mère. Les gens à qui je demandais « ha heu pfff aucune idée ». Du coup je commençais à m’exciter sévère dans la bagnole. Ma gamine qui commence à culpabiliser, donc obligée de faire redescendre la pression : »mais non ma choupette t’inquiète pas c’est pas ta faute hein c’est juste que cette situation m’énerve un peu ne t’inquiète pas t’Y ES POUR RIEN ALORS TU VAS PAS ME GONFLER OK ?????? ». Normal quoi.

A 14h30 je trouve enfin ce gymnase de merde. Je me dirige vers une porte, fermée bien évidemment. Là j’ai furieusement envie de faire péter toute la ville de fontaine tellement je pense que cette ville est un suppo de satan. Je fais le tour, j’en ai plein le cul, je suis pas censée bosser je veux juste être chez moi. Alors je retombe sur une porte, et là je me fais même plus chier. Je gueule comme un putois dehors « PUTAIN ILS FONT CHIER CES CONNARDS PEUVENT MEME PAS LAISSER UNE PORTE OUVERTE CES BATARDS DE MERDE ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE » et je colle un putain de coup de pied dans la porte tellement j’en ai marre. Et là vous vous dites « … Putain… » et vous avez bien raison. Le bon vrai pétage de plomb je veux juste rentrer chez moi.

Mais je vous rassure j’ai été calmée de suite. En fait la porte elle était ouverte. Et derrière il y avait le cours de twirling baton, avec la directrice, la prof, les 10 gamines déjà inscrites et autant de parents. Tous les regards bien entendu tournés vers la star.

… blanc

Bon hein on va conclure vite fait. J’ai réappris que tu naissais seul, vivais seul et crevais seul. En plus le cours était pas pour ma gosse « ha mais houla elle est trop grande pour ce cours, il faut revenir demain soir ». C’est con, demain soir je tue un bébé.

le boulet

Mercredi 12 septembre 2007

Et bien il semblerait que ma période boulet ne soit pas tout à fait arrivée à son terme…

L’inconvénient du taf en internat, c’est que le matin, faut être d’attaque à 7h. Et ça pour une feignasse dans mon genre c’est assez cosmique. Du coup, forcément j’arrive tout le temps en courant à 7h et quart les bons jours, avec mes plus plates (laissez mes nichons tranquilles bande de connards !!!) excuses.
Et ce matin fut beaucoup plus dur que les autres. J’étais pas particulièrement à la bourre, enfin pas plus que d’habitude quoi, par contre j’avais particulièrement la tête dans le cul. Au radar complet.
Et ce matin j’étais avec une de mes ‘tite cassos, je vais la réveiller à 8h, bisou bisou calin calin comme d’habe, mais toujours au radar. Et ma ‘tite cassos en ce moment elle a un bras dans le plâtre. Donc pour la douche c’est tout un système D pour pas qu’elle se mouille son putain de plâtre sa mère, et pour ça on lui met un sac qu’on attache autour du bras.
Donc j’accompagne ma miss à la douche, encore et toujours la tête dans le seau, et je prends le premier sac que je trouve qui traine dans le coin et hop le bras dedans je ferme tu vas voir chérie hermétique.

Et là ma petiote fait une tête un peu bizarre, « Diiiiiiid, y a un truc bizarre dans le sac ». A ce moment là une collègue arrive décomposée en me disant « meeeerde t’as pas pris le sac qui était là hein dis ? ». Raaaaaa allez y a quoi dans ce sac merde !!!!! Hop j’te prends ce sac de merde vite fait, je l’enlève il va pas me faire chier longtemps non plus c’est quoi ce délire bordel ! Et je jette un coup d’oeil dans le sac et là, horreur malheur… Vous voyez la vie c’est de la merde. Et pour les filles une fois par mois c’est doublement de la merde ça fait mal au bide en plus et ça rend de grave mauvais poil… Ben c’était ça qu’il y avait dans le sac…

Et ma môme elle va renifler ses doigts d’un air dégouté (ha bon ?) et elle me fait « Diiiiiiiiiid, berk ! ça sent le poisson mort !! ».

