Archive pour la catégorie ‘société’

Les impôts

Mardi 5 mars 2013

Tout est dans le titre hein ? Aujourd’hui c’est joie, légèreté et troubles mentaux de l’administration.

Tout a commencé au mois de novembre, quand j’ai reçu un courrier de ma banque m’annonçant qu’ils changeaient les coordonnées bancaires au niveau national, que donc tout changeait, mon compte mes rib toussa, mais vous en faites pas ! Pour tout ce qui est prélèvements automatiques on s’en occupe. Oui non parce que moi chuis mensualisée en fait. Tout. Partout. Sinon j’oublie de payer, ce qui est emmerdant. Donc le prélèvement automatique et la mensualisation mais niquel !
Et si ma banque s’occupe de prévenir les différents organisent qui se servent copieusement sur mon compte, alors tu te demandes forcément pourquoi je te fais chier à te raconter ça ? Mais sois pas pressé merde ! Laisse venir un peu.

Donc je reçois ce courrier et je me mets en mode ils s’occupent de tout, la vie est formidable, la vie est amour on se demande bien pourquoi les gens gueulent des fois.
Et 15 jours après je reçois un autre courrier de ma banque : « c’est tout booon ! Tout est ok sauf, comme qui dirait, un petit truc qui bloque. En fait les impôts refusent de prendre nos nouvelles coordonnées en compte, va falloir y aller sinon ils vont couper les prélèvements. ».
Ah… C’est embêtant.
Alors je sais pas toi, mais bon à un moment donné faut arrêter hein. On le sait que les impôts, ça a juste été créé pour nous faire chier, on le sait tous ça. Et puis j’veux dire passé 30 berges c’est le genre de trucs eh ben tu traites quoi. Tu te poses pas la question, c’est les impôts je vais même pas chercher à comprendre, hop je vais traiter. Et je l’ai traité immédiatement. En effet, je l’ai mis dans ma pile « à traiter ». Et fait pas style hein, on a tous une pile de courrier qu’on traitera quand on aura le temps. Alors je sais pas combien mesure la tienne, moi la mienne elle mesure 3 ans.
Voilà, comme ça c’est fait ! Y m’font chier les impôts merde ! J’ai mieux à foutre qu’y aller ! Comme heu… je sais pas moi. Procrastiner ?

Bon bref j’ai pas voulu m’en occuper. Avec ma tête de con j’ai fait « ben non ! j’m'en fous ! J’attendrai le dernier moment ! Nianiania ». Et une fois par semaine depuis le mois de novembre, je reçois un courrier de ma banque me signalant que « heuuu dites ? En fait les impôts ils veulent pas hein, va falloir y aller ». J’ai reçu ce courrier là jusqu’au courrier fatidique du 20 février m’indiquant que mes anciennes coordonnées bancaires n’étaient valables que jusqu’au 28 février. Après hop ! fini ! Tous les prélèvements des impôts, hop ! niet ! Plus ! Nanan !

Ainsi donc le 28 février, 14h (oui, j’ai vraiment attendu la dernière minute…), je m’habille en noir, j’écoute la marche funèbre de chopin en boucle et je me mets en route pour les impôts. J’arrive devant le bâtiment, en centre ville, j’me fous devant la porte. Qui s’ouvre pas. Bon… Ca ressemblait à une porte automatique pourtant mais c’est pas grave, alors j’ai poussé. Ca ne s’ouvre pas. Mais bordel de merde il est 14h30 il est où le problème ???
Ah c’est un sas, ok pardon. Faut appuyer sur le bouton. Alors c’est génial moi j’adore ce principe ! Un sas pour rentrer aux impôts quoi ! Et c’est pas tout, après le sas y a quoi ? Un deuxième sas !! Non mais sérieux, on se croirait à interpol. Pffff.
Alors (ouais je fais pas mal dans le alors ce soir hein) une fois que t’as passé les sas (comptez 10 minutes…) t’arrives à l’accueil. Y a rien à faire c’est chiant tu vois je sais pas trop comment décrire ça. Ils ont fait des efforts hein, une banque d’accueil sympa, des sièges pas dégueulasses, mais y a rien à faire t’es aux impôts quoi. C’est glauque. Et alors un truc qui m’a fait halluciner, c’est les posters qu’ils ont aux murs.
J’aimerais qu’on s’arrête un instant sur les posters accrochés aux murs des impôts. C’est quoi ce lapin bleu de merde avec une veste rose qui te fait le v de la victoire avec une bulle « Le respect, moi je kiffe ! » ?? Qui a eu une idée pareille ? C’est quoi le truc ? Y s’passe quoi dans la tête des gens pour sortir des trucs pareils ? Non mais j’veux dire, genre t’arrives aux impôts en mode grave vénèr tu veux péter la gueule à tout le monde et du coup quoi ? Tu vois le lapin alors tu le fais pas ? Non mais t’imagines ? Ouais chuis allée aux impôts l’autre fois j’avais trop les boules, mais heureusement y avait le poster du lapin ça m’a calmée. Ca m’a rappelée que le respect… moi je kiffe. Ouais merci les impôts. Sans le lapin, j’le traitais de fils de pute l’autre enculé de sa mère. Non mais sérieux ! Mais qui est responsable de ça ? Parce que moi des trucs comme ça ça pourrait me transformer en tueur de masse hein !
Du coup maintenant j’ai un nouvel objectif dans la vie. Trouver les responsables (le type qui a accroché cette merde, mais aussi le type qui l’a dessinée) et les tuer. Doucement.

Bon bref c’est pas le sujet mais je trouvais quand même important de s’arrêter dessus quelques instants. Aujourd’hui, en 2013 en france, un lapin bleu avec une veste rose te nargue aux impôts avec des histoires de respect. Je n’ai pas peur d’être une blogueuse militante moi. Je dénonce oui. J’accuse même ! Peuple de france soulève toi !! ok j’arrête.

Donc j’arrive à l’accueil, complètement traumatisée par cette image sortie tout droit des entrailles du démon et je tombe sur un type… Putain le type quoi. En fait le mec ça se voyait qu’il était jeune, mais il était déjà vieux. Tu vois benjamin lancar ? Mais si, le mec des jeunes pop. Il fait vieux hein ? Eh ben il a 27 ans. Sisi. Oui il en fait 20 de plus. Et ben le mec à l’accueil des impôts, pareil ! Jeune, mais déjà vieux.

Alors j’y explique au gars, voilà bonjour, ma banque change de coordonnées, j’ai un rib, est ce que je suis au bon endroit ? La le type me dit oui oui pas de problème on va s’en occuper tout de suite. Aaaah ! Musique douce à mes oreilles. Putain pour une fois que les impôts c’est qu’à moitié absurde ça change dis donc !! Et le mec me demande si j’ai mon dernier avis d’imposition avec moi. J’avoue… pour faire un changement de rib, j’ai juste pris un rib (ouais chuis grave logique je sais, c’est parce que j’ai beaucoup joué à professeur layton) et mes papiers d’identité. Parce que connement, j’ai toujours été persuadée que s’il y avait un endroit sur terre où on pouvait trouver ton numéro fiscal… c’était aux impôts. Alors j’y dis ben non, mais j’ai ma carte d’identité hein. « Non mais ça suffira pas ». Oui non mais j’ai mon permis de conduire aussi. « Non mais ça suffira pas ». Heu… Mon passeport ? Ma carte vitale ? Ma carte fnac ? « Non non mais j’ai besoin de votre numéro fiscal ».

Attends mec, chuis aux impôts, et t’es en train de me dire que tu peux pas retrouver mon numéro fiscal ? J’ai cru que je devenais dingue, j’avais qu’une envie, c’était lui faire bouffer son lapin de merde là. Non mais sérieux. Toi aussi devient complètement fou grâce à l’administration. Je me demande s’il était pas bloqué dans une faille temporelle le mec, genre moi j’étais en 2013, mais lui il était en 1960. « Faut passer par les PTT madame ». Mais tuez moiiii !!!
Un pur cauchemar. Chuis obligée de leur envoyer mon rib… On touche le fond.

