Chiyo a huit ans quand son papa la vend, avec sa soeur aînée, à une maison close de geishas. Très vite, les deux soeurs sont séparées, et Chiyo perd tout espoir de rejoindre sa famille. Ses tentatives d’évasion et sa mauvaise entente avec la très bonne sournoise Hatsumomo la condamnent à une vie de servante. La brave fillette se résignait peu à peu à son triste destin, quand elle croise le chemin d’un vieux pervers, le “président” (oui, c’est le seul nom qu’on lui donnera tout au long du film, pas de cadeau pour les pervers). Ce dernier prend en pitié la souillon déprimée de 12 ans, et décide dans un élan lubrique de la "pistonner" (en tout bien tout honneur) pour qu’elle puisse devenir geisha et lui servir de jouet sexuel.
Enfin c’est ma vision des choses, en vrai ils enrobent ça de manière beaucoup plus romantique : le vieux pervers est plus un Richard Gere bridé, la gamine de 12 ans en tombe amoureuse et va ramer pendant deux heures pour réaliser son rêve et enfin devenir sa callgirl. Le scénario se démarque ici totalement de Pretty Woman, prenant le chemin opposé, c’est culotté.
Tu l’as compris, lecteur averti, je n’ai que modérément kiffé ces Mémoires d’une geisha. « Et ce n’est pas être raciste que de dire celà ». Malgré un fond ennuyeux et malsain, il y a quelques éléments pour sauver ce film du fiasco : la musique, les décors, les costumes et les acteurs sont somptueux. Je sais, le mot est fort (et en gras), mais je le trouve très adapté : le concept est vraiment d’en faire des tonnes, de souligner chaque émotion avec une musique de circonstance, d’avoir toujours une palette de couleurs totalement invraisemblable, et de bien mettre en évidence les magnifiques lentilles de l’héroïne. Je dérisionne, je suis méchant, par moment c’est joli, le duo Li Gong / Zang Ziyi est très beaucoup charmant, et après avoir vu Le Nouveau Monde la plupart des films semblent regardables. Mais quand même, dans la catégorie romantisme kitsch en pyjama, je préfère beaucoup quand il y a du karaté.
Ah, et non, pas de nichons. Désolé.