C’est normal ma chérie, c’est normal. Et dieu dit dorénavant, les poissons auront cette odeur là…

Haaaaan c’est pas possible d’être aussi tâche !!! Monde de merde !!!

Monde de merde !!!!!

Vendredi 31 août 2007

Alors au début je voulais parler du fantastique moment de solitude que j’ai vécu cette semaine, parce qu’il est vraiment énorme, mais finalement non. Vous inquiétez pas, je le garde sous le coude mais là nononon c’est pas possible c’est quoi cette vie de merde ????

En ce moment j’ai le… Vagina Powa ! Je suis grave bonne et humble et je vous emmerde. Ca fait partie de ces périodes de l’année où youhouuu ça flatte mon égo à tout va yeah trop bien.
Sauf pour les boulets bien sur hein parce qu’il faut bien se remettre à un moment donné dans la dure réalité de la vie… Ok bon allez je vais arrêter de me plaindre ça fait un peu hôpital qui se fout de la charité je sais ! Non là c’est horreur malheur HAAAAAA je veux creveeeeeeer pour une autre raison.

Je suis allée manger avec mon formateur de terrain. Genre le mec la cinquantaine toussa caractère de merde, vachement sympa allez on va grailler en dehors du boulot. Là j’apprends avec un brin d’étonnement que c’est un gros fumeur (ben dis donc t’as bien caché ton jeu mon con) et du coup je trouvais marrant de fumer des spliffs avec mon formateur.
Et on rigolait bien pouet pouet pouet comment vas tu… ouais non ok je la fais pas en entier, et à un moment donné que… quoi… mais que… QUE… il me prend la main ? C’est quoi cette sensation de vide intersidéral tout à coup ?

… (toujours le vide intersidéral)

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON HAAAAAAAAAAAA MONDE DE MERDE !!! NO ZOB IN JOB MERDE !!! Ca attire que des emmerdes. Non mais c’est vrai quoi. Surtout quand t’es stagiaire.

Alors bon hein j’essaie (oui c’est bien écrit j’essaie) de me dépatouiller de ça. Donc surtout ne pas le regarder outrée mais enfin tu vas avoir 50 piges, surtout si c’est pour m’entendre répondre et alors tu vas en avoir 30. Du coup je l’ai jouée ha désolée no zob in job après la merde toussa hein pfff non pas vrai ?

Je rattaque lundi… avec lui… HAAAAN dites moi que ma vie ça va pas être de la merde pour les 9 mois de stage qu’il me reste à faire…

La plage

Lundi 16 juillet 2007

Alors voilà, je me casse une semaine en camp à la mer avec mes rémis et hop, je rentre le blog il est tout pété ! Qui c’est qu’a fait le con encore hein ??? Ha merde c’est moi… En fait j’étais bombardée de spams et je le savais pas (parce que j’ai le niveau d’une huitre cuite en informatique) et du coup free ils m’ont coupée mon truc mais heureusement super Fab (qui touche sa race en php visiblement… ou pas en fait j’en sais rien) était là et a tout réparé.
Vous vous en foutez ? Ben pas moi. Merci fab.

Bon donc oui une semaine à la plage avec mes rémis.
Alors on est parti sur la cote d’azur (ho yeaaah) faire bronzette et profiter du soleil pendant que tout le reste de la france se gelait le cul (mouahahaha !!). Donc moi je me disais putain la côté d’azur et tout comment on va se la péter au milieu des vieilles rombières pétées de tunes ça va le faire. Et bien pas du tout. Alors la côté d’azur je connaissais pas (étonnant hein ? je sais) mais j’ai donc découvert qu’il y a 2 types de côte d’azur. Celle avec tous les préjugés, et celle moins connue pour les pauvres. Car oui, mes amis, il y a bien un coin pour les pauvres et ceux qui veulent se la jouer « moi je pars sur la côte d’azur en vacances et ouais je suis un fou dans ma tête lol » sans en avoir les moyens. Et c’était là qu’on était, Bandol… La ville qui ressemble à la grande motte avec moins de pyramides… Mais les mêmes gens.