Certains seraient tentés de dire que l’oeil de sauron est moins terrifiant. Eh bé… Ils auraient pas tort. Je préfère de très loin me taper toute son armée (et par taper, j’entends TOUS les sens du terme) plutôt que refoutre les pieds aux impôts. Attends sérieux je vois des lapins de partout, j’ai l’impression d’être donnie darko…

Un gros enfumage et un petit problème d’identité

Mardi 15 janvier 2013

Ah putain chuis saoulée. Mais saoulée !! Mais comment ils me gonflent avec leur débat de merde là. Est-ce qu’on va marier les pédés ? Non mais… sérieusement ? C’est ça qui secoue le pays depuis 3 semaines ? Est ce qu’on va marier les pédés ? Bon en même temps ils ont raison de faire de l’enfumage hein. Ca permet à l’ump de se tenir en rang d’oignon devant les ruines du parti, genre ouaiiis youpi sisi regardez on est super unis à l’ump. Ca permet au ps de camoufler subtilement une véritable politique de droite. Bah oui, alors que tout le monde a un avis dont tout le monde se fout sur ce con de mariage, pendant ce temps, à Vera Cruz, le conseil général de l’isère supprime 300 places d’accueil de mineurs protection de l’enfance. 300 gamins qui sont complètement tonchés, qui se font mettre sur la gueule chez eux allez hop ! Retour en famille. Et c’est pas la peine de chialer morveux, là on se demande si on va marier les pédés ok ! Ah oui, et puis ça permet aussi de revoir une vieille institution dont on avait presque oublié l’existence… l’église. Eh mais c’est vrai ils sont encore là eux. A donner un avis dont tout le monde se fout. Et puis faut être réaliste… Eh les péquenauds cul bénis ! On va surtout pas marier les pédés par contre on va élever le mariage consanguin au rang de sport national hein. Après tout, c’est pas comme si on avait le droit d’épouser son cousin germain… ‘Tain mais boutin mais va te pendre merde !!!
Et puis c’est quoi ces fausses questions là ? Ca va gêner qui ce con de mariage ? Et puis genre les gays ils sont pas parents. Pas du tout, c’est bien de se demander si on est pour ou contre maintenant. Je reviens, je vais juste dire à mes gouinasses de copines que leur gosse n’existe pas. Mais cons de médias sérieux quoi !

Et puis ce qui m’énerve le plus, c’est que ça nous détourne des vrais sujets. Des trucs supers importants. Du truc le plus important.

Moi.

Ouais chuis chez moi, je parle de moi, zob.

Je suis did. Truc de ouf hein ? Mais dans la vraie vie je m’appelle pas comme ça. On vit vraiment dans un monde de dingue je sais. Sauf que did, c’est mon surnom depuis à peu près 25 ans, et que quasiment tout le monde m’appelle comme ça.
Et ce truc c’est très marrant chez les petits. Genre ma cousine elle a un gosse de 5 ans, p’tit gab. Et pendant les quelques jours que j’ai passé en ardèche, zinecou est passée chez mes parents avec gab. Et à un moment, j’entends gab dans la cuisine avec ma mère, qui lui dit « va chercher lydie s’il te plait ». Mignon comme tout, gab se pointe, regarde sa mère, genre beeeen… non là c’est pas bon, c’est maman. Regarde mon père genre heeeeu non ça colle pas. Mon frère c’est pareil, heeeu non lui j’le connais son prénom. Et me regarde genre beeen chou blanc, là, c’est did. Il est donc reparti complètement bredouille bichette, avec un gros point d’interrogation sur la tête et probablement le sentiment d’être pris pour un con. Parce que je lui ai pas dit bien sur, j’aime torturer les enfants.
Alors c’est mignon quand ça vient d’un gamin de 5 ans, c’est plus funcky quand ça vient de mon entourage.

En fait j’ai des potes, la première fois qu’on m’a présentée, c’était « salut, je te présente did ». Après on a picolé. Et le 22 décembre dernier, j’étais avec une partie de la bande mouton rebelle, petite soirée sympa sur fond de déguisements, de grosse bouffe et de bon vin. Bah oui, après la soirée fin du monde, la soirée vin du monde. Réfléchissez merde !
Bon bref, donc à cette soirée, je papote avec l’un de nos hôtes, qu’on va appeler Poto, et qui me demande où j’en suis plus éduc toussa. Donc juis explique que ben ma conseillère me colle au train pour faire des évaluations en milieu de travail et que comme il a une boite, je vais postuler pour aller en faire une chez lui. Concrètement, j’étais déguisée en wonder woman et lui en captain america. Ca avait un côté un peu surréaliste mais que voulez vous, même les super héros revendiquent le droit à la banalité.
Donc début janvier, je fais une lettre à poto. Sauf que c’est pas parce que poto c’est poto que je dois pas y mettre les formes, vu qu’en plus je sais que ça passera par ses collaborateurs… Je fais donc une vraie lettre de motive pleine de monsieur poto, je viens par la présente blablabla dans l’attente je vous prie d’agréer, monsieur poto blabla. Une vraie candidature quoi.

Et Poto m’appelle le lendemain. Et là… conversation téléphonique juste surréaliste. Ouiiii bonjour madame Monvrainom. Je vous appelle par rapport à votre candidature.
Alors là j’étais un peu… mais ouate ze feuk… Putain on fait dans le formel… formel quoi. Donc juis dis, ouais poto on peut peut être éventuellement pourquoi pas lâcher l’ultra méga formel au téléphone tu vois. La dernière image que j’ai de toi t’étais en captain america quoi.
Et là il m’a cassé les pattes arrières… « Ah mais c’est diiiiiid !!! Ah mais ok j’avais pas capté ! Mais fallait le dire, moi je connais pas de lydie monvrainom ! Je connais même pas de lydie. Moi je connais que did ».

Ok… J’hésite entre j’ai zéro personnalité, je suis transparente. Ou j’ai le pouvoir de l’anonymat ultime entre mes mains. Et je détruirai l’univers avec.

Je vais prendre la deuxième option je crois…

Alors franchement hein, le mariage des pédés, qu’est ce qu’on s’en cogne sérieux.

PS : Vous pouvez dès à présent oublier mon prénom. Non c’est pour que mes plans de destruction massive ne tombent pas à l’eau. Merci !

La mise à jour

Dimanche 6 janvier 2013

J’ai jamais fait de mise à jour. Moi je fais des sagas. Des sagas sur des séries de merde, des films de merde, des émissions de merde. Là je réfléchis à une nouvelle saga. Après la saga hypérion, chute d’hypérion, endymion, éveil d’endymion de dan simmons, après la saga avada kedavra vient toucher ma baguette magique de jk rowling, après la saga je t’endors en 6 lignes grâce à tom bombadill de tolkien, je vous présente la saga la salle d’attente de mon psychiatre est un cirque, par votre bien aimable moi-même.

Mais là c’est pas une saga, c’est une mise à jour. En fait quand j’ai fait mon post sur le bilan de compétence, j’en étais à la moitié, et je pensais vraiment avoir tout vu de ce grand n’importe quoi. Mais je dois l’admettre, je me suis un peu avancée, on peut toujours être surprise par ses pairs. Et pas forcément dans le bon sens du terme, c’est chiant. Ma conseillère m’en a donc fait une, qui m’incite, que dis je, qui m’oblige à faire une mise à jour. Je ne peux pas ne pas vous raconter sa dernière perle c’est juste pas possible. un truc pareil ça se partage tellement c’est n’importe quoi.

