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8 - heureusement, aujourd’hui, les hommes peuvent pleurer

samedi 29 mai 2004, par grima

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comment décrire ... se rapeller d’abord ... puis concrétiser ces mots et les coucher la sur ce papier éphémére, vituel, quelques traces, des êtat d’âmes digitalisés.

Le temps tout d’abord, c’était la je crois un froid matin de Juin, vous savez quand le soleil est levé depuis quelques heures, mais qu’il fait encore glacial, que ca mord la peau laisée nue parcque c’est bientot l’été. Le ciel était bien bleu, parsemé de petit nuage floconneux, comme si le grand mouton tout la haut dans le ciel avait décidé de jouer un peu. Le soleil brillait, aveuglait même, on aurait presque crus a un soleil d’hiver, mais non ce n’était qu’une matinée de fin de printemps. On sentait dans l’air toutes ces fragrances légéres, fleurs, arbres, l’herbe fraichement coupée, signes indéniable de la vie qui bourdonnait tout autour, comme ces oiseaux qui pépiait en tout sens, coeurs réjouits pour qui rien n’est demandé.

L’endroit n’était pas vraiment particulier, si ce n’est l’énorme valeur sentimentale qui y fut attaché. Trois complexes de bâtiments, s’organisant autour d’une petite colline herbeuse, surplombée elle même d’un grand taureau en bois. Tout autour la forêt. Et cette allée descendant depuis la route jusqu’au bâtiment donnant presque un caractére champêtre à l’ensemble. Si le tout ne respirait pas forcément la nouveauté, il s’inscrivait dans le cadre, et par l’accoutumance à l’endroit, j’avais développé cette douce tendresse qui m’envahissait a chaque fois que je traversait ce lieu. Parcque cet endroit était un peu à moi, parcqu’au fils du temps je m’était mentalement approprié cet espace, et qu’il ne pourrait que me manquer. Je le traversais donc ce matin la, naviguant dans le flot d’étudiants heureux, jeunes et belles jeunesses, qui vagabondait de place en place.

Au bout de l’allée on trouve une large volée d’escalier, s’enfoncant jusqu’au cavernes obscures que recele le bâtiment. Pleine de vie elles-aussi, sombres, et chaudes, elle bourdonnaient d’activitées comme des ruches s’activant au soleil. Et c’était la que se trouvait mon repére, entouré des miens, ceux que j’avais choisis, dans ce coeur d’activité frénétique, plein de belotte et de troll ...

Mélancolique j’était, contemplant pour la derniére fois cet endroit et les gens que j’y avait fréquenté, ne pouvant m’en prendre qu’a moi-même pour mes erreurs passées, sans pour autant que cela enléve cette douleur légitime. Et alors c’est arrivé, j’ai hurlé, j’ai crié, craché, pleurant toutes ces douleurs contenues a la face du monde, à l’incompréhension générale. Et sur ces visages amis, tant de compassion, quelques tristesses aussi, mais pourtant aucun réconfort, car c’est la que j’ai compris, qu’ils ne pourraient jamais pleurer mes larmes. C’est ainsi, parcque personne ne peut vivre ma vie et que je ne puis vivre la vie de personne d’autre. Brûlant de colére et douleur j’ai couru, abandonnant derriére moi ce qui avait fait ma vie, sans un regard en arriére. Pleurer la douleur du monde, de mon (im)monde, remontant l’allée, les arrêt de bus, la fuite. De pure larme de douleur, qui brulait ma peau jusqu’a la chair, refletait le soleil acier, bouchait l’horizon, emplisant ma tête de mille maux et de milles douleurs plus sourdes les unes que les autres. Et je compris, que le sens de tout ceci ne résidait que dans l’ironie, et pour que tout soit achevé, pour que tout soit consumé, il me restait a rester ici, fier, dressé contre cette absurdité, et que le réel allait s’écarter autour de moi pour me donner raison. Le bus arriva à cet instant. Immonde monstre jaune repoussant de crasse et de puanteur, tirant ses 4 tonnes d’horreur derriére lui. Il foncait, soulagé de l’effort qu’il venait de donner dans la pénible côte ses 350Cv hurlant la mort. Et j’était droit devant lui, ridicule obstacle sachant pertinament que rien ne pourrait m’arriver. Les métres nous séparant diminuait, le temps passait tout a fait normalement, le chauffeur aprés ses appels répétés tenta de freiner du mieux qu’il put, mais les 17m de tôles emporté dans leur élan n’en firent qu’à leur tête. Il arrivait droit sur moi, et l’esprit clair, je sentait se dissoudre tout le réel.