Donc bandol et le coin là bas, la population sur la plage c’est sympa. Plein de vielles rombières hein, ça c’est une constante, le genre toutes fripées par le soleil, mais sans la tune. Avec un maillot de bain faux chanel et des boucles d’oreilles en toc. Mais y a aussi plein de cagoles ! Avec des énooooormes faux seins tout moches (et je dis pas ça par jalousie hein) et un maquillage assez… comment dire… voyant quoi. A la plage oui. Et avec ça son lot de beaufs dans notre genre, ou dans le genre de ceux qui vont au camping, qui parlent fort et qui ont du bide. Bref, la france et ça me fait toujours aussi peu plaisir de la voir.

Alors la plage en elle même (parce qu’à la base c’est là que je voulais en venir, donc le post est pas encore fini, donc ça va être encore long) j’avais un peu oublié ce que c’était. J’avais oublié déjà le côté méditerranée avec son bout de plage tellement rachitique que t’es obligé de plier ta serviette en deux si tu veux poser un bout de fesse. Top agréable. J’avais oublié le côté sable dans la gueule chaque fois que tu tournes la tête. Par contre j’ai vachement apprécié le bruit des cigales. J’ai été surprise en retournant dans ma chambre la première fois en entendant toujours le bruit des cigales, même dedans. Et puis j’ai réalisé que c’était juste que j’avais du sable jusque dans la raie… (et oui… retour avec perte, fracas, classe, finesse et poésie). J’avais oublié le kilo de sable que tu retrouves le matin par terre, et que si tu fais pas gaffe tu te couches avec !!!! Et la nuit ça gratte.

J’ai découvert aussi. J’ai découvert le photographe hype de la plage. Parce que sur la côté d’azur, c’est pas paquito qui vient te vendre ses chouchouuuuuuux beigneeeeeeets non pas du tout t’es tranquille ! A ce niveau là, parce que du coup c’est roberto qui vient te mitrailler de photos sur ta serviette et puis dans l’eau et puis sur le rocher là bas vasy bouge ouiii c’est bien fait l’amour à l’obj… HEY !!! Avant de te refiler sa carte pour aller payer une fortune une photo moche… Merci roberto.
J’ai découvert aussi les joies d’être en groupe atypique sur la plage. Pas une colo, genre 50 non ça les gens ils connaissent ça fait pas peur. C’est pas non plus le groupe de 10 potes, mixte, et tous du même age. Non, c’était le groupe de 4 adultes 7 mômes, de 4 à 17 ans, des grands blackos des petits brounes des adoes kikou lol qui écoutent leur musique DE MERDE sur leur portable toute la journée (et toujours le meme morceau de dance j’ai cru devenir dingue) et des gaminous qui font « haaaaaaaaan mais heuuuu pourquoi t’as cassé mon chateau de sable gros connard » (parce que oui, niveau floraison de langage on était vernis). Donc les gens ils nous regardaient toujours bizarrement. Et puis ils se permettaient une réflexion ou deux. Alors on essayait de faire pire. Parce que merde hein moi des fois les gens ils m’énervent et que je suis pas chez moi pendant 5 jours non stop jamais faut pas me faire chier.
Mais c’était bien sympa. Sauf marineland.
Mais ça sera pour un prochain post. Parce que oui hein là je vous allume bien quand même hein.

Fallait bien trouver un truc pour rappeler que la vie c’est de la merde.

Le vortex spatio temporel

Lundi 2 juillet 2007

Je sais plus y a combien de temps de ça, j’avais fait un post pour parler des objets qui me détestaient, notamment ma carte d’identité qui s’était planquée pendant dans des mois dans mon sac, à se tordre chaque fois que ma main passait dans le sac pour vérifier que j’avais bien regardé partout bordel !!! Et cette même foutue carte n’avait rien trouvé de mieux que réapparaitre pile poil le jour ou je vais chercher ma nouvelle carte d’identité après déclaration de vol administration pas sympa attente pendant des semaines. Salope de carte !