Donc il y a peu, je suis allée à mon rendez-vous bilan, pour lequel je m’étais fortement préparée. Elle va m’appeler Sabine, elle va me demander où j’en suis de mes recherches sur le métier de plombier, j’aurai envie de me suicider et je pourrai même pas me défenestrer puisqu’on est en rez de chaussée. Je m’étais préparée à traverser toute la ville, à aller dans le coin le plus friqué de grenoble pour finir dans le seul taudis du quartier.
Je m’étais même préparée à ses 45 minutes de retard (bouquin, mp3, portable, twitter, traiter copé de pelle à merde ok check check check tout bon chuis parée !). Mais j’étais pas préparée à ce qu’elle m’a fait…

J’arrive, je sonne, je rentre (passionnant je sais) et je m’installe dans la salle d’attente. Et elle arrive tout de suite. Putain elle a pas de retard, alors là, ça me la coupe. Déjà rien que ça, en soit, ça nécessitait une mise à jour j’veux dire. Elle m’a prise à l’heure !!! Il va pleuvoir des serpents à sonnettes !! Barrez-vous tous ! Quittez le navire !
Et donc elle m’arrive, me regarde, me dit « ah bonjour géraldine vous… vous… » Et là, elle se met à chialer. Mais chialer chialer quoi. En tombant à genoux et tout j’ai eu droit à la totale hein ! Je pense que si on transposait le ridicule de la situation en prestation sexuelle rémunérée, en face de moi, j’avais une escort high quality, garantie sans maladies. Mais paye ta situation gênante quoi ! T’es dans une salle d’attente, et à tes pieds, y a ta conseillère à genoux en train de chialer.
Pourquoi moi bordel ? On fait quoi dans une situation pareille hein ? Bon… Je vais pas te mentir (ouais tu vous allez c’est bon on s’en bat la rate hein on va pas chipoter merde, vous pourriez avoir un peu de compassion, je te signale que ma conseillère est en train de chialer devant moi quoi !!! Ordure sans coeur !) l’idée d’en profiter pour lui latter la gueule m’a traversé l’esprit.
Juste traversé. Parce que oui asseyez vous ! Non seulement des fois je suis sérieuse (par contre je suis toujours une grosse relou) mais en plus des fois, chuis sympa. Je me suis donc retrouvée dans cette situation complètement hallucinante en train de lui dire bon… j’ai l’impression que ça va pas fort. Vous allez venir avec moi dans votre bureau, boire un verre d’eau, et puis rentrer chez vous hein. Faut pas rester là madame…

Et dans son bureau, elle m’a tenue la jambe une demi heure, à chialer et à me raconter toute sa vie. Toute… sa… vie. La totale, j’avais encore plus envie de me suicider, j’étais prête à lui dire que oui, ok, c’est bon elle a gagné je pars en formation charcuterie. Attends mais c’est bon quoi. Et vous savez mon père il m’a jamais fait de cadeaux, et ma mère elle m’a toujours rabaissée, et un jour j’ai frappé mon mec, et mon boss il me demande l’impossible j’en peux pluuus bouhouhouh.
Roooo mais merde !!! Pourquoi moi quoi ???

Bon en même temps, ça m’apprendra. Des fois chuis pressée de vous raconter des trucs, faut que j’apprenne à prendre mon temps. Quoique… la saga c’est sympa, mais la mise à jour aussi finalement.
Non ouais 2013 positivèze.

[Message perso : à l'enfant de péripatéticienne qui a pris la peine de s'incruster dans mon netvibes pour y coller la photo d'un tgv en rade en rase campagne... DEGAGE DE MA SESSION CONNARD !! En plus, t'aurais pu trouver vachement mieux comme photo. Bisou !]

Les gens sont chiants, mais un gens…

Mercredi 5 décembre 2012

Ben c’est chiant aussi en fait.

Je vous explique, il y a peu, il y avait du vent, tête baissée je luttais, je savais qu’il y avait un vieux qui roulait doucement pas loin… Ah mais non en fait, c’est pas du tout ce que je voulais dire.

Je reprends. Il y a peu, je suis allée boire un coup avec Damien. Damien tient à rester anonyme, alors afin de lui faire plaisir, et de garantir son anonymat et son intégrité nous l’appellerons Pierre-Emmanuel. Et pour pas dire que c’est un gros gamer fan absolu de séries, on va dire que son kif à lui c’est couper du bois et faire de la pâtisserie. T’inquiète pas Damien, ton anonymat est assuré !!
Donc on va boire un coup avec Damien Pierre Emmanuel. Rien de choquant en soit je suis d’accord. Et vous savez tous comment ça se passe dans un bar, ben tu rentres, et tu te laisses porter par la foule en espérant qu’elle te fera passer par le zinc pour commander tellement c’est blindé de monde.
Enfin… moi ça c’est ce que je connaissais tu vois. Parce qu’en général quand je sors, c’est le we. Même le jeudi chuis moyen chaude (quoique… non mais… que… raaa merde c’est graveleux) parce qu’il n’y a que des étudiants. Et le duvet ça va 5 minutes hein ! Bon bref, donc là c’est pas le we c’est lundi.

Alors est-ce que tu te représentes le désert de gobi ? Voilà. Grenoble un lundi soir. J’ai traversé la ville à 19h30 j’ai cru que j’étais tombée dans une faille temporelle et qu’il était deux heures du mat’. Mais du coup quand je suis arrivée au bar, vu qu’il n’y avait personne je me suis dit mais ça peut être pas mal y a personne pour nous faire chier enfin tranquilles. Y avait bien un type, mais dans un coin avec son bouquin pas le genre sur lequel tu t’attardes en te disant houlaa lui il a du potentiel à faire chier hein. Ben non ! Le mec il est tout seul, il lit un pavé il peut pas être méchant.
Donc arrive Pierre Emmanuel et on va se poser dans un coin. Et le problème dans un bar c’est que le seul truc super proche d’un coin, c’est un autre coin. Du coup t’as beau te mettre où tu veux, tu seras toujours quasi à côté du mec qui squatte un coin. Tu vois ou pas ? En fait quand on s’est assis, je tournais le dos au gars, mais Pierre Emmanuel l’avait bien dans son champ de vision. Et je voyais bien que des fois il avait le regard qui déviait, pas super à l’aise. Deux ou trois fois je me suis retournée. Je dirai bien discrètement mais faut arrêter avec ce mythe, on peut pas se retourner discrètement. On se retourne. Point. Et à chaque fois, effectivement, le mec nous regardait franco. Pas genre j’ai la tête dans mon bouquin et je lève un oeil. Non. Je vous regarde et j’écoute. Super sympa…
Et quand on est allé fumer une clope, je dis à Pierre Emmanuel dis donc heuuuu il est pas un peu chelou le mec derrière ? Et là il me fait ben écoute encore toi tu l’as dans le dos, tu vois pas, mais c’est devenu carrément glauque quand il a commencé à participer silencieusement à la conversation. Du coup quand il est d’accord il fait oui oui de la tête, quand il est pas d’accord il fait non non et quand il hésite il fait mouof silencieusement.
Ok hé mais c’est flippant mec ! T’as un problème avec les jeux vid… le bois ? Ou les sér… la pâtisserie ? Tu veux donner ton avis sur l’élaboration de la charlotte pommes chocolat ?

Non mais sérieux. Il est tout seul il réussi à être chiant.

Du coup on fait quoi ? On change de crèmerie. Et on arrive dans un bar où il y a foule dis donc. Trois fois plus de monde. Le délire !! Est-ce qu’on va arriver au comptoir ? Ah ben oui sans problèmes… Effectivement c’est lundi soir. Du coup on reprend, le bois la pâtisserie avec un coup dans le nez tu rajoutes la politique on a pas fait la religion mais on aurait pu. Et on était assis au comptoir, on se faisait face, et derrière moi (again) y a une meuf qui vient se poser. Donc elle elle a pas du tout participé à la conversation hein, elle avait des amis. C’est juste qu’apparemment je la gênais parce qu’on était vraiment dos contre dos, et que plutôt que me dire « excuse moi tu pourrais te décaler » ou, truc de ouf, se bouger le cul elle même, j’veux dire c’est pas comme si le bar était vide quoi, elle a décidé de me foutre des grands coups de coude dans le dos. Charmante. Connasse…

Et je pige pas. Je sais que quand il y a plein de gens, le QI général a tendance à s’abaisser. Mais pourquoi un gens tout seul ça s’abaisse le QI aussi ? Ou alors c’est l’alcool ? Ah tient, nouvel axe de réflexion.

Bon bref tout ça pour dire heuu… ben je sais pas, j’ai pas de chute. Les gens me font chier mais c’est pas nouveau. Du coup je vais en profiter pour vous faire part de mon étude approfondie des réseaux sociaux. Après plusieurs mois d’immersion totale, je suis enfin à même de vous dire que c’est de la merde et que ça sert à rien. A part insulter Copé. Tout ça pour ça. Hé bé… monde de merde hein. Et un grand merci à Damien Pierre Emmanuel à la fois pour l’expérience et pour m’avoir supportée toute une soirée. Et un peu bourrée.

