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Mémoires d’une geisha

lundi 20 mars 2006, par jojo

Geisha, un mot évocateur... le charme, la sensualité, la poésie, la subtilité... Bien sûr, la subtilité portée à l’écran par Hollywood, on pourrait avoir des doutes. Mais bon, avec Zang Ziyi à l’affiche, on est sûr de ne pas sortir pour rien.

Chiyo a huit ans quand son papa la vend, avec sa soeur aînée, à une maison close de geishas. Très vite, les deux soeurs sont séparées, et Chiyo perd tout espoir de rejoindre sa famille. Ses tentatives d’évasion et sa mauvaise entente avec la très bonne sournoise Hatsumomo la condamnent à une vie de servante. La brave fillette se résignait peu à peu à son triste destin, quand elle croise le chemin d’un vieux pervers, le “président” (oui, c’est le seul nom qu’on lui donnera tout au long du film, pas de cadeau pour les pervers). Ce dernier prend en pitié la souillon déprimée de 12 ans, et décide dans un élan lubrique de la "pistonner" (en tout bien tout honneur) pour qu’elle puisse devenir geisha et lui servir de jouet sexuel.

Enfin c’est ma vision des choses, en vrai ils enrobent ça de manière beaucoup plus romantique : le vieux pervers est plus un Richard Gere bridé, la gamine de 12 ans en tombe amoureuse et va ramer pendant deux heures pour réaliser son rêve et enfin devenir sa callgirl. Le scénario se démarque ici totalement de Pretty Woman, prenant le chemin opposé, c’est culotté.

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S’il te plait,
mon dieu, fait de moi la plus grande p... du japon

Tu l’as compris, lecteur averti, je n’ai que modérément kiffé ces Mémoires d’une geisha. « Et ce n’est pas être raciste que de dire celà ». Malgré un fond ennuyeux et malsain, il y a quelques éléments pour sauver ce film du fiasco : la musique, les décors, les costumes et les acteurs sont somptueux. Je sais, le mot est fort (et en gras), mais je le trouve très adapté : le concept est vraiment d’en faire des tonnes, de souligner chaque émotion avec une musique de circonstance, d’avoir toujours une palette de couleurs totalement invraisemblable, et de bien mettre en évidence les magnifiques lentilles de l’héroïne. Je dérisionne, je suis méchant, par moment c’est joli, le duo Li Gong / Zang Ziyi est très beaucoup charmant, et après avoir vu Le Nouveau Monde la plupart des films semblent regardables. Mais quand même, dans la catégorie romantisme kitsch en pyjama, je préfère beaucoup quand il y a du karaté.

Ah, et non, pas de nichons. Désolé.

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20 Messages de forum

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 00:18, par jess

    huumm
    pas d’accord sur tout
    le côté pompeux et exagéré pourquoi pas.
    mais moi j’ai trouvé intéressant de découvrir une culture, un art de vivre.
    le côté romantique n’est pas uniquement le centre du film, c’est le combat d’une jeune fille pour réaliser ses rêves, c’est les conditions d’apprentissage et l’environnement des geishas
    un commentaire sur wikipedia se débrouille mieux que moi pour approfondir tout ça

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 06:53, par attila

    nan mais c’est vrai qu’il faut appeler un chat un chat, une pute une pute et une geisha une pute enrobée de chocolat. Je connais mal cette culture qui me dépasse un peu. J’essaye de transposer l’histoire à une fille de l’est enlevée de force et qui ferait tout pour se faire aimer de son maquereau. Ben ça ne prend pas.

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 10:40, par jess

    et bien si tu connais mal cette culture et surtout si elle te dépasse, tu ne devrais pas juger aussi vite.
    je pense qu’ici la transposition est maladroite. "le pervers" comme le nomme Jo n’est pas le maquereau de la fille.Elle en tombe amoureuse, c’est tout. Mais Jo tourne l’histoire d’une façon où on pourrait en effet croire à une histoire de prostitution.Et c’est bien dommage car je crois vraiment que c’est pas ça.

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 11:44, par attila

    oui mais une geisha c’est quand même une call-girl customisée... Certes elles sont éduquées pour avoir de la conversation et des talents artistiques, mais le "core business" reste le sexe. Non ?

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 11:50, par jojo

    Apparement non (sinon on aurait vu des nichons à n’en pas douter). C’est une hotesse plus là pour faire rêver que pour du concret (salope ninja). Bien sûr elles offrent parfois leurs charmes contre faveur ou forturne mais ce n’est pas dans le "code". Enfin je pense que c’est un peu comme les tops modèles quoi, un joli mot pour dire grosse pute.

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 11:56, par attila

    Hum une Geisha qui couche serait à la geisha, ce que le ronin est au samourai ? Ils sont très fort ces japs... tout est histoire de respect du code. Taki c’est une geisha ?

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 11:57, par jojo

    clair, taki c’est une sale grosse geisha :)

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 13:33, par banux

    Oui il est sensé avoir tout une hiérarchie et un entrainement pour divertir le client, mais la plupart des geishas c’est trés orienté cul. Une geisha moderne ça donne ça, mais bon en plus elle donne dans le bondage.

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 14:25, par attila

    Une geisha c’est un peu un couteau suisse japonais. Comme le disait steeve McQueen dans le pont de la rivière Kwaï "c’est toujours pratique d’avoir une geisha dans la poche".

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 14:30, par jojo (private joke)

    tu dois toujours tout ramener à la suisse toi...