Aujourd’hui il est temps pour moi de rétablir la vérité et par là-même réhabiliter cette pauvre carte d’identité qui, j’en suis sure, n’a jamais cessé de m’aimer et n’a jamais cherché à se cacher de moi.
En fait elle était passée dans un vortex spatio temporel. Ne riez pas je m’explique.

Avant de partir en formation (école toussa) je me suis posée la question de mes clés au boulot. Genre j’ai pas envie de les perdre, sinon y a moyen que le chef me casse la gueule et puis merde c’est trop la te-hon zy va sa maman pourquoi je parle comme ça. Bref un objectif, ne pas perdre mes clés pendant 15 jours d’école ! Donc forcément je cherche un endroit propice où je serai sure de pas les perdre. Et quoi de mieux que mon casier au taf ?
Alors là maintenant avec le recul je me dis tient, c’était vraiment la pire idée de merde jamais vue dans le milieu depuis 1983. En fait les casiers des éducs sont juste à côté des casiers des gamins, et y a rien qui ferme à clés. Donc un gamin qui gratouille un peu hop il tombe sur mes clés et là je suis vraiment dans la merde. Genre avec un trousseau de clés des éducs on ouvre toute la baraque, piaules bureaux des éducs et des chefs la bouffe tout. Mais sur le coup je trouve limite que c’est une idée lumineuse donc hop clés dans casier pas bouger.

Quand même la veille de reprendre le taf, je fais un tour chez moi pour être sure qu’au dernier moment mon inconscient parfois si autonome et indépendant de ma conscience n’aurai pas décidé de rapatrier les clés (si ça se trouve lui il avait vu que c’était une idée de merde le passe dans un casier accessible à tous). Alors je regarde dans mon machin à l’entrée, là où je mets toutes mes clés (et dieu sait quoi d’autre…), sur ma bibliothèque, dans le truc où je mets tout ce qui sert à rien chez moi (genre mon baume du tigre et ma vieille clé usb de 1986) et mes lunettes de soleil, sur l’espèce de barnum que représente mon bureau… et bien évidemment dans mon sac, histoire de vérifier que je les ai pas trimballées pendant 15 jours sans m’en rendre compte quoi. Rien. Ok elles sont au boulot.

Le lendemain j’arrive au taf je vais dans mon casier et là, horreur malheur putarace de bordel ta mère pas de clés !!!! Donc je passe un peu par toutes les couleurs, je retourne mon sac (sait-on jamais), je pleure aussi je crois. Ou sont mes clés putain c’est pas vrai raaaaaaaa je vais me faire démonter la gueule.
Ok alors pas de panique. Déjà le dire au chef (de toute façon il devrait rapidement voir que je suis un boulet qui doit demander de l’aide pour ouvrir n’importe quelle porte) mais quand même essayer de faire passer la pilule. Et bien évidemment j’opte pour l’option je le prends pour un con. Très mauvaise idée bien sur. Je vais le voir pour d’abord lui demander un renseignement, genre je m’intéresse à mon stage et la protection de l’enfance est un sujet qui me tient tellement à coeur que je suis à bloc dés le lundi 7h30 je veux connaitre les tenants et aboutissants d’un entretien avant de lacher discrètement que au fait chef mes clés donc soit elles sont dans mon bordel, soit elles se baladent dans la villa voilà allez à plus.
Bon en fait heu il s’en foutait, ça arrive à tous les éducs bon voilà il m’a fait faire des lignes c’était pas si pire quoi.

Donc le soir je rentre chez moi je retourne mon appart. Littéralement. Je regarde partout, je vide mes tiroirs, je vais même retourner ma salle de bain, alors que franchement, pourquoi est-ce que j’aurai foutu mes clés dans la salle de bain ? De dépit, je finis même par jeter un coup d’oeil dans mon sac.
Avec mes clés.