Le code social ultime

Mardi 27 novembre 2012

J’ai fait des deuils. 2012 c’était définitivement l’année du deuil. Deuil de mon métier, deuil de mon ex (je dois avouer que l’enterrer au fond du jardin a hautement aidé à l’évacuer, ce fils de péripatéticienne, et puis ça fait quand même un super engrais pour les géraniums) et deuil du fait que la société j’y comprendrai jamais rien et c’est comme ça. Du coup je suis partie du principe qu’il fallait que je trouve des trucs pour jamais être trop en dehors des clous.

Par exemple la dernière fois que je suis allée en boite de nuit, j’ai compris qu’il fallait que j’y aille déjà caisse et que je dise « oui oui » dès que ça venait de l’autre côté du bar et « non non » dès que ça venait d’ailleurs. Ca aide grave. Ainsi, en arrivant, forcément meuf, le barman te regarde et dit « bon, la première elle est pour moi tu veux quoi ? Mojito, vodka, champagne ? » « oui oui » « oui oui quoi ? » « ben… oui oui mojito vodka champagne, mais pas tout dans le même verre steplait ». De la même façon, chaque fois qu’un type qui n’est pas derrière le bar vient te voir, hop direct « non non ». « Tu veux pas me sucer dans les chiottes ? » « Non non ».
Admirez l’adaptabilité…

Toutefois, j’ai découvert il y a peu un code social que je connaissais pas et qui m’a laissée perplexe… Alors les gars, je suppose que vous avez jamais eu droit à ça, mais n’importe quelle meuf qui a déjà pris l’autoroute en semaine va vite voir de quoi je veux parler. Le poids lourd et son appel de phares…
Bon, j’avoue, il m’aura fallu 3 ans pour saisir quand intervient l’appel de phare. Parce qu’au début je te raconte pas la panique… Meeeeerde !!! Putaiiiiiin il m’a fait appel de phares !!! Vasy j’ai crevé, le cadavre sort du coffre j’ai un soucis quoi quoi ??? Et un jour j’ai compris. Aaaah… quand j’ai compris… En fait les mecs ils font appel de phares quand je suis en jupe ras la touffe. Ok… Oh et puis moi chuis sympa comme meuf tu vois, polie et tout, je réponds. Je fais coucou ouiiii youpiii dans le rétro ! Genre regarde mec, oui je t’ai vu t’es pas tout seul coucouuuu !
Alors une fois que t’as saisi ça, tu prends vite le pli. Ah, je vais faire de l’autostrada (oui, je suis polyglotte, ou presque), je suis en jupe ras la touffe, pis je vais leur faire plaisir, je vais mettre un petit décolleté ils auront de quoi mater. Ou pas… Ou… oh et puis merde tient ! Bref, en jupe sur l’autoroute, appel de phares du poids lourd. C’est une logique imparable. Mais moi je croyais que c’était juste pour faire coucou tu vois. Genre hey, elle a une jupe alors je vais faire appel de phares, coucou salut halala qu’est ce qu’on se marre sur les autoroutes de france dis donc. Que nenni…

Et c’est une expérience très douloureuse qui m’a fait réaliser la réalité des faits. Il y a peu, j’étais sur l’A7, l’autoroute du soleil et des vacances ! Ahhh qu’elle porte bien son nom celle là. Moi je l’appelle le bouchon rhodanien. J’ai jamais réussi à prendre cette putain d’autoroute sans me taper un bouchon. Vendredi ? bouchons. Dimanche ? Bouchons. Lundi ? Guess what, bouchons !! C’est bien y en a 2 qui suivent. Vous me faites chier. Mais là n’est pas la question. Donc chuis sur l’A7, avec ma jupette et mes boobs, je double un poids lourd appel de phares oui oui coucouuuu ! Hey ! Voilà coucou oui ! Tu t’es pas tout seul coucou yeaah ! Et puis je trace quoi.
Et mon téléphone sonne. Je tiens d’ailleurs à faire un aparté sur ma sonnerie. J’ai la meilleure sonnerie du monde, moi quand mon portable sonne, ça fait « Si j’marche sur une pizza alors je passe à traveeeeers, je suis Spirou j’tombe dans des trous je suis Spirou et je suis FOU TOMBE PAR CI MEURT PAR LA VOUS N’Y R’JOUEREZ PAAAAAAAS ». Vous en avez absolument rien à péter mais moi j’adore ma sonnerie. Des fois je décroche pas rien que pour chanter spriiiirouu allez accrochez vous… Bon ça n’a pas de sens, tout le monde s’en bat la rate, mais je voulais le dire quand même. Donc mon téléphone sonne je réponds pas, je vois une aire et je m’arrête pour écouter mon message. Parce que chuis comme ça moi, une vraie guedine, je vois une aire, je m’arrête, et même des fois… je bois un café. Ou alors je suis complètement accro à mon portable et va vite falloir que je fasse une cure de désintox. Au choix.
Bref je m’arrête j’écoute mon message, et là… le grand n’importe quoi ta mère habituel. L’ultime code social incompréhensible se présente à moi et à l’heure d’aujourd’hui, j’ai toujours pas saisi le pourquoi du comment du qu’est ce qu’il se passe t’il.

Donc y a un type qui vient toquer à ma fenêtre, que j’avais jamais vu de ma vie. « Oui ? » « Alors c’est bon ? »

What the… Qu’est ce… mais… Bon, reprends dans l’ordre Did. Alors, c’est, bon. Les 3 trucs séparément, ok. Pourquoi est-ce que les 3 ensembles ça a autant de sens qu’un film avec Nicolas Cage ? Alors du coup je le regarde « heuuuu oui ? non ? Peut être ? Je sais pas ? En 2 briques, kamoulox ? ». Non mais sérieux, kesse tu veux répondre à ça ?
Du coup devant mon incompréhension le mec m’explique. Ben chuis le camionneur qui vous a fait appel de phares, et comme j’ai vu que vous vous gariez… c’est bon ?

Oh mon dieu quand j’ai compris. Attends mec kesse tu dis là ? Que quand tu vois une jupe te doubler, tu fais appel de phares et si elle se gare c’est bon ? Vive la bagatelle ? NON MAIS CA VA PAS LA TETE !!!! C’est quoi ce code de merde ? Qui a décidé ça ? Vous avez fait une réunion et vous avez voté appel de phares ou klaxon ? Pourquoi j’étais pas là quand ça s’est voté ? Mais je mets mon véto à des trucs pareils mec ! J’veux dire c’est pas possible vous étiez bourrés quand vous avez décidé ça non ? Mais gars mais réagi merde !!! Même si tu perdais 30 kilos, 20 ans et que tu rasais ta moustache ça resterait choquant !!!! Et c’est quoi le délire ? Je vais te sucer dans les chiottes c’est ça ?
Et là la réponse qui tue. Non, j’ai une cabine dans mon camion.

Bref, si t’as croisé une jupe en train de chialer sur une aire de l’A7, coucou !!! C’était moi !! Du coup c’est décidé, les codes sociaux, moi j’arrête.
Monde de merde…

La Cour des Miracles

Samedi 21 juillet 2012

Aujourd’hui donc un peu d’histoire. Ca nous fera pas de mal ça nous rendra moins con bêtes. Oui alors j’ai trouvé la fonction barré et vous allez en bouffer bordel vous allez en bouffer !! Ou pas. (Ahahah ! J’adore ! Je kiffe ! Vasy ça y est ça m’a saoulée là !)

Bon non en fait on va pas du tout parler histoire on s’en tape mais ça vous l’aviez déjà compris puisque ça fait que depuis 2005 que je vous fais le coup. En fait il y a 3 ans j’ai décidé de sauter le pas.
Et oui, il y a 3 ans, j’ai décidé d’aller voir un psy. Alors je sais pas s’il y en a parmis vous qui consultent, mais c’est très marrant une thérapie. Enfin très marrant… Le mot est peut être pas le plus approprié (du coup on pourrait écrire c’est très marrant une thérapie mouhahaha)… Quoique… Du coup je suis obligée de débarré mon marrant. Non mais faut que j’arrête avec ce truc.
En fait la thérapie en elle même est pas toujours marrante, surtout que j’ai choisi de ne pas faire une psychanalyse mais un truc en face à face avec quelqu’un qui parle. Beaucoup. Trop des fois. Non mais sérieux, le comble du comble c’est quand même de couper la parole à son psy pour lui dire « je peux finir ma phrase ? ».
Et puis vous méprenez pas hein. J’y vais parce que je sais qu’il est amoureux de moi, sinon pensez bien que j’en ai plus besoin… Hum… Bref, passons.

