Le début des vacances approche, et si le ciel gris semble encore vouloir écraser le haut des buildings, les autres signes se font de plus en plus pressant, le soleil qui frappe de plus en plus fort et le retour des mouches. Les derniéres ondées printaniére secoue les arbres au feuillage vert déversant sur le monde les larmes d’un ailleur céleste. L’été arrive déjà et il vas tuer ce printemps que je hais. Il y’a dans l’air comme une odeur de renouveau, comme un parfum d’aventure, et les gens dehors semble tous prêts à s’y engouffrer. Il est plein de promesse et s’avance fiérement, suffisant, plein de lui même, pour mieux encore enfoncer le clou.
Est-ce la fin ? C’est toujours la fin de quelque chose au fond, sinon a quoi bon en parler. Mais est-ce la vrai fin ? Sans doute, qui sait vraiment ... En tout cas c’est la fin de cette vie, l’université, et les gens que j’y ait rencontrés. C’est la fin de cette année, et de toutes les autres, de mes aspirations, de tant d’espoirs décus. Espoirs décus, ca ressemble a un pléonasme ... Ais-je trouvé ce que je cherchait ? Je ne sais pas, qu’est-ce que je cherchais déjà ? J’ai trouvé des gens que j’ai aimé, c’est certain, mais au final, c’est la séparation qui m’achéve. Je ne suis pas fait pour ce monde ca c’est sûr et ca fait partie de ces réponses que j’ai trouvées ... Une autre certitude est que j’ai fait le bon choix, peut-être cela aurait-il été différent, peut-être aurais-je réussis brillament de l’autre cotés, mais j’y aurais tellement perdu, ou plutot, je n’y aurais tellement pas gagné. Pourtant la souffrance est la, sans arret, pénétrante et dure comme l’acier, elle me brûle, me fait pleurer.
Tout est finnis, inutile de se mentir, inutile d’espérer, l’espoir est un traitre. Le choix au fond est une illusion, comment choisir entre la peste et le choléra, comment choisir entre hitler et staline, comment choisir entre vivre et mourir, c’est n’importe quoi. Pas de troisième chance n’est-ce pas, je brûle les derniers instant de ma deuxiéme et je n’ai aucune idée de ce que je vais faire maintenant. J’ai peur de ce que je vais faire maintenant, comme j’ai peur de tous ce monde autour de moi.
Ma raison n’a qu’une envie, me foutre des baffes, bien méritées, me frapper au sang parcque je ne suis qu’un idiot, et c’est vrai. Mon coeur lui n’a qu’une envie, s’asseoir là et pleurer, se coucher sur l’asphalte et se laisser mourir. Pleurer pour l’(im)monde, pleurer pour moi, pour les autres, pleurer pour tout ca, pleurer pour que ca s’arréte alors que ca n’a même pas encore commencé. Peut-être ca aussi, faire le deuil de ces choses auquels on est pas parvenues.
Que faire quand on ne sais pas comment vivre, que faire quand on ne VEUT pas vivre ... et que l’on ne peut pas mourir non plus ... Oui mon coeur pleure et mes yeux pleurent par dessus, car maintenant encore je meurt un peux.
Et alors que je prend pour la derniére fois la ligne 48, liège centre, université/chu, je sais que j’ai au moins cette réponse, "les bus, eux, vont en enfer", et qu’il y’a pire qu’être maudit ...