mouton.rebelle

Yesterday

mardi 27 mars 2007, par schuss

Yesterday, c’est un peu une suite sans fin de déceptions (oui bon comme ca, pas forcément besoin d’aller au bout de cette critique qui ne sera pas longue, le flemmard peut s’en tenir à cette première phrase et sortir le DVD de son lecteur).

Tout commence par une jacquette à l’ambiance futuriste, tout en dominante de bleu-gris, présentant une ville à l’architecture qu’on se dit que ca se passe pas ni chez nous ni maintenant. Un film de SF, d’anticipation... pourquoi pas, je suis bon public du genre.

Le film commence. Les 2 premières minutes sont plutot assez réussies. La lumière est zoulie tout plein, chaude et presque palpable. On sent l’école Coréenne derrière tout ca.

Et puis c’est là que ca se gatte (oui je sais, se gatter au bout de 2 minutes sur près de 2H de film, c’est rude...). En guise de SF et d’anticipation, on a droit en fait à une enquête policière tout ce qu’il a de plus basique, de plus vu et revu, le tout agrémenté du minimum syndical de futuriste (comprendre des téléphones de la mort avec écrans et tout et tout qu’on doit surement pouvoir faire du téléchargement à toute blinde avec, et qq scènes cinématiques avec train futuriste monorail en bleu-gris passant devant des immeubles tout aussi futuristes en bleu-gris...- oui oui je sais, je suis gonflant avec mon bleu-gris-).

Donc pour faire vite et simple, l’histoire : il y a 30 ans, une organisation d’état hyper super secrête a lancé un projet tout aussi hyper super secrêt dans le but méchant méchant de controler l’être humain et son génome pour en faire un tueur parfait. Ils ont donc enlevé des enfants et effectué des tests et du conditionnement sur eux. 30 ans plus tard, les acteurs du projet se font éliminés un à un (mais ca on le sait pas au début, parce que le projet, faut pas oublier qu’il était hyper super secrêt, faut pas croire, mais y’a du suspens dans Yesterday). Le film se concentre donc sur l’enquête policière.

Alors en guise de flics, on a droit à une espèce de mesclun de persos issus de mangas ou du catalogue de la Redoute Coréen. Le gentil chef flic a une barbe de 2 jours qui semble dessinée au marqueur, la bombasse de service a un décalcomanie, pardon un tatouage, au coin de l’oeil et parfois même on a droit à un plan sur son cul ou ses seins. Les méchants ont des têtes de méchants, le grand méchant une tête de grand méchant sadique qui a mal à l’âme et qui en fait veut juste mettre un terme final au projet hyper super secrêt et super pas cool...

Sinon, le film en lui même fait pan, schbling, schroumf, paf, respectivement quand ca tire, courre, saute, se bat. Un film qui fait du bruit, sans plus. J’ai beau chercher, je vois pas grand chose de plus à dire sur le film en lui même. Ah si, une constatation : parkinson et réalisation sont deux mots qui ne vont pas bien ensemble. Ah mais suis je bête, ce sont des plans en mouvement, donc forcément, il convient de faire osciller la caméra. Une deuxième : quand on sait pas filmer l’action, on n’en fait pas. Et une troisième quand même, peut être la plus dérageante : le monteur du film mérite la prison, tout comme le dialoguiste (pour un supplément modeste, on peut aussi y mettre le scénariste dont l’objectif principal semble avoir été de déconstruire l’histoire parceque c’est classe un film déconstruit quand c’est bien fait... sauf que là c’est mal fait et que l’histoire, on s’en tape mais qqch de phénoménal).

Pleins d’influences dans ce film. On pense à Blade Runner pour l’esthétique générale de certaines scènes (presque du copier coller sur certains plans de transition), on pense à Infernal Affairs pour la lumière parfois, pour l’enquête, on pense à Ghost in the Shell, on pense... en fait on pense surtout que c’est sacrément long et qu’il en reste encore 1h30, 1h, 30 minutes.

Ah oui une dernière chose pour finir. Ils ont du prendre un stagiaire pour faire le DVD : si l’image est nickel, l’animation est d’une qualité plus que relative, comme un temps en retard, juste ce qu’il faut pour qu’on le remarque et qu’on apprécie à sa juste valeur la parkinson du réalisateur.

Je voulais pas être méchant sur ce film, mais en écrivant, suis bien obligé de reconnaitre que la seule conclusion qui me vient est : UNE BOUZE. Bonnes gens, passez votre chemin, vous aurez économisé 2H.

4 Messages de forum

  • Yesterday 1er avril 2007 08:42, par Pedrof

    et toi t’as aimé Shiri ? pour rester dans le genre action coréenne.

  • Yesterday 1er avril 2007 14:36, par schuss

    Pour le coup, on reste en effet dans un même genre avec Shiri, celui du téléfilm... C’est comme Yesterday : c’est pas mauvais, ca se regarde, mais face à la qualité de nombreuses productions asiatiques, c’est anecdotique.

  • Yesterday 1er avril 2007 20:35, par Killy JC

    Est ce que Schuss n’aurait pas un peu glissé sur le sujet ?? (Amusant, non ?) Je vous le demande...10 paraghaphes sur le sujet pour une conclusion qui s’impose d’entrée. Conseils : Schuss change de nom Ou mets les spatules dans la pentes pour que ça aille plus vite...

  • Yesterday 1er avril 2007 23:39, par schuss

    C’est pas faux

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