Non ce qu’il y a de marrant c’est que je vais consulter un psy qui doit lui-même consulter un psy parce que le retard chez lui, c’est pathologique. Quand il a une heure de retard, chuis contente. Houla ! Qu’une heure aujourd’hui ? C’est la teuf dis donc ! Alors je sais ce que vous vous dites. T’as qu’à passer la première, connasse. Donc non seulement vous êtes de gros malpolis, mais en plus vous me prenez pour une belette parce que bien sûr, j’ai tenté le « Dites, j’en ai marre hein, je veux le 1er rdv de la journée ! ». J’ai pas été déçue, je suis venue à 9h, j’ai poireauté 1/2 heure devant la porte. Pathologique j’vous dis !
Du coup quand tu consultes mon schrink, ben t’as le temps d’observer la faune qui fait le poireau avec toi. Et franchement, dans la salle d’un psy tu trouves de tout ! Les trucs les plus inimaginables de dans ta tête sont dans la salle d’attente de mon psy.

Alors il existe plusieurs catégories de fous furieux dans une salle d’attente. Que je vais bien évidemment vous décrire de manière bienveillante (c’te bonne blague alors !).

La 1ere catégorie, la plus soft, c’est la catégorie des anxieux. Ils sont super reconnaissables, ils ne supportent pas les blancs. N’y voyez pas une once de racisme hein, genre c’est que des noirs et si t’es blanc ils te cassent la gueule. Non, c’est pire, ils te racontent leur vie. Ils supportent pas le vide et ils sont prêts à te raconter la moindre merde pour pas se retrouver face à eux-mêmes. Du coup, ça donne des trucs chiants, genre le mec qui te raconte toute son épopée à carrefour avec un caddie qui avait une roue bloquée… Pffff… Non mais hé, mec, y a de la merde à ce point dans ta tête pour en venir à raconter ça ? Hein ?
La 2ème catégorie, c’est la catégorie du « je veux être discret mais en fait non, je veux que tout le monde me regarde ». Donc concrètement, c’est la meuf qui prend un appel dans la salle d’attente (10m2 hein la salle d’attente) et qui chuchote pour pas qu’on l’entende. sauf que tu l’entends… Surtout quand ça se transforme névrose hystérique. Genre la meuf qui décroche et qui chuchote à son mec ou son plan cul et qui d’un coup pète un plomb et se met à hurler (tout en chuchotant, oui c’est assez particulier mais ça existe, on peut hurler en chuchotant…) « OUI, JE SUIS CHEZ UN PSY, JE VAIS VOIR UN PSY A CAUSE DE TOI. T’AVAIS QU’A PAS ME BAISER CONNARD ». Donc là t’as quand même envie d’expliquer à la meuf que oui, tu l’entends et que tu t’en bats la rate de sa vie et puis forcément tu le fais pas. Perso je le live-tweete (oui un de ces quatre je vous parlerai de l’(in)utilité des réseaux sociaux. Ou pas) ça fait passer le temps.
La 3ème catégorie, c’est pas la meuf qui se transforme en grosse névrosée hystérique. Elle est hystérique. Hystérie doit être son prénom d’ailleurs. Donc en gros elle a attaqué sa séance en hurlant. C’est facile, j’avais l’impression d’être à côté d’elle. Et même en fermant la porte de la salle d’attente, j’entendais tout. Donc je vous passe les « ET MA MERE », les « ET MON MARI », les ET MON PATRON », les « ET LES GENS DANS LE TRAM » (ben prends ton vélo…), le tout entrecoupé de hurlements stridents (mais qui dépèce un chat vivant merde ?) pour passer directement à la fin de séance et au superbe écroulement dans le couloir dans le couloir avec Schrink derrière « Mais enfin on va pas faire comme la dernière fois hein, ce coup ci on appelle pas les pompiers ». Alors ce qu’il y a de bien avec cette catégorie là, c’est que du coup quand c’est ton tour et qu’on te pose la fameuse question « comment allez-vous » tu ne peux que répondre que fnalement, pas si pire. La salle d’attente est thérapeutique en soi.

Enfin last but not least, la dernière catégorie, celle qui m’a fait dire « Putain mais c’est pas possible il faut que je poste », c’est la catégorie des « je vais voir un psychiatre et pas un psychologue parce que j’ai une vraie pathologie et que j’ai besoin d’une ordonnance ». Et la dernière fois que j’ai mis les pieds dans cette salle d’attente, c’était juste festival. déjà, j’arrive, salle d’attente blindée. Ok… Combien de retard ? 1h30… Normal. Je m’installe, sors mon bouquin et là, en face de moi, que vois je ? Un cas…
Alors déjà la meuf rien qu’aux fringues tu sens qu’il y a un soucis. Parce que les tongs avec des chaussettes blanches qui montent à mi-mollet c’est violent… mais c’est violent ! Et puis la meuf avec 3 gros sacs tati plein à craquer… Ca va être long l’attente… Ensuite, comme c’était entre midi et deux, elle s’était pris un macdo. Là aussi mais festival quoi. Déjà paye ton odeur de graillon… et puis paye aussi ta façon de bouffer tes potatoes quoi ! A les tremper dans la sauce et les sucer (oui, les sucer) avec un gros SLUUUUURP. Mais merde quoi ! Ca devient maltraitant bordel !
Après… bon alors comment dire… je suis une roteuse exceptionnelle. Je vous mets tous minables quand je veux comme je veux. Et ben quand elle a fini son macdo, je peux vous dire que j’ai trouvé mon maitre. La vache ce rot de compet !!
Déjà là c’était super compliqué hein. Ne pas regarder les autres parce que sinon fou rire assuré. Mais c’est pas fini ! Que nenni ! Après elle a sorti plein de magasines de ses sacs. Un journal de mickey, un winnie l’ourson, un album panini avec ses autocollants et un appareil photo en plastique. Sur le coup, comme c’était tout emballé et qu’elle était en gros de l’âge de ma mère je me suis dit que ça devait être pour ses petits enfants. Pas du tout. C’était pour elle. Elle a donc collé toutes ses cartes panini à grands coups de « Ho Zuuuuut ! C’est pas droit ! », puis elle nous a lu winnie l’ourson (je vous rassure Bourriquet va bien) et enfin elle nous a tous pris en photo avec son appareil en plastique.

Tu vois ce sentiment d’être dans un monde ou rien n’a de sens pour toi ? Ben pareil. Et le pire, c’est que quand ça a été mon tour, Schrink m’a dit « oui je suis vraiment désolé pour le retard ». Que dire à part « j’ai l’habitude hein… » ? Ben là, il m’a dit « oui mais y a retard et retard, enfin non y a juste retard, mais des fois je sais que c’est compliqué la salle d’attente ».
Ben là, à part lui dire que quand même, des fois, sa salle d’attente, c’est un peu la Cour des Miracles, j’ai pas trouvé. Et le pire, c’est qu’il a réfléchi 3 secondes et m’a dit « tient, c’est pas faux ». La prochaine fois, je demande un rdv juste après un gros pervers. J’ai jamais fait encore le pervers.

Pole emploi (57ème… Action !)

Mardi 16 août 2011

Il y a peu, comme tous les ans, j’ai eu le rendez vous qui sert à rien à pôle emploi.

Alors ce qu’il y a de cool avec l’administration quand on la pratique à un haut niveau comme le mien, c’est qu’on connait toutes les petites astuces, tous les petits vices, tous les petits trucs qui font flipper (mais comment l’incompétence peut-elle être aussi élevée que mon QI ? Que de mystères mystérieux…). Et puis tous les ans on découvre les petites nouveautés.