Je vous assure ça ne peut être qu’un vortex spatio temporel il n’y a pas d’autre explication.

Depuis mes collègues m’appellent le boulet… Putain encore 10 mois à faire… La vie c’est quand même un peu de la merde là.

Clocharde de luxe

Jeudi 21 juin 2007

Cette semaine mon école (cartable bic toussa) ils m’ont dit « bon allez hop cette semaine on vous colle sur le terrain vous allez faire une étude de milieu ». Haaa cool on va pas voir vos gueules de formateurs toute la semaine ça va être la classe.

Alors une étude de milieu, on se choisit un milieu (naaaan c’pas vrai ? tu déconnes ?) on met les préjugés qu’on a dessus et on fait le maximum pour confronter nos préjugés à la réalité. En fait c’est le genre de truc qui ne peut être intéressant QUE dans le cadre d’une formation d’éduc, et encore que la tienne parce que celle des autres me saoulent déjà. Bref. Donc à 5 on décide de se pencher sur le milieu de la mendicité. Avec les bons préjugés qui vont avec, genre d’une part un mendiant ça pue ça gueule et c’est alcoolique. Et un mec qui passe à côté d’un mendiant c’est un connard égoïste du genre jamais content. Alors on est allé parler aux gens toussa, faire de l’observation passive à la terrasse des bars à nous toucher la nouille et à dire « hey regarde les gens les putains de détours qu’ils font pour pas passer à côté d’un mendiant ».

Mais quoi de mieux pour l’observation du regard de l’autre que l’immersion ? Alors on est allé faire la manche. A tour de rôle, 30 minutes et voir quand tu le vis de prés. On était 3, 2 mecs et moi même et à tour de rôle on s’est posé dans la rue et on a fait la manche.
Alors pour mes collègues, je les regardais de loin, yeaaaaah bonjour la vie de merde. Quand les gens ils faisaient pas un détour de 50 mètres pour les éviter, ils leurs marchaient dessus. Mais bon y en a un qui s’installe et au bout de 10 minutes il ramasse… une gonzesse, complètement bourrée certes mais la nana vraiment très… ouverte…
Et quand ça a été mon tour ben j’ai bien halluciné. Bon déjà hein comment j’étais. Ben moi, j’avais pas envie de me déguiser ou quoi je trouvais ça naze alors j’y suis allée… moi. Bon ok là c’est plus facile d’imaginer pour ceux qui me connaissent hein mais la vie c’est de la merde la chanson toujours. Donc oui habillée normale, pas cradingue, avec mon pot de yaourt, posée contre un mur en plein centre ville (sans sac, sans portable, et surtout sans mes lunettes de soleil à poil quoi).
Et les gens finalement ils ont eu trop pitié ! J’ai ramassé plein de pognon !!!! J’ai fait 10 euros en une demi-heure, j’ai même ramassé un ticket resto. Et ce que j’ai vu dans les yeux des gens en fait, c’était pas une clocharde, c’était la galèrienne quoi, je crois que je faisais vraiment meuf qui a un problème ou en tout cas qui commence à en avoir un. Et ça les gens j’ai eu l’impression que ça les a vachement touché. Et puis je dois bien faire le petit regard de clébard la vie c’est de la merde…

Du coup c’est cool, je savais pas comment financer ma formation l’année prochaine… A voir. Parce que les passes ça paye pas mal aussi.

Bon et sérieusement, je tiens quand même à dire que le pognon on l’a pas gardé, on l’a filé à d’autres mendiants derrière (en espérant que c’étaient pas des mythos dans notre genre), sauf le ticket resto. Parce que la nana qui me l’a filé c’était vraiment pour bouffer, et comme on peut acheter sa pillave à monoprix avec des tickets resto, j’ai pas super envie qu’il passe dans la binouze…
Donc si vous connaissez une assoce un truc n’importe qui accepte les dons en tickets resto je suis preneuse.