J’aimerai vous parler aujourd’hui d’un sujet qui nous préoccupe tous, j’ai nommé le cinéma. Quand le temps est dégueulasse, quand le temps est beau, avec vos amis ou tout seul comme un con, il nous arrive à tous d’aller au cinéma ! Et quelle joie ! Quel bonheur d’aller s’enfermer dans les salles obscures où l’on est assuré de passer un moment magique et inoubliable grâce au septième art. Le cinéma est un éblouissement permanent, il y en a pour tous les goûts, tous les âges, à toutes les heures, le son est formidable, les places confortables et l’on ressort toujours enchanté de ces moments de rêves. Toujours ? Là je dis que vous vous foutez de ma gueule. Ou alors vous avez une mémoire de poisson rouge. Ou encore vous êtes d’une mauvaise fois évidente, ce qui ne m’étonnerait absolument pas. Allons, faites un petit effort de mémoire et dites moi que le cinéma en soit ça ne se déroule JAMAIS comme on le voudrait. Pensez au phénomène de « couille systématique ». On va passer sous silence la salle bondée à votre arrivée qui a pour effet ferme et définitif de vous attribuer une place de merde (devant, ou bien sur les côtés) pour passer directement au problème majeur : LES GENS !!! Là encore, le gens fait tout pour vous pourrir la vie. Pensez au seul type de la séance qui mesure plus de deux mètres. Où qu’il va aller s’asseoir le grand dadais à votre avis ? Le siège devant vous bien sûr. Quoique cela dépend de votre place. Si vous êtes face à l’écran, il va prendre le siège pile devant le votre. Si vous êtes de côté, il va prendre une place en biais, pour être sûr que vous ne verrez pas le bas de l’écran (c’est encore plus évident si vous allez voir un film en VOSTF). Et le débile mental de derrière qui va poser ses pieds sur votre siège et jouer à l’autiste pendant deux heures ? Quand il ne trouve pas le moyen de vous les mettre dans la gueule on pourra presque dire que le mal est moindre… presque. Pensez aussi au type qui s’est pris le pop corn (le grand j’entends, vous savez celui dont vous ramenez la boite chez vous pour en faire une poubelle de bureau) et qui a la fantastique idée de le manger dans votre oreille. Si mes calculs sont exacts (bien que je sois une lettreuse il ne me semble pas me tromper) il n’y a que trois sièges d’occupés là. Or quatre nous entourent. Le dernier et bien évidemment réservé à l’âne de service qui va (on n’a jamais vraiment compris pourquoi) raconter le film AVANT voire pendant. Mais si, vous savez, quand vous entendez « ho ouais là tu vas voir c’est génial en fait tu vas te rendre compte que le gars qui est mort tout à l’heure et ben il est pas mort ! Regarde ! ». Nous avons fait le tour des places de proximité, mais je vous rassure le calvaire n’est pas encore fini, la salle est grande. Vous êtes le cul dans votre siège, bien installé, y a beaucoup de monde mais tout se passe relativement bien. Regardez votre rangée, vous voyez la merdeuse là bas au fond ? C’est elle qui va se lever dans 5 minutes et qui va faire chier tout le monde parce qu’elle a une vessie de poule. Et même quand vous les voyez pas ils trouvent le moyen de vous faire chier. Y en a quand même (et c’est véridique ça m’est arrivé) qui non seulement n’éteignent pas leurs téléphones portables, mais qui en plus prennent la communication ! « Ouais non là chuis au ciné… ouais c’est pas mal ouais… comment on fait pour ce soir tu passes me prendre ? ben je t’appelle vers la fin alors… ouais ok… ok…ok… bye ». Après on s’étonne de la violence. Et le pire avec les gens c’est qu’ils trouvent le moyen d’être con même une fois la séance finie. Ceux qui vont sortir éblouis après avoir vu une merde finie, comme La Reine des Damnés par exemple, ou Le Seigneur des Anneaux (celui là je le mets parce que je sens bien un petit jet de pierres par là). Là on a été servi pour le Seigneur des Anneaux. C’est un film a effets spéciaux, une adaptation qui trouve quand même le moyen d’être politiquement correcte. Mais je ne suis pas chienne, ils nous ont quand même évité les supers chansons de Tom Bombadil (comme quoi Dieu doit bien exister). Ca se regarde, mais de là à trouver ça éblouissant, y en vraiment qui ont de l’eau dans le cerveau (aller encore un petit jet là). Mais hormis les gens, le cinéma, la structure en elle-même est chiante. Le prix déjà. 53 balles dans les complexes !!! Alors qu’on ressort on a quand même mal au cul, il ne faut pas nous voiler la face ! J’ai même vu un prix équivalent dans un cinéma de merde, avec des tous petits sièges, le son pourri et tout ce qui va avec. En plus dans les complexes y a pas de VO ! Bon alors on va aller dans les petits cinés sympas tout pas trop chers et en VO svp. Merci le son dégueulasse, ou alors le son THX qui déchire la gueule (hein la Nef hein hein ?). Il y a aussi une autre chose, je sais que vous allez dire que je suis taquine, mais c’est vrai. C’est trop de pubs et de bande-annonces ou pas assez. Il faut un juste milieu. La seule chose qui m’a consolée d’être allée voir La Reine des Damnés, ça a été de voir la bande d’annonce d’Arrac Attack. Alors quand ils sucrent les bande-annonces pour une radio pourrie je suis plus d’accord ! Je vous passerai l’effet pubs faites maison que je vois systématiquement dans le cinéma de mon petit bled, des pubs pour l’auto-école et le magasin de fleurs du coin faites avec les moyens du bord et avec un accent… rustique. N’oublions pas non plus les films en eux-mêmes. Les films pourris au cinéma c’est chiant ! Godzilla c’est chiant. Payer pour voir Spiderman ça fout les boules ! Voir des affiches d’Indepedance Day ça me fait hurler ! Savoir que Nicolas Cage est considéré comme un acteur ça me désespère ! Et le pire dans tout ça, c’est quand on s’est fait avoir par la bande-annonce (qui montre les 2 minutes bien du film en fait), qu’on le cul sur notre siège depuis une demi heure et qu’on sait que ça va être un film de merde alors qu’il nous reste encore plus de deux heures à tirer. En ce moment je pense à moi, à qui c’est arrivé avec Comment Je me Suis Disputé, un film de merde pseudo-intello qui ne part sur rien et n’aboutit à rien et qui m’a dégoûté du ciné pendant plus d’un an. Mais je pense surtout à mon ami Jojo, à qui c’est arrivé alors qu’il regardait… Gladiator. Jojo, je serai toujours là pour toi, pour t’aider à passer cette épreuve. On m’a aussi signalé qu’il n’y avait pas de formule entrée + pipe, mais je ne suis pas sûre que cela ait vraiment sa place ici.
Je voudrai quand même signaler que le cinéma m’a apporté Peter Clark et son Kids, qui reste à ce jour mon film préféré, ainsi que les Coppolas, les Kubricks, qui sont des chefs d’œuvres à part entière, j’en passe des tonnes et des tonnes. Le septième art quoi.
Merci à Jojo, JP, Fab et Nico pour leur contribution. La semaine prochaine, si vous me le permettez, je vous direz pourquoi Raël me fait mourir de rire, alors qu’il est quand même vachement fort ce gars !