deuxiéme partie

- "Qu’est-ce qui lui prend à edouard ?"
- "Je sais pas, il est encore bizarre ... ca m’inquiéte"
- "bha ca ira, tous le monde est sur les nerfs a cause des examens"
- "jvais aller voir quand même"

La jeune fille se leva, laissant derriére elle une partie inachevée. Elle se sentait un peu triste qu’il fut si mal, c’était un gentil garcon, qui ne méritait pas ce chagrin. Elle comprenait ces douleurs illégitimes, des les avoirs parfois ressentis elle-même, et ca leurs permettaient parfois d’en parler. Doucement elle sortit à sa poursuite, retrouvant l’éclatante lumiére du dehors. Il courait dans l’allée, visiblement essouflé, éprouvé, comme si le poid du monde reposait a cet instant en cet endroit précis, ses épaules affaiblies. La pitié et la compassion refluait en elle, un brin d’instinct maternel melé a un peu d’affection qu’elle lui portait, qui lui donnérent envie de pleurer avec lui. Alors courant a son tour, elle le suivit. Autour d’elle le monde n’existait plus, en dehors de son but, cette forme la bas, qui se tenait immobile et fiére, dressée contre l’adversité, silouhette isolée dans le néant du monde. Et ce bruit persitant, ce grondement sourd qui perca peut à peut sa conscience pour arriver au final jusqu’au déclic annonciateur de la terrible fatalité. C’était un énorme bus a accordéons qui produisait ce bruit terrible, et la machine était lancée a toute vitesse droit sur son objectif. C’était un combat inégal entre elle et le monstre, le temps et son pas ne faisait que ralentir alors que la distance ne semblait plus diminuer. Un combat trop inégal. Pétrifié, elle ne put qu’assister impuissante à l’horreur qui se déroulait, son visage s’écrasant sur le le chassis du moteur, puis chaque énorme roue passant pendant une éternité sur les paquets de chair réduit en bouillie, les os craquant, tout un être, condensé a l’état d’une flaque immonde et quelques morceaux éparts. Elle même n’existait plus et partagée entre le dégout et l’horreur, dans un cris intérieur, elle s’écroula ...

19 Messages de forum

  • 18 novembre 2002 14:21, par Fab-bundy

    c mignon tout plein :)

  • 18 novembre 2002 16:19, par jojo

    quand je serais grand je serais un chat

  • 18 novembre 2002 16:45, par xNeur0x (l’ami des bêtes)

    trop trop chou ! ... J’en ai la larme à l’oeil ... J’en veux un !

  • 21 novembre 2002 17:27, par heldo... l’ami des bêtes et des idiots...

    ^_^

  • 8 décembre 2002 19:46, par Aldo

    Lulu, c’est vraiment le plus beau des chats :-)

  • 25 avril 2003 16:39, par CatAPoil

    Miaou Miaou..

  • 23 juin 2003 15:49, par locke

    ça se mange ?

  • 11 juillet 2003 13:32, par oblitt

    Manque à l’appel depuis 2 mois lors de l’opération Souris rouge. Porté déserteur.

    Affaire classée

  • 11 juillet 2003 13:48, par jojo

    moi je pense qu’il est mort. comme sa mère d’ailleurs.

  • 29 mai 2004 00:31, par jojo

    ça donne envie d’être chauffeur de bus

  • 29 mai 2004 19:03, par grima is so alone

    chaque fois que vous faites un bisou, quelque part dans le monde, on écrase un grima ...

  • 29 mai 2004 22:57, par Sylve le Jol

    Zut, j’ai dû anéantir l’espèce avec ma copine alors...

    Pardon au famille, tout ça, tout ça !

  • 30 mai 2004 16:58, par grima is so alone

    grü-grü : je cherche le rayon magie et conte de fées, pouvez-vous me renseigner ?

  • 31 mai 2004 19:32, par orphée

    ca veut dire quoi grü-grü ?

  • 31 mai 2004 19:40, par grima is so alone

    west a toi l’honneur ...

  • 31 mai 2004 19:40, par jojo

    lit le texte de west intitulé grügrü ça explique bien :)

  • 1er juin 2004 13:37, par oblitt

    j’adore la fin, dommage que le début soit si long...

  • 2 juin 2004 19:51, par west

    le grü grü c’est plus qu’ un mot c’est une manière de pensée, un mode de vie ^_^ le rayon magie et conte de fée c’est au troisième étage dans la tour de cristal (pas la porte bleue, celle trois pas après. Entre sans frapper c’est toujours ouvert pour les amis ^_^)

  • putin c’est magnifique , mais tragique ... si triste ...

    et voila

    par contre en vrai , tu te fais pas écraser comme ca par un bus , c’est impossible , tu finis en 3 morceaux , mais t’es pas transformé en flaque infame et encore heureux

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