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Galerians / Galerians : Ash

mardi 10 janvier 2006, par CalLightman

Ce petit jeu à petit budget que vous ne connaissez sûrement pas est pourtant l’un des survival-horror / action les plus captivant de ces dernières années et à l’identité et au propos des plus marqués que j’ai vus dans un jeu vidéo. Time to explain !

Galerians, la série

Le premier volet de Galerians sur PS one vous place dans la peau de Rion, un jeune homme qui se réveille amnésique dans un hôpital on ne peut plus froid et cruel. Nous sommes dans une société située temporellement dans un futur assez proche, où un ordinateur central surpuissant contrôle une ville entière. Cet ordinateur, c’est Dorothy et c’est le premier à disposer d’une véritable intelligence artificielle et d’une vraie autonomie qui lui permet de gérer tous les aspects de la vie des citoyens. Rion reprend ses esprits et marche dans les couloirs aseptisés quand il prend conscience de ses nouveaux dons psychiques : il est capable de repousser violemment des individus bien agressifs et même de les faire cramer sur place. En contrepartie cependant, il est dépendant de drogues mises au point spécialement pour l’occasion, et ce sont ces drogues qui lui donnent ses pouvoirs et lui permettent de survivre avec. Peu à peu, Rion retrouve les traces de son passé, et entrevoit dans des flash-backs les terribles expériences réalisées sur sa personne ; il entreprend de découvrir la vérité sur son sort, sur la nature des opérations qu’il a subi et sur son identité. Le joueur découvrira bien vite que le computer du futur n’est pas étranger à toute cette affaire et lèvera le voile sur les prémices d’événements qui conduiront inexorablement à l’annihilation de l’humanité. Mais que va faire Rion ?? Que va-t-il lui arriver ??? Et au fait, qui c’est Rion ? La découverte de sa véritable nature lui imposera-til la voie à suivre, le camp à choisir dans la guerre qui se prépare ?

Moi je le sais, j’ai fini les deux jeux (Galerians : Ash est la suite sortie sur PS2). J’en ai certainement déjà trop dit, mais je ne pense pas avoir abusivement spoiler, et puis il faut bien vous donner idée de l’intrigue et des thèmes qu’elle aborde (par exemple l’identité). Comme vous pouvez le constater, Galerians ne raconte pas une histoire gentille gentille, on nage dans un univers dessinant un avenir bien inquiétant, entre prise répétée de produits créant une dépendance et ordinateur

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prenant le pas sur l’humanité. Le récit est loin d’être héroïque, le héros d’être doux et sympa, mais c’est une chronique du temps qui nous est ici contée. Une partie du destin de plusieurs personnages réalistes et attachants, des événements poussant des interrogations métaphysiques ; tout cela couplée à une esthétique manga racée et à une S-F inventive, cela nous donne un petit bijou d’expérience ludo-numérique. L’épilogue de la saga est bouleversant par sa brièveté, mais aussi par les réflexions surpuissantes qu’il engendre sur la place d’une vie dans l’histoire, dans le monde, dans l’univers... C’est franchement quelque chose, et je vous encourage à faire les deux jeux pour le découvrir.

Et là je dois néanmoins vous dire bon courage, parce que niveau gameplay, les deux Galerians ne sont pas des mieux lotis. Pour le 1, c’est du survival-horror de base à la R.E avec recherche de clés pour ouvrir la porte à l’autre bout de la map, et à la difficulté parfois frustrante (à un moment j’ai dû me servir d’un code AR, sinon j’étais condamné au game over). Pour le 2, on se tape quelques-uns des allers-retours les plus chiants que j’ai vus dans un jeu vidéo, et des énigmes tirées par les cheveux (du style chope la clé invisible dans un recoin pourri du niveau en appuyant sur la croix au pif). Bref, faire les jeux en eux-mêmes ne représente pas forcément un énorme plaisir, mais au final, grâce au scénario et aux personnages, on vit une expérience réellement exceptionnelle. Je vous les conseille fortement.

P.S : même si l’on peut redire sur le rythme des deux scénar’, la qualité de certaines scènes, de certains dialogues et de certaines scènes occultent ce défaut.

Conclusion : malgré ses défauts ce jeu a le potentiel de délivrer une expérience majeure. Un jeu très profond et au background très fouillé.

dernier détail : les deux jeux sont en français, et le 2 propose un mode 60Hz. Achetez-les !!

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