On peut se lécher les babines a regardé passer les pétasses, homme ou femmes d’ailleurs. Les uns les baiserais bien, les autres leur ressemblerait bien ou inversement. On peut déplorer la vitesse de reproduction de la pétasse tout types confondus, des villes des champs (on a tous lu les mêmes fables, ça rassure !). Mais on peut aussi regarder ce petit cas sociétale sous un autre angle.
Prenons l’outil de communication de base : le langage, parlé ou symbolique, ne soyons pas sectaire. Le premier langage pétasse est le surligneur. On surligne les nibards, on surligne le cul, on surligne le sexe ; on est un document fluo a contempler sous toutes les coutures. Regarder une pétasse c’est contempler les outils de la sexualité. Leur deuxième langage : le vide. Le vide des émotions intimes, le vide des colères intimes. Mais pas le vide parce qu’il n’y a rien, non le vide parce qu’il ne doit pas y avoir. Le troisième langage est sûrement la peur. Peur d’être rejeté, peur d’être différente, peur de cet autre : l’homme.
La pétasse est un être de douleur, à qui on a pas appris le respect de soi, du corps, de la pudeur, de l’autre, de la différence. La pétasse c’est vous, c’est moi, par la hantise viscérale qu’on a de l’inconnu, du non maîtrisable. La pétasse a cru que son salut viendrait de l’industrie de la mode ou on demande à ces figures de papier de n’être que du sexe persuadé que le monde est sexe. Des seins, des bites, des queues, des foufs et autres jolies termes cru(els) qui parle de nous, de nos corps et de notre rapport aux autres corps. La pétasses me fait mal à moi-même parce qu’elle souligne des douleurs que chacun de nous transporte au gré de la vie.
Alors se fendre d’un texte qui se veut « j’y touche pas mais je crache dans la soupe », de la part d’une femme (?) moi ça me fout en rogne… La violence sexuelle intrinsèque à la panoplie pétasse est dur a digérer pour chacun de nous, mais l’hypocrisie de notre écrivain Didoune est de ne pas attaqué ce problème de front. Alors plutôt que de peinturlurer la façade passe de l’autre côté du mur et fait nous donc un joli texte sur ta conception du sexe, des hommes, des femmes, du rapport des femmes avec les hommes et des hommes avec les femmes. Décrit nous le néant de tes relations humaines et peut être que j’aurais envie de t’excuser d’avoir tirer sur une ambulance…