Il parait que le mouton devient consensuel. Si si. D’ailleurs, pour le prouver, je pourrais faire un jeu de mots sur consensuel. C’est pas très difficile. Mais je vais me retenir très fort. Donc pour éviter cet état végétatif de consommation culturelle ménagère, je m’interdis d’écrire quelconque critique sur un film, une musique, ou une série dont l’audience dépasse 23,2 personnes.
C’est donc pour ça que j’ai choisi de me tourner vers BattleStar Galactica. * Se tourne *. Commençons par une petite introduction. Battlestar Galactica est une série télévisé de science-fiction. Déjà on a un bug. Série / SF c’est pas vraiment compatible. D’ailleurs qui, dans l’audience, est capable de m’en citer plus de deux ? Sans compter Battlestar ( qu’on appellera dorénavant BSG pour essayer de reposer les doigts de votre doux disciple ). Pas grand monde hein. On peut citer Stargate SG-1. Mais on cite seulement, on va pas allez plus loin, censure sur la culture de masse oblige ( j’ai réalisé un exploit, mettre Stargate et culture dans la même phrase ). Alors les bonnes séries de SF, ça court pas les rues ( parce que porter la télé et courir, c’est fatiguant ).
BSG se passe dans une époque pas réellement défini. On va dire dans un autre univers, c’est relativement vague pour vos esprit de grenouille, c’est parfait. Cet univers est composé de plusieurs planètes, sur lesquelles nos chers amis humains ont implantés leurs villes ( on évitera le mot base, ça me donne toujours l’impression qu’il y a une faute de frappe ). Il y a plusieurs années, les humains étaient entourés de jolis robots ( communément appelé toaster .... faut que j’arrête avec mes parenthèse ). Bien sûr, le but étant de faire en sorte que chaque jour, ces robots soient de plus en plus intelligent. A la différence des humains donc.
Mais un beau jour, par un beau soleil d’été, les cylons ( ces robots ) se sont rebellés. Les vilains. Une guerre éclata, mais l’humain triomphant repoussa les méchants dans l’espace. Vous suivez ? Pas rancunier, les hommes décidèrent d’envoyer chaque année un émissaire à un point de rendez-vous précis pour signer un traité de paix avec les Cylons et vivre ainsi dans l’harmonie, Humain et Cylon main dans la main virevoltant au milieu des pâquerettes. Après 40 années de rendez vous manqués pour cause d’absence de toaster, un miracle arriva. Les cylons cassèrent la gueule à tous le monde. Chaque ville fut bombardée de missiles nucléaire. Environ 50 000 colons réussirent à s’enfuir dans différents vaisseaux spacieux ( parce qu’ils sont grands ) avec le soutien du dernier croiseur militaire, le BattleStar Galactica. Il en va dorénavant d’une lutte quotidienne pour fuir les cylons et retrouver une planète habitable pour pouvoir corpul .... heu s’épanouir en paix.
La série s’étend sur 4 saisons : la quatrième et dernière commencera début 2008. A première vue, je n’étais pas du tout attiré. J’ai décidé de regarder le premier épisode un peu par hasard, pour voir ce que ça donnait. Il existe un vide sidéral dans les domaines de la SF télévisé. Aucune série ne sort du lots. Toujours les mêmes scénarios, toujours les mêmes idées et les mêmes gros méchants. Ils ont bien essayé d’y intégrés un pro du couteau suisse pour renouveler le genre. Mais sans grand succès. Alors je me suis dit, que je ne prenais aucun risque.
Et ben, ma foi, j’ai été très agréablement surpris. BSG est différent de par son alignement. Ici, pas de combat spatiale à gogo, pas d’explosion toutes les 2 minutes, pas de sabre laser qui coupe les montagnes. On est pas sur de la SF action, mais de la SF sociologique. Le but de la série est de voir comment les êtres humains interagissent entre eux, comment ils évoluent confrontés à une situation difficile. C’est un peu les Robinsons Crusoé de l’espace. L’étude des comportements. Cela commence par exemple par le besoin d’établir un régime politique, un gouvernement afin de pouvoir régir la communauté. Ensuite il y a certains besoins à remplir -> la nourriture, l’eau, le carburant. Trouver des stratégies pour se cacher. Le retour à la vie nomade et comment s’y habituer. Durant les deux premières saisons, les cylons ne sont pas des ennemis "visibles". Enfin, ils représentent la menace. Mais une menace assez lourde, lointaine. Souvent, la menace vient de l’intérieur. Ceux qui veulent le pouvoir et l’argent. Mais qu’est-ce que l’argent dans une société inexistante ou il n’y a aucune source monétaire ? ou les banques ont disparus ? Ici, seuls les militaires assurent la survie de l’espèce. On navigue chaque jour entre la tyrannie et la démocratie.
La série est prenante, l’histoire pas toujours solide, pas toujours extraordinaire mais on passe vite sur ces éléments la. L’intrigue tient quand même la route. On est souvent surpris par le déroulement du scénario. Une certaine tension nous tient captifs et nous donne l’envie de voir le prochain épisode. Les acteurs sont dans l’ensemble plutôt bon. Certains tombent vite dans des clichés, mais on s’y attache. La personnalité est plutôt approfondie, et les personnages ne sont pas tous vides. Et pas de vrai top-model à l’horizon, juste de jolis filles et ça, c’est un méga plus.
J’ai volontairement éclipser plein de choses. Comme la façon dont les cylons s’attaquent aux humains, comment ils ont réussi à détruire les villes, ou le nom et rôle des différents antagonistes. Ceci complètement délibérément. En effet, j’aime profiter à fond d’une série. La débuter sans déjà savoir ce qu’il va se passer dans les 3 premiers épisodes, qui sont les déclencheurs de notre envie. J’espère juste vous avoir donner envie de regarder la seule série de Science-Fiction qui nous repose et nous divertisse. So Say we Are !