  • Mmoires d’une geisha 21 mars 2006 14:40, par Yoda made in Japan

    Hmm, une geisha ne fait que divertir, elle n est cense coucher qu’avec un seul homme qui l’entretiendra pendant des annees (pas si different de pleins de femmes qui cherchent un homme riche). En revanche, au japon il existait evidemment des maisons closes, mais ca n a rien a voir avec les geishas. Dans le livre (j ai pas vu le film), dans mon souvenir la soeur de l’heroine est vendue a une maison close. Et ce n’est clairement pas les memes conditions. Donc Halte aux prejuges !

  • Mmoires d’une geisha 25 mars 2006 21:39, par axolotl

    Alors, je sors de ce film. J’ai un avis très partagé. J’ai beaucoup aimé les décors, les acteurs. Mais par contre, j’ai détesté la réalisation trop propre, à l’américaine. C’est beaucoup trop lisse, beaucoup trop aseptisé pour moi.

    Je passerai sur tous les clichés qui parsemment les commentaires. Les geishas ne sont pas des prostitués. C’est surtout l’imagerie occidentale qui en a fait des prostitués.

    Je passerai aussi sur le résumé partisan de Jojo. Il n’y a aucune perversion dans ce film. C’est presque un jugement sur une culture que tu fais. Les Japonais sont beaucoup plus respectueux que ça. Et d’ailleurs, le film rend bien compte de la différence de comportement entre les japonais et les américains occupants. Même si c’est rendu avec des clichés complètement mièvres.

  • Mmoires d’une geisha 26 mars 2006 03:09, par jojo

    j’ai tourné le truc en dérision, et dans l’absolu les geishas c’est un genre d’hotesses en plus classe, une partie intéressante de la culture japonaise. Soit.
    Mais tu ne peux pas enlever le fond du film : une gamine désespérée de 12 ans tombe amoureuse d’un mec de 35 ans, qui se débrouille pour qu’elle aie une chance de devenir geisha. Elle réussi, vend sa virginité au plus offrant (un vieux porc), et finit par le retrouver. Et j’ai du mal à trouver ça romantique.

  • Mmoires d’une geisha 26 mars 2006 11:42, par axolotl

    Ouais, tu as raison, Pretty Woman, une pute (un vraie, cette fois) qui est payé par un riche dont elle tombe amoureux, ou Proposition Indécente, un riche qui vend sa femme 1M de dollar à un pote, c’est beaucoup plus romantique... Parce qu’en plus à chaque fois, l’argent est au premier plan, ça doit être ça qui fait le romantisme.

    À moins que ce ne soit le côté dissymétrique de la relation, mais dans ces cas là, que dire de la Belle et la Bête (un animal, beurk, c’est de la zoophilie, et on montre ça à des enfants).

    Que tu n’aimes pas le film, soit, mais ne porte pas des jugements aussi primaires sur le contenu. Tu n’y vois pas de romantisme, d’autre si.

  • M魯ires d’une geisha 9 février 2007 15:55, par tara

    mon très cher jojo après avoir lu ta critique sur le film "mémoires de geisha" je n ai pas pu m empecher de penser que la personne qui avait ecrit se texte étais un imbecile doublé d un ignorant le tout enrobé d un tres mauvais gout !!!!

    car de toute evidance tu n a rien compris au film, ni au faite qu une geisha n etait point une prostituer mais une artiste... mais cela est surment trop compliquer pour une personne qui prefere un film de karaté a la pure merveille qu est se film !!!

    apparament "memoire de geisha" ne peut etre apprecier par une personne aussi primaire et pueril que toi ....

  • M�moires d’une geisha 9 février 2007 16:41, par jojo

    muhahahahaha

    faut vraiment que je répare ce souci d’accentuation sur les chapos des articles et sur les vieux commentaires.

    et sinon merci pour ce commentaire virulement Tara, ça m’a permis de relire ma critique que je trouve toujours aussi pertinente (que je suis drôle arfois vraiment, je suis fan de moi). Ce film est un navet, et je trouve ça a peu près aussi romantique que "Les poupées russes", maintenant chacun sa vision du romantisme hein...

  • M�moires d’une geisha 10 février 2007 11:51, par schuss

    Suis assez d’accord avec jojo : ce film est un navet esthétisant fini, au romantisme de supermarché emballé sous vide. Ca vaut définitivement pas un bon reportage de la cinquième sur les geishas.

  • M�moires d’une geisha 10 février 2007 16:46, par Pedrof

    jojo, as-tu vu before sunrise et before sunset ? et que dis-tu du Nouveau Monde ?

  • M�moires d’une geisha 11 février 2007 14:00, par jojo

    before sunet et before sunrise, pas vu, connait pas... le nouveau monde j’ai vraiment détesté, et là encore je suis très perplexe devant les multiples prix et éloges que ce film a reçu...

  • M魯ires d’une geisha 21 février 2007 01:06, par Luneillicit

    Helloooooo J’ai pris ton texte pour le mettre dans mon blog comme contre avis^^ j’espere que cela ne te dérange pas... J’aime beaucoup connaître les avis divergents sur une chose qui m’as attiré l’attention... Mon avis personel est que ce film démontre des choses véritables ou nn mais qu’il est boulversant...les Geishas étaient des artistes mais aussi des femmes objets...car malgré la tradition, la beauté de leurs danses, chants, actes, elles n’avaient pas choisient pour la plupart d’être ce qu’elles sont devenus...mais je ne dirais pas que s’étaient des prostituées loin de là car la vulgarité n’était pas dans ce milieu...même si elles étaient l’objet de tous les désirs et plaisirs masculins... Donc le romantisme n’est pas la chose primordial dans ce film...pour cela c’est vrai c’est un peu gros ! mais qu’une fillette est pus croire et retrouver espoir ainsi n’est pas suprenant : tout le monde a besoin d’un but dans la vie !

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