Donc les nouveautés 2011 de cette formidable administration sont dans la convocation. Par mail. Dans les spams. Bé voyons, j’te vois pas venir monstre tentaculaire qui tente n’importe quelle gruge pour virer les gens ! Un autre truc qu’ils m’ont fait cette année, c’est que comme je bossais à plein temps, tous les mois ils m’envoyaient un courrier pour me virer parce que « vous bossez à temps plein alors on vous vire », ce à quoi je répondais « non, je cherche un cdi et je suis en cdd alors non ». Bon en fait concrètement ça fait tellement chier de rester inscrit sur les listes que vous vous dites forcément mais pourquoi elle s’emmerde à s’actualiser tous les mois ? Hein ? Cette greluche. M’enfin vous me connaissez, mes capacités intellectuelles, mon absence totale de fautes (si j’te dis… et t’avises pas de prendre la perche tendue sinon tu la prends dans la gueule), en fait je reste inscrite uniquement par confort, pour pouvoir réenclencher les droits illico et pouvoir être payée dès le premier mois en cas de chom et pas attendre des plombes que mon dossier daigne être traité…

Bref, l’administration je connais, ils me la font plus, à chaque fois ils veulent me la mettre à l’envers mais non. Je tiens à rester vierge jusqu’au mariage. Donc je me prépare pour mon rdv (à 9h du mat’… comment ils font pour TOUJOURS me convoquer à 9h du mat…), et là c’est pareil, je sais préparer un sac pour faire face à un rdv à l’administration…
Alors… bouteille d’eau, ok. Termos de café, ok. Bouquin, ok… ha merde, il me reste que 750 pages à lire… je vais prendre le deuxième tome, on sait jamais. Tente quechua, ok. Portable chargé, ok. DS chargée blindée de jeux, ok. Fusil à pompes, ok. Zoloft, ok.
C’est bon je suis parée !

Alors j’arrive à l’agence, je m’annonce à l’accueil, toute polie, fraîche, pimpante (mais non j’ai pas la gueule de travers à 9h du mat… ou pas…) et là, comme d’habitude, c’est le début du grand n’importe quoi ta mère qui commence. La « gentille » nana m’annonce que je ne suis pas sur les listes de rdv (ha ben non z’êtes pas inscrite hein z’êtes sure que c’était aujourd’hui ? Ben écoute, j’adore me lever pour rien… et puis comme je sais pas lire une convocation… zoloft, ok). Alors elle vérifie « gentiment » dans mon dossier informatique (pffff ben oui mais z’êtes pas inscrite hein) et voit qu’effectivement, dans mon dossier je suis convoquée à 9h. Je lui propose alors de repartir, si y a pas de places et qu’il y a eu un bug tant pis hein c’est pas grave, je repasserai. Donc non, pas possible, si c’est inscrit dans mon dossier faut que je vois un conseiller. Mais comme chuis pas inscrite faut que j’attende… Pffff… Re zoloft, ok, café café café ok.
Une heure et demi plus tard (sisi… une heure et demi), j’ai donc fini mon bouquin, ma plaquette de zoloft, mon termos, j’ai plus de batterie nulle part j’ai juste envie de crever maiiiiiiis comme j’ai appris la zenitude je prépare tranquillement mon fusil à pompes avec un petit sourire carnassier qui présage que du bonheur lors de l’entretien dans l’open space.

Enfin… mon tour arrive, enfin. Et comme je reste encore et toujours d’un naturel optimiste je me dis allez, le plus dur est passé, de toute façon, t’as du boulot, ça va être vite fait, dans 4 minutes t’es dehors. Donc je suis tout à fait consciente qu’un jour il faudra que j’arrête de confondre optimisme et connerie sans nom. Parce qu’il faut quand même être con comme une benne pour s’imaginer, à 32 balais, qu’on peut régler un rendez vous administratif en 3 minutes, douche comprise. Ca, c’est les rencards adopte. L’administration, ça dure des heures, et si tu devais être payé pour ce que tu prends, il y aurait 4 chiffres avant la virgule sur le chèque.
Bref, ma conseillère me reçoit, et là je fais LA faute. Je lui dis d’entrée de jeu que mon cas devrait pas être des plus compliqués puisque blablabla j’ai du boulot blablabla inscrite par confort. Alors il ne faut jamais ô grand jamais dire à un conseiller que t’es inscrit par confort. Donc là elle me pète littéralement à la gueule en me disant que j’ai rien à foutre inscrite, que le contrat signé entre le chercheur d’emploi et l’organisme qui va l’aider (mouahaha ! C’te bonne blague) engage le chercheur d’emploi, qu’il y a des droits et des devoirs et blablabla. Alors en ce moment c’est un peu particulier, parce qu’en général je sais très bien fermer ma gueule et faire ouiouioui (et faire tout le contraire par derrière hein, mais j’aime bien faire plaisir aux gens et leur dire ce qu’ils ont envie d’entendre, je suis profondément humaniste et altruiste que voulez vous…), autant là, c’était juste pas possible d’entendre des conneries pareilles. Donc je lui indique gentiment (VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE ???) qu’un contrat se signe entre deux partis et les droits et les devoirs engagent les deux et que le contrat qu’on a signé stipule que je cherche un cdi. Après s’est ensuivi un parfait dialogue de sourd sur les termes de « confort » « carence » qui ont fait que la « dame » (ESPÈCE DE SALE PUTE) n’a pas voulu entendre que c’était pas le fait de pas être payée qui m’emmerdait, c’était juste d’attendre 3 mois que ces cons de cdd pas formés maltraités traitent mon dossier (en crachant dessus je m’en fous mais le traitent quand même) parce que bizarrement la totalité de mes factures n’attend pas…
Bref, après cet échange ma foi fort intéressant elle m’a dégainée son arme ultime, et franchement face à mon fusil à pompes… j’avais l’impression d’avoir un cure dent. Elle me sort que j’ai été en arrêt maladie… Oui… Et ? « Et vous nous avez envoyé votre arrêt prescrit par votre médecin ? » Ben non, je l’ai envoyé à mon employeur, c’est lui qui paye. « Ah mais vous devez nous en envoyer une copie aussi ! » Et comment je le sais, c’est pas super clair votre truc quand même ? Et je fais comment, je photocopie mon truc ? Et là elle me sort le truc qui tue : « Eh bien ma chère (oui… ma chère…) vous n’êtes pas venue pour rien, vous êtes en situation de fraude, nous pourrions tout à fait nous retourner contre vous et vous demander des dommages et intérêts. ». Là franchement sur le coup, j’ai cru qu’elle avait réussi à m’enfoncer son cure dent jusqu’au cerveau pendant que mon fusil à pompes faisait juste un énorme trou… dans le mur…
Grande princesse, elle m’accompagne jusqu’au bureau de sa collègue pour régulariser ma situation. Collègue qui a juste halluciné quand je lui ai dit pourquoi j’étais dans son bureau et qui m’a gentiment répondu « Ben kesse vous voulez que je foute avec votre arrêt maladie ? C’est votre employeur qui paye… ». Il était 12h45…

Depuis je suis roulée en boule dans mon appartement, je pleure et mange mes cheveux. Je… Je… J’ai peur…

Mais surtout, je prépare ma vengeance. J’ai le mail de ma conseillère… je vais lui faire un mail nunuche kikoolol je comprends paaaas madaaame, vous m’avez dit que mais votre collègue m’a dit que alors je me demande laquelle des deux est incompéteeeeente. Que dois je faire ? Bisous !

Tu le sens monter l’orgasme là ? Parce que moi oui, je commence à les voir les étoiles. Désolée hein les gars, mais là décemment, je peux pas finir sur la vie c’est de la merde. Et rien que pour ça, on pourrait dire que la vie c’est de la merde. (De rien public, tout ça c’est par amour pour toi… enfin non, pour moi, toi j’en ai rien à péter de ta gueule). Bisous !

