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2c - L’Ironie du sort , L’Ironie tu sors !

mardi 9 décembre 2003, par grima

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L’Amour est un duel, dont dépend le sort du monde une guerre sans issue, sans gagnant, seul reste la mort. [5 Decembre 2002]

back in 2001, Sarah la femme que j’aime, mon premier amour, dans les bras d’Antoine, mon amis d’enfance, le jour ou je me décide à l’aimer ...

back in 2002, Malorie la femme que j’aime, mon second amour, dans les bras de Tanguy, mon meilleur amis de rhéto (terminale), mon premier echec avoué, 6 mois jour pour jour aprés la premiére histoire ...

back now, 2003, Amandine, la femme que j’aime, mon troisiéme amour, le dernier aussi j’espére (mais j’ai dis ca la fois d’avant aussi) dans les bras de Sébastien, mon meilleur amis à l’université ...

(Mercredi 3 décembres 2003, 8h41 ...)

J’ai dormis 5h depuis Samedi, j’ai acceuilli chez moi 19 personnes différentes depuis ce même jour ... ce jour qui se lève, devant moi, devant les restes de mon orgie sucrée, ca tient éveillé et c’est bon pour le moral ... Aujourd’hui on fête le deuxiéme anniversaire du début de mon traitement sous anti-dépresseur. C’était pour un mois, un mois seulement, maintenant je voudrais y revenir ... Peut-être je cherche trop les coincidences, quitte à les provoquer, quitte à me rapeller des dates qui m’arranges. En tout cas tous me raméne inexorablement vers cette histoire, "Mort un 14 février", mon histoire, si peu romancée ...

Les deux autres se réveillent dans la pièces d’à côté ... je n’en pouvais plus ...

( Lundi 8 décembre 2003, 17h23 )

5 jours pour reprendre, presque une semaine qui s’est écoulée ... Les roulements du train m’emménent, me raménent à la réalité, l’unif, les gens, liège, cité ardente ... Il y’a deux jeunes qui s’embrassent sur la banquette au devant, c’est beau, cruel aussi ... Je souffre encore de tant Aimer, ce monde, ces gens, mes anges ... heureusement peut-être, ce jour n’est donc pas arrivé, celui ou seul la haine au coeur abordera cette immonde horreur ... pas arrivé, je positive, mes premiers mots étaient "reste à venir", un aveu d’échec en soi ... et toujours le train roule, m’emméne, sans questions, sans réponses également ...

Je me sent perdu. La vie c’est comme une grande pièce noire ou chacun tattone à la recherche de cet interrupteur, un déclic qui illumine son existence mais qu’on ne trouve jamais. Alors à la place on cherche, on suis les murs, on raconte à ces autres mains qu’on rencontres. Et je me sent perdus, j’ai laché le mur, lachés ces mains, seul dans le noir avec seulement le sol, la souffrance qui me rapelle que je ne tombe pas. Et je ne sais plus qu’elle direction je dois prendre, pas de bousoles, pas de cartes car ce chemin est unique, et ma vie ne souffre pas la comparaison.

( Mardi 9 décembre 2003, 13h14 )

Une semaine entiére, encore je cherche les dates, les coincidences, ou peut-être pour se rapeler le temps qui passe, qui m’échappe, ces heures incertaines, sans arret, sans regret, ces confusions malheureuses ou s’endorment les certitudes ...

Et je ne sais plus ou j’en suis, comment Aimer encore, et qui ... la vie ne s’y résume peut-être pas, certe, mais pourtant je ne l’envisage pas sans Amour, je ne peut plus vivre sans, ou je ne veut plus, car je vis pourtant ...

Et cette histoire qui se répéte sans arret, on a beau tourner la page, comme on dit, c’est toujours le même chapitre qu’on y écrit ... et toujours ces conditions, identité existencielle marquant l’horreur de ce monde ... L’équation amoureuse ne souffre que de deux inconnues, pas trois, et toujours j’y joue le role de ce facteur excédentaire, qu’il faut simplifier, éliminer pour comprendre le vrai sens de cette alchimie.

C’est inéluctable, tellement étrange, pourtant il y’a des mois déjà j’avait prédit, deviné cet état de fait ... et les preuves écrites ou orales sont autant d’accablement pour mon coeur. J’apelle cet étrange phénoméne "L’Ironie du sort", et c’est elle, l’ironie, qui a le vrai pouvoir en ce monde.

Je ne sais plus comment lutter contre elle, comment me battre au jour le jour, refuser ce déni, refuser cet abandon du coeur et de l’esprit ou je ne peux que m’éteindre. Car j’en suis persuadé, l’histoire encore vas se répéter et toujours je ne pourrais que pleurer ces instants ou la raison se meurt.

Le pouvoir qu’elle a sur ma vie, l’ironie, m’abime, me détruit, par son arbitraire fatalité, car je n’ai, au final, aucun moyen d’y échapper si ce n’est cesser d’exister ... Elle me mine chaque jour, me blesse, m’arrache cette envie fabuleuse d’exister, de découvrir, m’enléve cet espoir miraculeux d’exister par delà les nuages, par delà les étoiles ...

Et je me tient la, seul à l’inconnu, face à l’habitude, la tendre indifférence du monde, mélancolique, réprimmant ce que je ressent pour continuer à vivre, alors que de ma vie rien d’autre que ces sentiments ne me sauveront. Paradoxe toujours, l’enfer toujours ... et les heures qui s’écoulent sans cesses. Derriére moi, dans une grimace menancante, se penche l’ironie prête a frapper encore, frapper sans cesse jusqu’à ce que je quitte l’humanité ...

Dans ma tête je crie, je hurle, je supplie pour qu’elle s’en aille, pour qu’elle sorte enfin et disparaisse, l’ironie du sort.

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