Une soirée belge (mais sans accent)

Samedi 2 juillet 2011

Ce soir j’ai passé la soirée avec l’éducateur qui m’a formée (que, par soucis d’anonymat blablabla nous appellerons Formateur) quand je bossais avec Clodo le clodo. Et comme chaque fois que je passe une soirée avec Formateur, j’ai vécu un intense moment de sidération tout au long de la soirée. Ce mec est l’un des mecs les plus space que j’ai jamais rencontré, et il est belge en plus (d’où le titre du post, capiche ?). C’est facile, je comprends pas un mot de ce qu’il dit. Ou des fois si, mais avec 4 jours de retard. Ce type ne vit que pour Lacan j’ai jamais vu un truc pareil. Par exemple ce soir, il m’a expliquée en quoi j’étais un non-dupe hère. Ne me demandez pas ce que c’est, j’espère avoir compris le concept d’ici une semaine…

Bref, l’un des mecs les plus marginaux que je connaisse, et l’un des meilleurs éducs avec qui j’ai bossé. Formateur est mon idole professionnelle. Et quand Formateur décide de montrer ses petites habitudes dans son quartier, comme dirait l’autre, ça envoie du bois.

Donc commençons la soirée par un petit resto où Formateur va des fois. Alors je vous plante le décor : des murs rose sans âge, une tapisserie de plafond blanche avec des fleurs roses (si… j’vous jure), un patron-serveur-cuistot quasi momifié un truc de dingue. Le mec il était tellement vieux qu’il tombait presque en poussière. Franchement, c’est la première fois de ma vie que je rentre dans un bouge pareil pas bourrée, et que j’éclate de rire à peine entrée. Le truc improbable, tout était naze, y compris la bouffe et en face de moi j’avais Formateur qui m’expliquait en quoi le tiers médiateur est un miroir brisé. J’ai fait ouioui tout le long mais j’ai pas compris hein.

Bref… Après ça formateur m’emmène dans son bar de quartier, et là de la phase j’éclate de rire, je suis passée directement à la sidération. Je suis entrée dans un espèce de machin, je pensais pas que ça existait encore des trucs pareil. Ce genre de bar ça devrait être inscrit au patrimoine mondial de l’humanité tellement c’est… je n’ai pas de mot.
Donc là aussi je replante le décor… imaginez vous rentrez dans un truc et vous vous demandez pas où vous êtes. Vous vous demandez quand vous êtes. Le premier truc que tu voies (ouais tu vous ça dépend, c’est comme j’ai envie), c’est un poster de kim wilde… Dans un bar pourri au fin fond de grenoble. Et là tu fais bon… Tu vas au comptoir, et tu réalises que la patronne a largement l’âge de prendre sa retraite, qu’elle est obèse avec des seins énoooormes, une brulure de cigarette sur son t shirt. Un vrai cliché, je pensais pas voir un jour un personnage pareil. C’est aussi un bar où les gens fument ouvertement, avec cendriers de partout.
Je me pose donc au comptoir avec Formateur, comment dire, un peu bourré qui me parle de noeuds boroléens (ça j’ai même pas cherché à savoir ce que c’était), et je commande un verre. Là, la patronne prend le verre devant moi sur le comptoir, le passe 3 secondes sous l’eau, et me sers. Ok d’accord, une chance sur deux de choper un herpès donc. Et là je commence à regarder VRAIMENT le bar. Et j’vous jure, tout est beau. La machine à café est vieille comme le monde, crade au possible, le moulin à café j’en parle même pas. La poubelle juste à côté du comptoir pour vider les cendriers. La cendre des clopes qui te volent dans la gueule, ça fait bizarre de refumer dans un bar en fait. J’ai aussi vu un truc qui m’a laissée perplexe, un distributeur à cacahouètes vide dégueu, avec « 2 francs » marqué dessus. 2 francs quoi ! Mais on est en quelle année putain ? Et sur le mur !!! Y a une pyrogravure ! Du chien de la maison en plus ! Mort il y a sept ans. Y a des coupes de tournois de pétanque. Y a des dolipranes. Y a de la poussière sur les bouteilles de sirop. Y a une lampe cassée en forme de bite. Y a des cartes postales jaunies de la guadeloupe. Non mais sérieux on est où ? On est quand merde !!!! Chuis sure qu’ebola s’épanouit super bien là bas.

Bref, j’ai halluciné toute la soirée… Avec Formateur heureux comme un poisson dans l’eau, avec ses poivrots et ses noeuds boroléens… Putain ce mec est un psychopathe. Et c’est mon idole professionnelle… Et merde…

La boite de nuit

Jeudi 30 septembre 2010

Comme je suis au chom et que j’ai absolument rien à foutre de mes journées, j’ai décidé de reprendre mes études sociologiques (fort pertinentes cela va sans dire). Et j’ai décidé d’attaquer par les boite de nuit. Enfin les boites de nuit… la boite de nuit la plus pourrie de grinobeul pour être précise et la précision compte dans un étude sociologique valable.

Comme dit précédemment, on ne finit pas dans une boite de nuit pour rien. C’est pas en marchant dans le froid et le vent et la pluie de novembre en septembre qu’on se dit « tient ! ben dis donc, on zone et regarde un peu où on est… devant une boite de nuit ! Et si on rentrait, juste pour voir ». Non ça ne marche pas comme ça. C’est érotique une boite de nuit, c’est une question de désir, il faut que ça monte. Il faut pas se dire « tient on se fait chier comme des rats et si on allait en boite », il faut plus en pouvoir, il faut que ça explose, que la chaleur monte au fond de toi, et là, tel l’orgasme qui te bouffe la tête , ça te prend au dépourvu « PUTAIN ON EST BOURRÉE ON PEUT Y ALLER !!!! ».
Car tout se joue là. Pour avoir envie d’aller en boite, faut être rondes comme des queues de pelle.

Donc pour ma première depuis belle lurette (j’aime les expressions vintage, depuis belle lurette… c’est joli. J’aimerai bien coller autant que faire se peut, c’est vintage et classe, mais chuis pas sure d’y arriver), bref bref bref on s’en fout pour ma re-première, c’est ma coupine Claire qui s’y est collée. Et un soir, raide bourrée, on s’est pointée devant la sus-citée boite de nuit. Alors l’arrivée aussi doit être préparée. Parce qu’autant hurler comme des charognes tout le trajet et faire chier le pékin sous sa fenêtre en gueulant c’est une chose mais, à l’approche de la dite boite, autant que faire se peut (yeahh !), faut faire style « tout va bien, non, je ne vais pas dégueuler sur les pompes du videur ». Parce qu’il est une réalité quand on a passé la trentaine… n’ayant plus le cul aussi ferme qu’il y a 10 ans, ben l’entrée en boite c’est comme les antibiotiques, pas automatique.
Il faut de ce fait arriver droite, digne, et éviter les relents des 4 bouteilles de planteur que tu viens de t’envoyer.

Une fois rentrée, je me suis dit bon c’est cool on va pouvoir vraiment attaquer l’étude sociologique : kikicé qui vient en boite et pourquoi. Bon, pour cette première ça a été un échec quasi total. En fait, à peine arrivée on a commandé un verre, et ma Claire, elle pompe 2 goulées et elle plante son verre sur le comptoir pour aller danser. Donc je la rejoins et entre deux « you aaaaaare my danciiiing queeeeeeeeeen ! Youuuuuung and sweeeeeeeeet » juis fait dis donc chérie, ça te gène pas de laisser ton verre comme ça sans surveillance ? Et elle me regarde, innocente (c’est ça le pire… innocente) et me dis ben non pourquoi. Donc là j’ai décuvé d’un coup (meeeerde… en fait ce soir chuis chaperon) et je lui ai expliqué que oui, en général les gens sont gentils et tout mais des fois au milieu tu trouves un moins sympa, et j’ai pas envie de me réveiller dans 12 heures, à poil dans une poubelle avec un énorme trou noir parce qu’un con aura mis du ghb dans mon verre.
Malgré tout, j’ai pu un peu observer la faune locale. Alors arrêtons nous quelques secondes sur « le désespéré ». C’est le type qui est là à l’ouverture, qui te colle dès que tu le regardes. Alors qu’il faut être réaliste, tu le regardes parce qu’il est en plein milieu ce con et qu’il t’empêche de passer. Donc quand tu te retrouves avec sa main sur ta hanche, t’as envie de vomir, et c’est normal ça n’a rien à voir avec l’alcool, c’est juste que trop de misère sexuelle tue la misère sexuelle. Ca veut rien dire mais c’est pas bien grave.

Après ça, Claire et sa candeur m’ont aidée à faire émerger un autre profil typique de la boite de nuit. Elle vient me voir, parfaitement scan-da-li-sée. Un boutonneux de 17 ans avait essayé de lui rouler une pelle. Alors c’est normal, quand on rifougne pendant 20 minutes à des blagues pas drôles, oui, il va essayer de te niquer. « Mais je pourrai presque être sa mère !!!!!! ». Raison de plus Claire… quand on a un compteur bloqué à 3 gonzesses parce qu’on s’y est mis y a moins d’un an, et qu’en plus, les trois elles ont mis les dents, oui, le « boutonneux en plein éveil » va essayer de se taper une vieille…

Je pense que le profil le plus atypique que j’ai rencontré ce soir là, c’est le « désespéré de fin de soirée ». Vers 5h et demi du mat, on voit débarquer un type. Le genre de mec tu le regardes 2 secondes et tu sais déjà que si par un malheur totalement injuste et inexpliqué, tu devais te retrouver seule sur terre avec lui, tu ferais le deuil de ton espèce. Et là le mec nous regarde, et nous dit « j’prends la blonde ».
Alors… comment dire… je vous laisse imaginer la taille du blanc qui s’est ensuivi. Que dire que dire que dire. Que faire que faire que faire. Ben écoute mon gars j’crois surtout que tu vas prendre ta main et un kleenex hein.

Donc quand on a décidé de retourner en boite, ce coup ci j’ai prévu le coup. On y va à 15, et pas que des meufs, j’veux qu’il y ait de la bite, ce sont les plus efficaces des chaperons. Alors j’y ai retrouvé les mêmes profils que précédemment, avec quelques variantes, genre « le désespéré v2.0″. Le type bruyant, qui danse beaucoup, avec toutes les meufs, et qui veut juste lever la première qui dira oui en fait. Alors celui là il était chiant, surtout parce que je me suis occupée de lui quand je bossais avec des jeunes majeurs… En fait lui il était marrant parce qu’il avait tous les profils : « je vais te faire kiffer les blacks », « désespéré de fin de soirée version 2.1″, « je suis un gamin mais t’inquiète je connais les femmes ». Et pour parfaire le personnage, il avait des chaussures pointues, et sa chemise dans son pantalon. J’ai vraiment été une mauvaise éduc avec lui, encore une situation de ratée dis donc, juis ai rien appris à celui là.

Enfin last but not least, j’ai découvert un profil inconnu. Très plaisant cependant. C’est le « chuis plutôt pas mal j’en ai levée une », qui, comme son nom l’indique, est plutôt pas mal, et est sur un fauteuil en train de se galocher avec une poule. Et il est marrant parce qu’il sait qu’il va passer une boooonne fin de soirée, et quand il est debout… il peut pas le cacher !

Je viens de réaliser que j’avais pas de chutes. Ben tant pis, pas de chute. C’est comme ça. La vie c’est toujours un peu de la merde quand même.

La séduction

Mercredi 30 septembre 2009

La séduction est un art délicat, nous le savons tous autant que nous sommes. C’est un art encore plus délicat à 4 grammes.

Car oui j’ai quelques souvenirs malheureux de cette fameuse soirée où j’ai bu comme un trou et j’ai longtemps hésité à les mettre ici parce que c’est quand même bien la honte…

Donc il y a séduction et séduction. La séduction facile, où comment tirer un coup vite fait mal fait, ce qui est marrant à 20 piges et chiant comme pas possible à 30. D’ailleurs le signe que vous passez un cap c’est quand on vous propose une sieste crapuleuse avec un clin d’oeil et que vous dites « beeeen en fait je pensais plutôt faire un gâteau… ou mater le premier épisode de la nouvelle saison de heroes ». Qui va être à chier je le sais, mais qui vaudra toujours mieux qu’un coup vite fait mal tiré. C’est pas de la vulgarité c’est de la communication de base. Donc cette séduction là elle est facile. Un petit hihihi, un petit j’adoooore tout ce que tu dis si vraiment tout (surtout quand tu dis rien mais bon) et hop c’est joué !
Le problème se pose quand c’est l’autre séduction qui entre en jeu. Celle où ça se passe pas pareil, où y a un truc différent, celle où t’as pas envie de faire hihihi parce que c’est pas ce que tu veux. C’est pas une question de physique parce que le mec il a pas le charisme d’Eric (celles qui ont vu la saison 2 de True Blood me comprendront… Eric… haaaaaa Eric) ou le physique de brad pitt. Non voilà le mec il paye pas de mine rien d’exceptionnel quoi.

A part le truc en plus. L’autre fois, quand à 1h du mat on s’est fait foutre dehors par le gérant du bar on est allés se finir comme des porcs chez un pote d’un des collèges. Et là le mec j’ai tout de suite vu qu’il en avait une grosse. Pas une grosse, que dis-je, une énorme. Même si à ce moment là j’avais déjà 2 grammes je l’ai tout de suite vu qu’il avait une énoooooooorme bibliothèque. Et ça c’est pas de bol c’est mon point faible, ma big faille. Mais le truc de dingue quoi, un mur complet ho ! Des bouquins partout ! Et autant de la merde que pas de la merde ! Donc là forcément le type je commence à le regarder un peu différemment.
Et là je sens arriver la grosse galère. Genre meeeeeerde, va falloir le séduire, mais avec autre chose que mes nichons (que de toute façon j’en ai pas, sauf l’autre fois, avec un kleenex dans mon soutien gorge, bonnet b youhouuuuuuuuuuuu !!!!), allez vasy rame petite rame.

J’ai donc décidé que ça servait à rien de cacher mes défauts où de faire style nan c’pas vrai chuis pas tonchée non c’faux. Je suis normale. Je n’entends pas des voix dans ma tête qui me disent qu’un jour je serai maitre du monde et je vous asservirai tous c’est faux. Ma passion dans la vie ? Faire la cuisine… et la vaisselle. Je kiffe. Enfin non je kiffe pas, c’est du vocabulaire de sauvageons kiffer, moi j’aime. La vaisselle est un hobby chez moi.
Alors comme je suis avec des personnes que j’apprécie, avec qui je rigole bien et qu’en plus je suis de plus en plus bourrée je me laisse un peu aller. Genre je vais pas lui faire croire que je fais pas caca.

Et bien cette méthode est une erreur ! Ca ne marche pas. Parce que du coup au naturel moi je fais quoi ? Ben du naturel. Donc des énoooooormes concours de rots, que j’ai tous gagné. Avec trois mecs en face de moi qui me regardaient ahuris parce que « mais putain did ils viennent d’où ? ». Donc là déjà hein en gros ça passe ou ça casse, effectivement y a des mecs qui préfèrent attendre avant de voir la triste réalité, à savoir que leur meuf fait bien caca !!! Mais qu’ils préfèrent passer 6 mois à croire que non.
Le problème c’est que plus la soirée avançait, plus l’alcool prenait ses aises dans mon sang et a finit par prendre complètement possession de mon cerveau. Donc à un moment donné, comme j’étais la seule meuf, on s’est mis à parler film porno. J’essayais d’expliquer à ces messieurs que oui, les femmes matent des pornos et que non, ça les excitent pas puisque le public visé ce sont les hommes et qu’on est pas tout à fait excitées par les mêmes trucs.
Et c’est là qu’arrive l’erreur fatale. Mon pote me demande s’il existe pas des pornos faits par des femmes. Donc si, ça existe, Ovidie s’y est essayée mais que comme ça reste une production dorcel ben ça reste du porno sauce dorcel. Donc pour séduire, on ne dit surtout pas « tu m’excuseras mais une anale à sec, tu peux toujours mettre des pétales de roses autour parce qu’il parait que les filles aiment les pétales de rose, ben ça reste une anale à sec » à un type qu’on veut séduire et qu’on connait pas… Non, ça on ne le dit pas…

Et c’est pas vraiment mon genre de dire ça mais celui là, comme j’ai les boules d’être passée à côté !!!

Moi j’vous l’dis, à sec ou avec de la vaseline, de toute façon, la vie c’est de la merde.